lundi 8 mars 2021

L'écosystème de l'imaginaire 2

J'ai évoqué dans le précédent article le pilier qu'était Fleuve Noir Anticipation dans l'imaginaire français. 

Il faut maintenant évoquer le deuxième pilier la revue fiction. Créée dans les années 50, elle a duré jusqu'en 1990. Elle proposait aussi bien des traductions d'auteurs anglo-saxons que des auteurs français. Elle permettait à de jeunes auteurs francophones de se faire connaître et à faire leur première arme. Donc elle a apporté beaucoup. Beaucoup d'auteurs commençant par la nouvelle avant de passer au roman ça leur permettait d'aiguiser leurs plumes sur les textes courts avant de passer au roman. Donc de ce point de vue, la revue a eu un rôle majeur.

Il faudra attendre 1996 pour qu'une autre revue prenne le flambeau Galaxies. Avec une première époque jusqu'en 2007 avec Stéphanie Nicot aux commandes et une deuxième depuis 2009 avec Pierre Gévart. La revue permet à des auteurs francophones de se révéler tout en publiant des auteurs étrangers intéressants. Mais Galaxies est une revues qui ne trouvent que sur abonnement et dans un réseau de librairies interessées. Il en est de même de la revue concurrente Bifrost. 

Fiction était disponible en kiosque et maison de la presse. Et ça change tout. Le public des maisons de la presse n'est pas forcément celui des librairies. On trouve des maisons de la presse dans des villes ou villages qui ont pas de librairies. On pouvait donc découvrir Fiction quand on habitait une petite ville de province. Au même titre qu'Anticipation et les collections de poche comme Pocket SF ou J'ai Lu SF, c'était une fenêtre sur les genre de l'imaginaire à laquelle on pouvait accéder dans de nombreux coins de la France profonde où les librairies n'avaient pas forcément de rayons SF développés.

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