Je regarde dans le journal ce matin la liste des 10 livres de l'été. Et bien entendu aucun titre SFFF.
Là encore cela interroge le marketing de nos genres. Eh, oui depuis des années on nous vend la SF et parfois la fantasy comme des littérature de réflexion sur le monde voire comme une littérature de combat. Et quand on parle de livres plus léger certains poussent des cris d'orfraie : la SF c'est pour faire réfléchir par pour se détendre.
Mais un livre de détente n'est pas forcément idiot. Nous devons positionner des titres sur le créneau des livres de l'été. Ne pas le faire c'est se couper d'une partie du public. Et surtout se priver d'avoir des titres qui marchent et qui soient un peu différents de ceux qui fonctionnent actuellement.
Encore une fois en se voulant disruptifs nous n'arrivons pas à toucher un large public. Mais ce n'est pas de disruption qu'a besoin le public populaire mais de romans qui le fasse rêver. Le public a le droit aussi à son content d'aventures, d'exotisme, d'épique et de spectaculaire. Parce que la SF et la fantasy c'est ça aussi. Donc les titres qui ont ces éléments là, il faut les mettre en avant.
lundi 29 juin 2020
lundi 22 juin 2020
Changer de marketing
Et si la crise des littératures de l'imaginaire était due à un marketing inapproprié.
Le storytelling est le suivant : Les littératures de l'imaginaire font réfléchir, ce sont des littératures d'idées...... Tout va dans ce sens là. On comprend que le but est de viser le public de la blanche. Mais est ce bien ce public là qu'il faut viser ? Ou plutôt un public de non lecteurs qui connaissent l'imaginaire par les jeux vidéo, les séries, le cinéma......
Il y a d'autres axes à privilégier.
1- Les effets spéciaux illimités. Développé dans mon précédent billet. Les littératures de l'imaginaire ça peut être mieux que le cinéma.
2- Les possibilités offertes sont illimitées car l'imagination est illimitée. En SF seule les limites de la science sont des barrières. Et la science évolue. Et en plus, l'on peut passer outre et ce sera de la science fantasy.
3- L’occupation la plus chère et la plus intense de l’enfant est le jeu. Peut - être sommes nous autorisé à dire que chaque enfant qui joue se comporte comme un poète dans la mesure où il se crée un monde propre. L’opposé du jeu n’est pas le sérieux mais la réalité. (Sigmund Freud).
Bref la Sf et la fantasy sont deux énormes coffres à jouets. Et l'on est pas prêt d'épuiser ces jouets merveilleux. Et puis quand on peut toujours puiser dans le coffre du voisin pour démultiplier les possibilités. C'est génial quand on y pense.
Le lecteur d'imaginaire garde une part d'enfance en lui qui lui permet peut être d'éviter d'être atteint par la corruption du monde.
Voir mon article de 2009 sur le sujet.
https://propos-iconoclastes.blogspot.com/2009/12/le-sense-of-wonder-et-la-nature-ludique.html
4 Les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux parce qu'ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts. (Thomas Lawrence).
Faire rêver quelque part est plus subversif que faire réfléchir. Le rêveur ouvre son esprit à des réalités différentes qui lui permettent d'accéder à des visions du monde elles aussi un peu différentes. Il développe son imagination, ce qui lui donnera un regard sur monde bien différent des autres. Souvent décalés mais parfois innovant. Bref la société a besoin de rêveurs si elle veut évoluer. Donc nous avons besoin de faire rêver. Et l'on peut faire réfléchir en faisant rêver. Plus rarement faire rêver en faisant réfléchir.
Le storytelling est le suivant : Les littératures de l'imaginaire font réfléchir, ce sont des littératures d'idées...... Tout va dans ce sens là. On comprend que le but est de viser le public de la blanche. Mais est ce bien ce public là qu'il faut viser ? Ou plutôt un public de non lecteurs qui connaissent l'imaginaire par les jeux vidéo, les séries, le cinéma......
Il y a d'autres axes à privilégier.
1- Les effets spéciaux illimités. Développé dans mon précédent billet. Les littératures de l'imaginaire ça peut être mieux que le cinéma.
2- Les possibilités offertes sont illimitées car l'imagination est illimitée. En SF seule les limites de la science sont des barrières. Et la science évolue. Et en plus, l'on peut passer outre et ce sera de la science fantasy.
3- L’occupation la plus chère et la plus intense de l’enfant est le jeu. Peut - être sommes nous autorisé à dire que chaque enfant qui joue se comporte comme un poète dans la mesure où il se crée un monde propre. L’opposé du jeu n’est pas le sérieux mais la réalité. (Sigmund Freud).
Bref la Sf et la fantasy sont deux énormes coffres à jouets. Et l'on est pas prêt d'épuiser ces jouets merveilleux. Et puis quand on peut toujours puiser dans le coffre du voisin pour démultiplier les possibilités. C'est génial quand on y pense.
Le lecteur d'imaginaire garde une part d'enfance en lui qui lui permet peut être d'éviter d'être atteint par la corruption du monde.
Voir mon article de 2009 sur le sujet.
https://propos-iconoclastes.blogspot.com/2009/12/le-sense-of-wonder-et-la-nature-ludique.html
4 Les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux parce qu'ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts. (Thomas Lawrence).
Faire rêver quelque part est plus subversif que faire réfléchir. Le rêveur ouvre son esprit à des réalités différentes qui lui permettent d'accéder à des visions du monde elles aussi un peu différentes. Il développe son imagination, ce qui lui donnera un regard sur monde bien différent des autres. Souvent décalés mais parfois innovant. Bref la société a besoin de rêveurs si elle veut évoluer. Donc nous avons besoin de faire rêver. Et l'on peut faire réfléchir en faisant rêver. Plus rarement faire rêver en faisant réfléchir.
mercredi 17 juin 2020
Effets spéciaux illimités
Je lisais récemment le tweet d'une autrice qui évoquait nos littératures ainsi : les littératures de l'imaginaire c'est un budget d'effets spéciaux illimité.
Elle a raison. Et je vais même aller plus loin : ça devrait être notre principal axe de communication.
Il faut arrêter de vouloir attraper le lecteur de blanche en essayant de le séduire avec des formules creuses du type : "La SF c'est la littérature qui fait réfléchir", "la SF c'est la littérature qui rend intelligent" ou encore "la SF c'est une littérature de combat".
On a voulu privilégier la littérature d'idées. Très bien. Mais si l'on peut faire réfléchir en faisant rêver on a sans doute oublié que c'était presque impossible de faire rêver en faisant réfléchir.
Il y a des auteurs qui sont déjà là aussi bien en SF qu'en fantasy qui y sont déjà. Et d'autres qui attendent patiemment. Il faut simplement adapter la communication à la réalité du public. L'on a jamais attrapé de mouches avec du vinaigre. Il faut commencer à le comprendre. Et donc mettre en avant cette idée d'effets spéciaux illimité, mettre en avant des œuvres qui illustre ce principe, ça pourrait changer la donne. Qu'on essaye au moins et que l'on regarde ce que cela donne. L'on peut pas se plaindre de ne plus avoir de lectorat populaire si l'on ne communique que vers les classes supérieures.
Elle a raison. Et je vais même aller plus loin : ça devrait être notre principal axe de communication.
Il faut arrêter de vouloir attraper le lecteur de blanche en essayant de le séduire avec des formules creuses du type : "La SF c'est la littérature qui fait réfléchir", "la SF c'est la littérature qui rend intelligent" ou encore "la SF c'est une littérature de combat".
On a voulu privilégier la littérature d'idées. Très bien. Mais si l'on peut faire réfléchir en faisant rêver on a sans doute oublié que c'était presque impossible de faire rêver en faisant réfléchir.
Il y a des auteurs qui sont déjà là aussi bien en SF qu'en fantasy qui y sont déjà. Et d'autres qui attendent patiemment. Il faut simplement adapter la communication à la réalité du public. L'on a jamais attrapé de mouches avec du vinaigre. Il faut commencer à le comprendre. Et donc mettre en avant cette idée d'effets spéciaux illimité, mettre en avant des œuvres qui illustre ce principe, ça pourrait changer la donne. Qu'on essaye au moins et que l'on regarde ce que cela donne. L'on peut pas se plaindre de ne plus avoir de lectorat populaire si l'on ne communique que vers les classes supérieures.
jeudi 23 janvier 2020
Sélectivité
Le succès de Damasio interpelle. Les éditeurs s'interrogent et essaient de comprendre quelles tendances ça peut impliquer pour le futur de nos littératures. Personne ne se demande si Damasio ne représente pas autre chose que Damasio.
Par contre l'auteur de l'imaginaire qui vend le plus aujourd'hui est une autrice, Christelle Dabos. Elle publie sous l'étiquette young adult. Et aucun éditeur ne s'interroge sur le pourquoi du succès de la série des Passe Miroirs et ce qui plait dans ces livres. Ne serait-ce pas pertinent de se demander pourquoi une autrice de fantasy vend autant ?
Le succès de Harry Potter a fait réfléchir les éditeurs anglo-saxons au début des années 2000. Ils ont essayé de comprendre. Ils en ont tiré des tendances parfois bonnes, parfois plus discutables. Mais ils en parlaient. Bref n'y aurait-il pas un snobisme caché ?
Par contre l'auteur de l'imaginaire qui vend le plus aujourd'hui est une autrice, Christelle Dabos. Elle publie sous l'étiquette young adult. Et aucun éditeur ne s'interroge sur le pourquoi du succès de la série des Passe Miroirs et ce qui plait dans ces livres. Ne serait-ce pas pertinent de se demander pourquoi une autrice de fantasy vend autant ?
Le succès de Harry Potter a fait réfléchir les éditeurs anglo-saxons au début des années 2000. Ils ont essayé de comprendre. Ils en ont tiré des tendances parfois bonnes, parfois plus discutables. Mais ils en parlaient. Bref n'y aurait-il pas un snobisme caché ?
mercredi 25 décembre 2019
Une question de tendance
J'aime bien essayer de prédire les prochaines tendances en imaginaire. Il y a quelques années je m'étais essayé au jeu et je dois dire que même si habituellement je suis un piètre prophète, je ne m'étais pas beaucoup trompé. J'avais vu arriver le retour du space opera, l'arcanepunk et le roman super héroïques.
Il y a deux choses que je vois arriver en SF
- D'une part le développement d'une SF diplomatique par réaction contre la SF militaire. En fait des autrices ont déjà commencé à occuper le terrain : Patty Jansen et Arkady Martine en space opera et Genevieve Valentine pour la SF du proche futur. En Francophonie j'ai appris récemment qu'un auteur indépendant belge, Jean Marc de Vos s'y était essayé. Donc peut être qu'on tient une future tendance.
- Le space opera urbain. La mégalopole galactique peut être un bon miroir de notre société. Et une ville tentaculaire où de nombreuses espèces sentientes se côtoient seraient l'idéal pour parler du vivre ensemble. Curieusement j'ai encore rien détecté chez les anglos-saxons. Et même pas une anthologie sur le sujet. Pourtant je sens bien qu'il y aurait du potentiel derrière.
Il y a deux choses que je vois arriver en SF
- D'une part le développement d'une SF diplomatique par réaction contre la SF militaire. En fait des autrices ont déjà commencé à occuper le terrain : Patty Jansen et Arkady Martine en space opera et Genevieve Valentine pour la SF du proche futur. En Francophonie j'ai appris récemment qu'un auteur indépendant belge, Jean Marc de Vos s'y était essayé. Donc peut être qu'on tient une future tendance.
- Le space opera urbain. La mégalopole galactique peut être un bon miroir de notre société. Et une ville tentaculaire où de nombreuses espèces sentientes se côtoient seraient l'idéal pour parler du vivre ensemble. Curieusement j'ai encore rien détecté chez les anglos-saxons. Et même pas une anthologie sur le sujet. Pourtant je sens bien qu'il y aurait du potentiel derrière.
lundi 16 décembre 2019
The infernal bargain and other stories
DMR books est un petit éditeur américain spécialisé dans la sword and sorcery et j'aime la sword and sorcery. Ils se sont fait connaître avec des anthologies où des chanteurs de métal ont publié des nouvelles. Là il s'agit d'une anthologie proposé gratuitement sur le site de l'éditeur pour faire découvrir leur production.
D'abord trois textes patrimoniaux se trouvent au sommaire. Et c''est celui de Frederick Arnold Kummer qui a le mieux vieilli. Une histoire classique très howardienne finalement qui montre que d'autres auteurs abordaient les mêmes thèmes et que Howard était un arbre qui cachait toute une forêt. Le texte de Clifford Ball est assez verbeux et a quelques longueurs et la thématique pouvait être originale pour l'époque mais aujourd'hui est devenue extrèmement classique. Reste Niczin Dialhys qui nous propose quelque chose de très proche de Clark Ashton Smith mais en beaucoup plus psychédélique. Ce texte est un véritable OVNI. Malheureusement sur la forme il a assez mal vieilli.
Les textes modernes.
Trois textes sont signés par des chanteurs de metal. (je ne connais pas le metal, je mets entre parenthèses les noms des groupes où ils officient, je ne sais pas si ils sont connus)
Celui de Geoff Blackwell est le plus faible. Assez classique dans son déroulement, il est plutôt court. Finalement un texte assez faible. Howie K Bentley (in Cauldron Born) nous propose un texte plein de sauvagerie, assez caricatural dans sa première partie. Mais qui se dédouane par sa fin quand on découvre la véritable nature du protagoniste. Finalement de tous les metaleux au sommaire c'est Byron A Roberts (Bal Sagoth) qui s'en sort le mieux avec cette histoire de pirate elisabethain qui se prépare pour une quête au long court. Il s'agit du fragment d'un texte plus long.
Ce qui le cas de ce que nous offre Gael de Roanne avec un texte à la manière de Jack Vance bien dans la veine du maître que je confesse avoir beaucoup aimé.
Pour le reste D.M Ritzlin s'en sort bien avec le texte qui donne son nom au recueil, avec une belle. invention et on sent un vrai univers derrière.
Harry Piper nous offre une histoire de malédiction qui peut changer le court d'une bataille.
Schuyler Hernstrom est un auteur qui a une vraie créativité mais la morale de son texte est assez malsaine en justifiant les génocides pour sauver l'humanité de sa décadence.
Mark Taverna enfin use de la sword and sorcery pour dénoncer l'intégrisme religieux dans un texte aux allures de tragédie.
Une anthologie assez inégale finalement mais plaisante.
D'abord trois textes patrimoniaux se trouvent au sommaire. Et c''est celui de Frederick Arnold Kummer qui a le mieux vieilli. Une histoire classique très howardienne finalement qui montre que d'autres auteurs abordaient les mêmes thèmes et que Howard était un arbre qui cachait toute une forêt. Le texte de Clifford Ball est assez verbeux et a quelques longueurs et la thématique pouvait être originale pour l'époque mais aujourd'hui est devenue extrèmement classique. Reste Niczin Dialhys qui nous propose quelque chose de très proche de Clark Ashton Smith mais en beaucoup plus psychédélique. Ce texte est un véritable OVNI. Malheureusement sur la forme il a assez mal vieilli.
Les textes modernes.
Trois textes sont signés par des chanteurs de metal. (je ne connais pas le metal, je mets entre parenthèses les noms des groupes où ils officient, je ne sais pas si ils sont connus)
Celui de Geoff Blackwell est le plus faible. Assez classique dans son déroulement, il est plutôt court. Finalement un texte assez faible. Howie K Bentley (in Cauldron Born) nous propose un texte plein de sauvagerie, assez caricatural dans sa première partie. Mais qui se dédouane par sa fin quand on découvre la véritable nature du protagoniste. Finalement de tous les metaleux au sommaire c'est Byron A Roberts (Bal Sagoth) qui s'en sort le mieux avec cette histoire de pirate elisabethain qui se prépare pour une quête au long court. Il s'agit du fragment d'un texte plus long.
Ce qui le cas de ce que nous offre Gael de Roanne avec un texte à la manière de Jack Vance bien dans la veine du maître que je confesse avoir beaucoup aimé.
Pour le reste D.M Ritzlin s'en sort bien avec le texte qui donne son nom au recueil, avec une belle. invention et on sent un vrai univers derrière.
Harry Piper nous offre une histoire de malédiction qui peut changer le court d'une bataille.
Schuyler Hernstrom est un auteur qui a une vraie créativité mais la morale de son texte est assez malsaine en justifiant les génocides pour sauver l'humanité de sa décadence.
Mark Taverna enfin use de la sword and sorcery pour dénoncer l'intégrisme religieux dans un texte aux allures de tragédie.
Une anthologie assez inégale finalement mais plaisante.
dimanche 25 août 2019
SF et diversité
Il y a quelques années je faisais remarquer que le milieu SFFF français était plutôt blanc et je m'interrogeais sur la question du racisme. Un célèbre auteur m'avait renvoyé dans les cordes en me disant qu'il n'y avait pas de racisme dans le milieu. Le même auteur reconnaissait pourtant qu'une partie du milieu était sexiste.
On sait que Fleuve Noir refusait de publier des femmes dans la collection Anticipation et ce jusqu'à l'arrivée de Nicole Hibert. Julia Verlanger a dû user d'un pseudonyme masculin pour contourner cet obstacle. Je ne serais pas surpris si la même mesure d'exclusion s'appliquait aux auteurs de couleurs à l'époque. Mais je n'ai pas d'information là dessus.
Mais j'ai du mal à comprendre que la revue Fiction n'ai dans les années 70 et 80 jamais publié d'auteurs francophones de couleur. Ne serait ce que des francophones issus de pays africains ( j'ai lu il y a quelques temps un article qui tant à prouver que la revue était lu en Afrique du Nord).
Quand on regarde à l'étranger la SF britannique a accueilli ses premiers auteurs de couleur dans les années 2000 alors qu'elle est réputé progressiste. La SF américaine elle, a publié Samuel Delany et Octavia Butler dès les années 60, en dépit de l'influence campbellienne.
Donc on peut se demander s'il n'y a pas une part de frilosité de la part des éditeurs français et Européens.
On sait que Fleuve Noir refusait de publier des femmes dans la collection Anticipation et ce jusqu'à l'arrivée de Nicole Hibert. Julia Verlanger a dû user d'un pseudonyme masculin pour contourner cet obstacle. Je ne serais pas surpris si la même mesure d'exclusion s'appliquait aux auteurs de couleurs à l'époque. Mais je n'ai pas d'information là dessus.
Mais j'ai du mal à comprendre que la revue Fiction n'ai dans les années 70 et 80 jamais publié d'auteurs francophones de couleur. Ne serait ce que des francophones issus de pays africains ( j'ai lu il y a quelques temps un article qui tant à prouver que la revue était lu en Afrique du Nord).
Quand on regarde à l'étranger la SF britannique a accueilli ses premiers auteurs de couleur dans les années 2000 alors qu'elle est réputé progressiste. La SF américaine elle, a publié Samuel Delany et Octavia Butler dès les années 60, en dépit de l'influence campbellienne.
Donc on peut se demander s'il n'y a pas une part de frilosité de la part des éditeurs français et Européens.
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