Les éditeurs en parlent. Les littératures de l'imaginaire se vendent mal. Et d'aucun de blâmer la surproduction. Mais en fait il faudrait parler plutôt de sous consommation.
Et ce pour une bonne raison l'imaginaire est absent d'une bonne partie du territoire français. Les zones rurales et les petites villes arrivent en tête. Dans bonne nombre de petites villes la situation s'est même dégradée. En effet au début des années 90, on trouvait dans les maisons de la presse des collections de poche (Fleuve Noir Anticipation, J'ai Lu SF, Pocket SF). Aujourd'hui les maisons de la presse de ces territoires ont abandonné le poche.
Mais je sais que bon nombre de villes moyennes ne sont pas non plus dans des situations enviables. Dans certaines il n'y a bien souvent que des librairies de deuxième niveau bien plus intéressée par la blanche que par les littératures de genre. Et l'imaginaire quand il existe est plus souvent à chercher dans les Espaces Culturels Leclerc avec une offre réduite d'où les petits éditeurs seront souvent absents.
Il nous faut trouver des solutions reconquérir ou conquérir ces territoires.
vendredi 30 septembre 2016
samedi 24 septembre 2016
Vers une régionalisation du fandom
Le gros problème du fandom français c'est sa centralisation. Chez nos voisins européens il existe en parallèle du fandom national, des fandoms régionaux ou locaux qui entretiennent un dialogue fructueux avec le fandom national.
Mais depuis quelques années il semble y avoir un frémissement.
En Auvergne l'association Gandahar organise les Aventuriales et publie la revue homonyme.
En Limousin, la revue Léberon s'est spécialisée dans la publication d'auteurs d'imaginaire locaux.
Dans l'agglomération lyonnaise, des groupes comme la GANG ou les Lyonnes de la SF, ont fait beaucoup pour défendre les genres de l'imaginaire. Et aujourd'hui de nombreuses manifestations sont organisées.
En Bretagne, le centre de l'imaginaire Arthurien fait beaucoup pour la fantasy.
Des initiatives encore un peu timide mais qui semble aller dans le sens d'une régionalisation nécessaire. Il y en a sans doute d'autres. Mais ce n'est clairement que début.
Mais depuis quelques années il semble y avoir un frémissement.
En Auvergne l'association Gandahar organise les Aventuriales et publie la revue homonyme.
En Limousin, la revue Léberon s'est spécialisée dans la publication d'auteurs d'imaginaire locaux.
Dans l'agglomération lyonnaise, des groupes comme la GANG ou les Lyonnes de la SF, ont fait beaucoup pour défendre les genres de l'imaginaire. Et aujourd'hui de nombreuses manifestations sont organisées.
En Bretagne, le centre de l'imaginaire Arthurien fait beaucoup pour la fantasy.
Des initiatives encore un peu timide mais qui semble aller dans le sens d'une régionalisation nécessaire. Il y en a sans doute d'autres. Mais ce n'est clairement que début.
mardi 20 septembre 2016
Les erreurs du Fleuve Noir
Dans les années 80 la collection Anticipation a connu son apogée qui a précédé de peu son chant du cygne avant de s'éteindre en 1996 après un long déclin.
Ce déclin aurait largement pu être évité si la collection avait pris un tour plus moderne. Déjà rompre avec le sacro saint formatage des 180 000 - 200 000 signes.
Mais c'est surtout de diversité qu'avait besoin la collection. Il fallait publier des auteurs féminins. Il y en avait dans le fandom qui publiaient dans les fanzines et prozines de l'époque ( Elisabeth Campos, Micky Papoz, Chantal Delessert pour n'en citer que quelques unes. La revue belge Phénix publiait pas mal d'auteurs féminins à l'époque). Même après l'arrivée de Nicole Hibert à la tête de la collection il n'y en a pas eu beaucoup.
Il fallait aussi publier des auteurs plus rock'n roll qui amenait dans la littérature de science fiction un esprit proche de celui de Metal Hurlant en BD. Ils ont bien publié Brussolo et Wagner mais ça fait peu. Je ne m'explique pas d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de pont entre les deux. Absence d'auteurs ou rejet des éditeurs par rapport à des textes plus violents, plus crus et plus weirds ?
Peut être fallait - il laisser tomber les transfuges du polar et de l'espionnage qui étaient souvent les plumes les plus médiocres de la collection.
Anticipation avait inclus des auteurs de fantasy à partir de 1981 (le premier titre relevant du genre était Tamkan le paladin de Gabriel Jan). Mais avec le développement du jeu de rôle, la créativité se développait en matière de fantasy. Pour avoir bien connu le milieu du jdr au début des années 90, il s'agissait d'un vivier potentiel d'auteurs. Il aurait fallu à partir de 85 ou 86 créer une collection de fantasy bien séparée d'Anticipation en considérant le public rôliste comme l'une des cibles.
Bref il fallait élargir son audience à de nouveaux publics en jouant les cartes du dialogue et de la diversité. Pour avoir raté le coche le Fleuve Noir a malheureusement payé les pots cassé. L'évolution débuté à partir de 1997 avec la collection Science Fiction est arrivée bien trop tard.
Ce déclin aurait largement pu être évité si la collection avait pris un tour plus moderne. Déjà rompre avec le sacro saint formatage des 180 000 - 200 000 signes.
Mais c'est surtout de diversité qu'avait besoin la collection. Il fallait publier des auteurs féminins. Il y en avait dans le fandom qui publiaient dans les fanzines et prozines de l'époque ( Elisabeth Campos, Micky Papoz, Chantal Delessert pour n'en citer que quelques unes. La revue belge Phénix publiait pas mal d'auteurs féminins à l'époque). Même après l'arrivée de Nicole Hibert à la tête de la collection il n'y en a pas eu beaucoup.
Il fallait aussi publier des auteurs plus rock'n roll qui amenait dans la littérature de science fiction un esprit proche de celui de Metal Hurlant en BD. Ils ont bien publié Brussolo et Wagner mais ça fait peu. Je ne m'explique pas d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de pont entre les deux. Absence d'auteurs ou rejet des éditeurs par rapport à des textes plus violents, plus crus et plus weirds ?
Peut être fallait - il laisser tomber les transfuges du polar et de l'espionnage qui étaient souvent les plumes les plus médiocres de la collection.
Anticipation avait inclus des auteurs de fantasy à partir de 1981 (le premier titre relevant du genre était Tamkan le paladin de Gabriel Jan). Mais avec le développement du jeu de rôle, la créativité se développait en matière de fantasy. Pour avoir bien connu le milieu du jdr au début des années 90, il s'agissait d'un vivier potentiel d'auteurs. Il aurait fallu à partir de 85 ou 86 créer une collection de fantasy bien séparée d'Anticipation en considérant le public rôliste comme l'une des cibles.
Bref il fallait élargir son audience à de nouveaux publics en jouant les cartes du dialogue et de la diversité. Pour avoir raté le coche le Fleuve Noir a malheureusement payé les pots cassé. L'évolution débuté à partir de 1997 avec la collection Science Fiction est arrivée bien trop tard.
dimanche 28 août 2016
Nouveau Monde N° 10
Voyage au cœur des mythes, tel est le thème de ce numéro. Certains auteurs ont choisi d'aborder le thème d'une manière métaphysique (M'Isey, Franck F Monrise, Lucas Corbeaux, Eric DeBlois) et ne m'ont pas vraiment convaincu. Mais il y a aussi du bon voire du très bon dans ce volume. Le meilleur texte est sans contexte celui de Floriane Soulas qui reprend le mythe arthurien dans un décor steampunk. Ce n'est d'ailleurs pas la seule auteure qui a choisi de reprendre ce mythe médiévale. Anthony Boulanger fait du roi Arthur une star de la real TV dans un texte humoristique. Les mythes grecs ont inspiré plusieurs auteurs et ont donné de bons textes. La palme allant à Catherine Bolle qui nous fait visiter le domaine de DJ Hadès par Orphée. Nous retiendrons aussi la belle transposition de la mythologie mésopotamienne par Catherine Loiseau ainsi que le retours sur la Genèse judéo-chrétienne que nous a fait Kyoko.
Nouveau Monde est en train de se bonifier au fil des numéros. Ce qui est une bonne chose car le webzine arrive à combler un certain nombre de manque.
Nouveau Monde est en train de se bonifier au fil des numéros. Ce qui est une bonne chose car le webzine arrive à combler un certain nombre de manque.
samedi 13 août 2016
Réflexion et imaginaire
Plus j'y pense plus je me rends compte que les littératures de l'imaginaire sont l'un des derniers lieu dans le monde culturel où l'on réfléchit encore à ce qu'est le récit, ce qu'est la narration, ce qu'est un univers et comment on le construit. Ces réflexions sont très poussées dans le monde anglo-saxon mais en France il est quelques auteurs qui s'y consacrent. Lionel Davoust revient régulièrement sur ces thématiques sur son blog, Thomas Géha a publié quelques billets intéressants sur le sien il y a quelques années. De plus en plus de tables rondes s'y consacre sur les festivals.
vendredi 15 juillet 2016
Régionalisons le fandom
Quand on se penche sur la structuration du fandom chez nos voisins, quelque chose frappe. En Italie, en Allemagne, en Espagne le fandom est décentralisé. A côté des structures nationales, il existe des structures régionales : des associations d'auteurs au niveau d'une région voire parfois au niveau d'une ville, des conventions régionales. Ce n'est malheureusement pas le cas chez nous. Certes on voir apparaître de nombreuses manifestations en régions et c'est un début.
J'espère que cette tendance va se dessiner chez nous aussi. Parce que ce n'est que comme ça que nous progresserons.
J'espère que cette tendance va se dessiner chez nous aussi. Parce que ce n'est que comme ça que nous progresserons.
mardi 12 juillet 2016
Nouveau Monde Hors série n°3
Ce numéro vise à partager certains textes issus du concours Au Cœur de l'Arène organisé par Ymaginère et Nouveau Monde.
Deux auteurs sont particulièrement mis à l'honneur. Tiphaine LeVillain se montre aussi à l'aise dans la fantasy et dans la SF (notamment le post apocalyptique). Elle a une écriture assez sensible et l'on sent que l'on en a pas fini avec elle. Elle va être probablement une des auteures qui va monter ces prochaines années.
La véritable surprise c'est Jean Christophe Gapdy. Auteur que je ne connaissais pas qui nous livre des textes qui ne dépareraient pas dans une revue pro. Et il est aussi à l'aise dans la SF que dans la fantasy urbaine.
Le webzine propose aussi des nouvelles de Richard Mesplède, Frédéric Lyvins, Eloise Valsombre, Yoann Bigue entre autre.
Un numéro à déguster et qui prouve que Nouveau Monde se bonifie de plus en plus.
Deux auteurs sont particulièrement mis à l'honneur. Tiphaine LeVillain se montre aussi à l'aise dans la fantasy et dans la SF (notamment le post apocalyptique). Elle a une écriture assez sensible et l'on sent que l'on en a pas fini avec elle. Elle va être probablement une des auteures qui va monter ces prochaines années.
La véritable surprise c'est Jean Christophe Gapdy. Auteur que je ne connaissais pas qui nous livre des textes qui ne dépareraient pas dans une revue pro. Et il est aussi à l'aise dans la SF que dans la fantasy urbaine.
Le webzine propose aussi des nouvelles de Richard Mesplède, Frédéric Lyvins, Eloise Valsombre, Yoann Bigue entre autre.
Un numéro à déguster et qui prouve que Nouveau Monde se bonifie de plus en plus.
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