Voyage au cœur des mythes, tel est le thème de ce numéro. Certains auteurs ont choisi d'aborder le thème d'une manière métaphysique (M'Isey, Franck F Monrise, Lucas Corbeaux, Eric DeBlois) et ne m'ont pas vraiment convaincu. Mais il y a aussi du bon voire du très bon dans ce volume. Le meilleur texte est sans contexte celui de Floriane Soulas qui reprend le mythe arthurien dans un décor steampunk. Ce n'est d'ailleurs pas la seule auteure qui a choisi de reprendre ce mythe médiévale. Anthony Boulanger fait du roi Arthur une star de la real TV dans un texte humoristique. Les mythes grecs ont inspiré plusieurs auteurs et ont donné de bons textes. La palme allant à Catherine Bolle qui nous fait visiter le domaine de DJ Hadès par Orphée. Nous retiendrons aussi la belle transposition de la mythologie mésopotamienne par Catherine Loiseau ainsi que le retours sur la Genèse judéo-chrétienne que nous a fait Kyoko.
Nouveau Monde est en train de se bonifier au fil des numéros. Ce qui est une bonne chose car le webzine arrive à combler un certain nombre de manque.
dimanche 28 août 2016
samedi 13 août 2016
Réflexion et imaginaire
Plus j'y pense plus je me rends compte que les littératures de l'imaginaire sont l'un des derniers lieu dans le monde culturel où l'on réfléchit encore à ce qu'est le récit, ce qu'est la narration, ce qu'est un univers et comment on le construit. Ces réflexions sont très poussées dans le monde anglo-saxon mais en France il est quelques auteurs qui s'y consacrent. Lionel Davoust revient régulièrement sur ces thématiques sur son blog, Thomas Géha a publié quelques billets intéressants sur le sien il y a quelques années. De plus en plus de tables rondes s'y consacre sur les festivals.
vendredi 15 juillet 2016
Régionalisons le fandom
Quand on se penche sur la structuration du fandom chez nos voisins, quelque chose frappe. En Italie, en Allemagne, en Espagne le fandom est décentralisé. A côté des structures nationales, il existe des structures régionales : des associations d'auteurs au niveau d'une région voire parfois au niveau d'une ville, des conventions régionales. Ce n'est malheureusement pas le cas chez nous. Certes on voir apparaître de nombreuses manifestations en régions et c'est un début.
J'espère que cette tendance va se dessiner chez nous aussi. Parce que ce n'est que comme ça que nous progresserons.
J'espère que cette tendance va se dessiner chez nous aussi. Parce que ce n'est que comme ça que nous progresserons.
mardi 12 juillet 2016
Nouveau Monde Hors série n°3
Ce numéro vise à partager certains textes issus du concours Au Cœur de l'Arène organisé par Ymaginère et Nouveau Monde.
Deux auteurs sont particulièrement mis à l'honneur. Tiphaine LeVillain se montre aussi à l'aise dans la fantasy et dans la SF (notamment le post apocalyptique). Elle a une écriture assez sensible et l'on sent que l'on en a pas fini avec elle. Elle va être probablement une des auteures qui va monter ces prochaines années.
La véritable surprise c'est Jean Christophe Gapdy. Auteur que je ne connaissais pas qui nous livre des textes qui ne dépareraient pas dans une revue pro. Et il est aussi à l'aise dans la SF que dans la fantasy urbaine.
Le webzine propose aussi des nouvelles de Richard Mesplède, Frédéric Lyvins, Eloise Valsombre, Yoann Bigue entre autre.
Un numéro à déguster et qui prouve que Nouveau Monde se bonifie de plus en plus.
Deux auteurs sont particulièrement mis à l'honneur. Tiphaine LeVillain se montre aussi à l'aise dans la fantasy et dans la SF (notamment le post apocalyptique). Elle a une écriture assez sensible et l'on sent que l'on en a pas fini avec elle. Elle va être probablement une des auteures qui va monter ces prochaines années.
La véritable surprise c'est Jean Christophe Gapdy. Auteur que je ne connaissais pas qui nous livre des textes qui ne dépareraient pas dans une revue pro. Et il est aussi à l'aise dans la SF que dans la fantasy urbaine.
Le webzine propose aussi des nouvelles de Richard Mesplède, Frédéric Lyvins, Eloise Valsombre, Yoann Bigue entre autre.
Un numéro à déguster et qui prouve que Nouveau Monde se bonifie de plus en plus.
jeudi 30 juin 2016
Les espoirs de l'imaginaire : Eric Colson
Qui suis-je ?
un type de quarante ans passionné par trop de choses. Entre le lecture, l'écriture, les arts graphiques, la photographie, l'astronomie, l'aéromodélisme, le sport, l'amour (aussi et surtout, car n'est-ce-pas le plus important dans une vie ?), mes journées sont bien remplies. J'aimerais avoir une seule passion, cela me dispenserait de me disperser. Mais Dieu m'a voulu autrement ! Je plaisante, je suis plus athée que Richard Dawkins.
Comment suis-je arrivé à l'écriture ?
je lis, et j'ai toujours beaucoup lu. Et puis, il y a aussi cette manie (ou psychose, faut que j'en parle à un médecin un de ces jours) de m'imaginer des scènes, des dialogues, dès que je réalise une activité qui n'implique pas de faire chauffer le cerveau, du genre la course à pied. Il fut un temps où il m'arrivait même de parler à voix haute, de m'exclamer. Bref, plutôt que passé pour un fou, j'ai tenté de traiter cette bizarrerie d'enfant en écrivant ce qui me passait par la tête. Une seconde étape fut d'en faire quelque chose de compréhensible par les autres. Je ne suis pas sûr d'y être parvenu.
Mes influences
je connais assez peu le travail d'Andrevon. Je lis assez peu de SF ou fantastique à vrai dire. Je lis quasi exclusivement de la littérature blanche. Mes auteurs préférés sont des types comme Amin Maalouf, Romain Gary, Joseph Kessel...
Mes principaux projets littéraires
depuis deux ans, je travaille sur un roman. Le premier jet est fini. Enfin, un premier jet déjà bien abouti, car je me livre à se seconde relecture. Comme je ne suis pas particulièrement pressé, je prends mon temps, je façonne les phrases, les affine comme un amant qui prend le temps d'aimer. Et ça tombe bien, car le sujet principal est la sexualité, cet espace de liberté qui fait si peur aux religieux qu'ils en viennent à dire qui doit faire quoi avec qui ! Mon héroïne, Floralie, aime faire l'amour et ne s'en cache pas. Elle se pense libre. Pourtant, elle fera tout effacer l'attirance qu'elle ressent pour une femme. Tout cela sur fond d'attentats (non, je ne surfe pas sur l'actualité, mon projet est plus vieux que la vague récente d'attentats). Pas de la SF, mais de l'anticipation. Le monde décrit dans ce projet est le nôtre dans quelques années, du moins, la perception que j'en ai. Rien de bien révolutionnaire, simplement mon ressenti avec mes personnages, dans un pays que je chéris, la Provence.
J'aimerais finir ce projet avant la fin de l'année.
J'ai déjà commencé à réfléchir une autre idée. Pour le moment, c'est assez confus, je n'ai pas encore les personnages, ni le découpage des scènes. J'ai l'idée et la volonté, ce qui est pas si mal en définitive. Le pitch : après un accident émotionnel (comprendre un amour très fortement déçu), un homme perd peu à peu sa moralité en se noyant dans la multiplicité des possibles pour chaque prise de décision, chaque action.
samedi 25 juin 2016
Des webzines au roman
Je vous ai dit tout le bien du webzine Nouveau Monde qui se bonifie de numéros en numéros. Parmi les auteurs qu'ils ont révélé, il y a Emmanuel Delporte qui vient de signer son premier roman chez L'Ivre Book. L'an dernier une autre de leur révélation, Solenne Pourbaix avait signé un roman chez Rivière Blanche. Et bientôt Alex Evans qui a débuté chez eux également va signer son premier roman en format papier après avoir publié plusieurs novella en format numérique. Et je pense que ce n'est pas fini.
Mais les autres webzines que j'aime voient aussi leurs auteurs passer à la vitesse supérieure. Ainsi Patrice Mora révélé dans le numéro 11 d'Outremonde vient de publier son premier roman chez le Petit Caveau.
Quant à Jean Bury l'une des révélations Mots et Légendes, il a signé plusieurs novellas et romans, notamment aux éditions RRoyz et chez d'autres petits éditeurs.
On le voit la micro-édition et les small press permet largement à ceux qui ont débuté dans les fanzines et webzine de se faire connaître. Et même s'ils ont choisi un imaginaire populaire. Et je trouve ça plutôt bien et sain.
Mais les autres webzines que j'aime voient aussi leurs auteurs passer à la vitesse supérieure. Ainsi Patrice Mora révélé dans le numéro 11 d'Outremonde vient de publier son premier roman chez le Petit Caveau.
Quant à Jean Bury l'une des révélations Mots et Légendes, il a signé plusieurs novellas et romans, notamment aux éditions RRoyz et chez d'autres petits éditeurs.
On le voit la micro-édition et les small press permet largement à ceux qui ont débuté dans les fanzines et webzine de se faire connaître. Et même s'ils ont choisi un imaginaire populaire. Et je trouve ça plutôt bien et sain.
jeudi 23 juin 2016
People, vous avez dit people
Là où l'on se rend compte de la popularité de la SFFF c'est lorsque les peoples s'y attaquent. Récemment l'actrice Claudia Christian a fait paraître un roman chez Tor, Wolf's empire. Ce n'est pas la première à le faire. Dans les années 2000 on avait par exemple une série de fantasy urbaine signée par Amber Benson ( l'actrice qui joue Willow dans Buffy). Encore avant Bruce Boxleitner a été un habitué de la chose. Il a notamment publié plusieurs romans chez Ace à la fin des années 90, de même que d'autres acteurs hollywoodiens comme Peter Jurasik ou Linda Evans.
Je passe également sur une anthologie de sword and sorcery avec des nouvelles écrites par des chanteurs de groupes de metal.
Bref aux USA la culture de l'imaginaire parle également à des gens connus et ils n'hésitent pas à s'en faire porte parole. En France, ils auraient du mal à dire qu'ils aiment la SF ou la fantasy. Ils auraient trop peut de n'être plus pris au sérieux. C'est dommage. Parce que pour "dédiaboliser" la culture de l'imaginaire il faut peut être passer par des portes paroles qui ont un certain poids médiatique.
Je passe également sur une anthologie de sword and sorcery avec des nouvelles écrites par des chanteurs de groupes de metal.
Bref aux USA la culture de l'imaginaire parle également à des gens connus et ils n'hésitent pas à s'en faire porte parole. En France, ils auraient du mal à dire qu'ils aiment la SF ou la fantasy. Ils auraient trop peut de n'être plus pris au sérieux. C'est dommage. Parce que pour "dédiaboliser" la culture de l'imaginaire il faut peut être passer par des portes paroles qui ont un certain poids médiatique.
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