L'on dit souvent que la SF est une littérature d'idées. C'est particulièrement vrai de la hard science qui souvent prend une idée scientifique et développe le récit voir l'univers autour. Mais l'anticipation socio politique joue évidemment sur un registre comparable en parlant d'un élément dysfonctionnel de notre présent et en l'exagérant dans un but d'avertissement.
La SF est par sa manipulation des idées une littérature spéculative. Mais la frontière est ténue entre spéculatif et conceptuel. Bien souvent l'idée est le moteur du texte et n'est que cela. Il y a une volonté discursive, l'idée est au service d'une vision du monde. Et l'on passe ainsi dans le conceptuel.
Or la SF n'est pas seulement une littérature d'idée mais aussi une littérature d'images et une littérature d'univers. Les idées lorsqu'elles sont présentes doivent constituer un continuum au service d'un univers, ce qui n'empêche pas évidemment la présence d'une idéologie politique ou d'une thèse. Mais le figuratif ne doit pas être au service du thématique. Les auteurs féministes de la SF américaine des années 70 développaient une vision du monde, mais en même temps elles racontaient de bonnes histoires. Car l'idéologie n'était pas une fin en soi, mais elle était au service du récit.
Car la SF est aussi une littérature philosophique, anthropologique et mythologique. Dans le fandom c'est curieusement ce que certains reproche à la fantasy, d'être trop anthropologique et mythologique et pas assez spéculative. Les idées ne sont pas une fin en soit. La SF c'est quand même un merveilleux coffre à jouet et on aurait tort de s'en priver.
mercredi 20 janvier 2016
mercredi 2 décembre 2015
Nouveau Monde N°8
Un nouveau numéro de Nouveau Monde. Je dois dire que je n'avais pas été convaincu par le précédent et que le gros double hors série pêchait par l'inégalité des textes à son sommaire. Donc je me demandais à quelle sauce on allait être mangé cette fois ci.
Ce numéro est consacré à l'héroïsme, un thème avec lequel on ne peut pas tricher. Et cet héroïsme est présenté sous toute ses facettes, de l'héroïsme accidentel de l'homme ordinaire ( chez Tiphaine Levillain) jusqu'à l'épique ( la nouvelle cyberpunk d'Anne Goulard) en passant par la parodie ( Florence Vedrenne) et des visions un peu plus amères ( chez Anthony Boulanger ou Violette Paquet). Seul le texte de Frank M Monrise m'a paru un peu faible avec son histoire de joueurs de MMO.
Bref un bon numéro de Nouveau Monde. Ce webzine a beau avoir ses défauts, il est quand même une sorte de rayon de soleil dans le paysage du fandom. C'est le seul webzine à avoir choisi une approche pulp qui rappelle souvent le meilleur du Fleuve Noir de la grande époque. Ca m'étonne que l'association Ymaginères qui l'édite ( et qui semble très dynamique en plus) n'ai pas tenté de se rapprocher d'un éditeur comme Rivière Blanche.
Ce numéro est consacré à l'héroïsme, un thème avec lequel on ne peut pas tricher. Et cet héroïsme est présenté sous toute ses facettes, de l'héroïsme accidentel de l'homme ordinaire ( chez Tiphaine Levillain) jusqu'à l'épique ( la nouvelle cyberpunk d'Anne Goulard) en passant par la parodie ( Florence Vedrenne) et des visions un peu plus amères ( chez Anthony Boulanger ou Violette Paquet). Seul le texte de Frank M Monrise m'a paru un peu faible avec son histoire de joueurs de MMO.
Bref un bon numéro de Nouveau Monde. Ce webzine a beau avoir ses défauts, il est quand même une sorte de rayon de soleil dans le paysage du fandom. C'est le seul webzine à avoir choisi une approche pulp qui rappelle souvent le meilleur du Fleuve Noir de la grande époque. Ca m'étonne que l'association Ymaginères qui l'édite ( et qui semble très dynamique en plus) n'ai pas tenté de se rapprocher d'un éditeur comme Rivière Blanche.
vendredi 6 novembre 2015
Les espoirs de l'imaginaire : Laurent Pendarias
1 Pouvez-vous vous présenter en quelque mots ?
Je suis professeur de philosophie et en parallèle je termine ma thèse de doctorat sur la question de l’action dans l’incertitude. J’adorais/j’adore les livres dont vous êtes le héros, les romans, le cinéma, les arts martiaux et les créatures fantastiques.
2 Comment êtes-vous venu à l’écriture ?
J’enseigne la philosophie et, en 2013, j’ai voulu mettre en récits certains concepts pour faciliter l’accès du public à des pensées parfois jugées trop abstraites (par exemple « Je reviendrai » raconte comment Kant affronte un Terminator steampunk avec sa philosophie). Les premiers essais ont convaincu les éditeurs. Depuis, j’ai publié une quarantaine de nouvelles dans divers anthologies, fanzines et webzines, qui ont parfois reçu des distinctions (1er prix ENSTA 2014). Par la suite, j’ai collaboré au développement de jeux vidéo (Crowntakers, Loki’s exile, Undead Undertaking). Dernièrement nous avons réalisé La onzième horde, un RPG textuel en hommage au roman d’Alain Damasio La Horde du Contrevent.
Vous pouvez le consulter à cette adresse :https://dl.dropboxusercontent.com/u/38084554/La%20onzi%C3%A8me%20horde%20d'apr%C3%A8s%20Alain%20Damasio/web/mygame/index.html
3 Tu es diplômé en philosophie. Comment la philosophie influe-t-elle sur ta manière d’écrire la SF ou la fantasy ?
La philosophie influe doublement sur ma manière d’écrire. D’abord, ma conception de la création artistique est conditionnée par les analyses des philosophes lus (Alain, Hegel, Nietzsche) et ces derniers ont souvent cherché à démystifier les supercheries en montrant le travail concret.
Ensuite, elle influe directement sur le choix des motifs puisque je prends systématiquement un philosophe, un concept ou une analyse comme sujet d’une nouvelle. Par exemple, De mortuis raconte une attaque de zombies en 1500 et illustre la pensée de Machiavel. Pandémonium peint un monde où les femmes monopolisent le pouvoir, pour mieux traiter la question de l’égalité des sexes. Livreuse vous met dans la peau d’une camionnette intelligente du futur et reprend la critique de libre-arbitre de Nietzsche.
4 Quels sont tes principaux projets littéraires ?
Actuellement nous travaillons sur AEnigma qui n’est pas un projet littéraire au sens classique du terme… mais qui concerne la question de l’écrit…
En 2015, on tend à séparer voire à opposer les univers de la littérature et du jeu vidéo. Pourtant, on pourrait envisager que les deux sont des formes de narration qui partagent plus de points communs que de différences. Au lieu de chercher à gonfler sans cesse les performances techniques des consoles, on pourrait améliorer les scénarii et les contenus proposés.
Cinq écrivains expérimentés (Anthony Boulanger, Jean-Marc Renaudie, Sophie Dabat, Marie Caillet et Yann Quero) rédigent les épisodes d’une histoire que nous programmons sous forme de mini-jeux.
Fugushiman, Veprikov et Capitaine Blue (du collectif Orbesonge) ont réalisé les graphismes et JDB Artist les musiques inédites. Enfin Aurélien « Fox Fiesta » Dos Santos a assuré le level design.
Vous pouvez retrouver le premier épisode à cette adresse :
lundi 12 octobre 2015
Un imaginaire en voie de disparition
Le modèle imposé par Tolkien avec ses créatures et ses codes est vite devenu le coeur de la high fantasy. Et ce au détriment d'un imaginaire plus traditionnel issu notamment du substrat médiéval. Comme le vénérable professeur d'Oxford a réinventé le vieux folklore nordique en le mâtinant d'influence celtique et médiévale, l'on attend encore que quelqu'un vienne récupérer cette matière européenne pour la transcender et lui donner ses lettre de noblesse.
Si tout le monde sait aujourd'hui ce que sont les Elfes ou les Nains, la plupart d'entre n'ont sans doute jamais entendu parler des Panotii, des Cynocéphales, des Sciapodes ou encore des Blemmyes. Autant de créatures qui méritent un scribe pour les faire revivre. Pourtant ces créatures et quelques autres étaient au coeur des récits fantastique de l'homme du moyen âge et ont même accompagné celui de l'homme de la renaissance au même titre que les mythes greco-latins. Elles ont été au centre des livres de merveilles de Jean de Mandeville ou de Gervais de Tilbury. On les trouve dans les chansons de geste et dans les romans (notamment les romans "antiques"). C'est tout une part du patrimoine de l'imaginaire que la fantasy moderne ne s'est pas approprié. Pourtant en tant que patrimoine je pense qu'il faudra bien un jour que les auteurs européens et notamment français le redécouvrent, se le réapproprient pour pouvoir en faire une matière à la base d'un nouveau courant de la high fantasy.
En effet les utilisations de ces créatures et de l'imagerie issue des mirabilia médiévaux est rare en fantasy. Récemment l'américaine Catherynne M Valente a fait d'une Blemmye l'héroïne d'un de ses cycles. Mais à part cela je n'ai pas connaissance d'auteurs qui ont utilisé ces êtres. Le jeu de rôles non plus les a rarement intégré dans les manuels de monstre des jeux médiévaux fantastique.
Peut être que ces êtres et tout cet imaginaire issu du moyen âge, resté vivace parfois jusqu'au 18éme siècle attend son Tolkien. L'auteur qui saura en faire les fondations d'une nouvelle fantasy épique.
Si tout le monde sait aujourd'hui ce que sont les Elfes ou les Nains, la plupart d'entre n'ont sans doute jamais entendu parler des Panotii, des Cynocéphales, des Sciapodes ou encore des Blemmyes. Autant de créatures qui méritent un scribe pour les faire revivre. Pourtant ces créatures et quelques autres étaient au coeur des récits fantastique de l'homme du moyen âge et ont même accompagné celui de l'homme de la renaissance au même titre que les mythes greco-latins. Elles ont été au centre des livres de merveilles de Jean de Mandeville ou de Gervais de Tilbury. On les trouve dans les chansons de geste et dans les romans (notamment les romans "antiques"). C'est tout une part du patrimoine de l'imaginaire que la fantasy moderne ne s'est pas approprié. Pourtant en tant que patrimoine je pense qu'il faudra bien un jour que les auteurs européens et notamment français le redécouvrent, se le réapproprient pour pouvoir en faire une matière à la base d'un nouveau courant de la high fantasy.
En effet les utilisations de ces créatures et de l'imagerie issue des mirabilia médiévaux est rare en fantasy. Récemment l'américaine Catherynne M Valente a fait d'une Blemmye l'héroïne d'un de ses cycles. Mais à part cela je n'ai pas connaissance d'auteurs qui ont utilisé ces êtres. Le jeu de rôles non plus les a rarement intégré dans les manuels de monstre des jeux médiévaux fantastique.
Peut être que ces êtres et tout cet imaginaire issu du moyen âge, resté vivace parfois jusqu'au 18éme siècle attend son Tolkien. L'auteur qui saura en faire les fondations d'une nouvelle fantasy épique.
vendredi 9 octobre 2015
Les espoirs de l'imaginaire : Frank Cassilis
1 - Peux tu te
présenter en quelques mots ?
Je me nomme Franck
Cassilis. Passionné d'Histoire et de littérature de l'imaginaire,
je viens d'avoir 36 ans. J'écris depuis une bonne dizaine années de
la fantasy principalement, mais aussi de la SF durant mon temps
libre. J'ai un blog d'auteur où je parle de mon actualité
littéraire : fcassilis-auteur.blogspot.com.
2 - Comment es tu arrivé à
l’écriture ?
En lisant assidûment
depuis l'enfance. J'ai commencé par les Livres dont Vous êtes le
Héros (Loup Solitaire, Sorcellerie, Défis Fantastiques...) puis
j'ai découvert Tolkien, Eddings, Vance, Moorcock. J'étais fasciné
par ces grands récits d'aventures se déroulant dans des mondes
imaginaires. Dès l'adolescence, inspiré par ces grands noms, je
développais mon propre monde de fantasy. Puis vers 2003, je me suis
lancé dans l'écriture de nouvelles dans cet univers et depuis je
n'arrête plus.
3 - Tu développes
depuis quelques années un univers médiéval fantastique : le
Septentrion. Peux-tu nous le présenter ?
C’est
le monde imaginaire que j’ai développé depuis l’adolescence.
C'est là que se passe la majeure partie de mes intrigues. Le
Septentrion connait une évolution historique à travers les
millénaires. Plusieurs périodes se sont succédées :
1-
les Temps Archaïques (préhistoire dominée par des divinités
sauvages)
2-
les Temps Anciens (la période des grands empires jusqu'à la chute
du dernier d'entre eux, Tuvalia)
3-
les Temps Héroïques (époque des royautés barbares jusqu'à
l'industrialisation)
4-
les Temps Modernes (la période de démesure technologique)
5-
les Temps Galactiques (la conquête du cosmos où se côtoient
archaïsme et démesure technologique).
C’est
ainsi que j’ai écrit, pour ce cycle, des récits de fantasy
médiévale, de fantasy antique, de steampunk, de fantasy urbaine,
diesel-punk, de space-opera ou science-fantasy.
Dans
cet univers, j'ai déjà publié chez L'ivre-Book un novella de
fantasy, Les Factions Rivales et une nouvelle dans le E-zine ECCE, Le
Médaillon. Bien sûr, j'ai d'autres projets dans cet univers que
j'espère faire publier.
4 - Quels sont tes
autres projets littéraires ?
D'abord, développer mon
univers de fantasy historique, un moyen-âge alternatif où les
monstres et les démons existent vraiment. J'ai déjà publié dans
le E-zine ECCE un texte dans cet univers, La Tanière du Diable qui
narre les aventures du chevalier Gadifer de la Salle contre les
démons en royaume de France durant la Guerre de Cent Ans.
Puis, m'atteler à un
roman de SF dans l'univers de la nouvelle que j'ai publiée dans
l'antho Dimension Système Solaire chez Rivière Blanche, La Folie de
l'Espace. Ce serait un mélange de post-apo, d'anticipation et de
space-opera. Rien que ça.
Bref, j'ai du pain sur la
planche et c'est tant mieux !
lundi 28 septembre 2015
Europulp
L'Europe doit avoir un futur et pour cela il faut qu'elle ait un passé. Il semble qu'en France on l'ai un peu oublié. Alors que le pulp connaît une véritable renaissance en Espagne et qu'il n'ait jamais cessé d'exister en Allemagne, qu'en Grande Bretagne, il relève également la tête, la France reste curieusement à la marge de ce mouvement. Pourtant le pulp à la française continue à exister grâce à des small press comme Rivière Blanche ou Le Carnoplaste. Mais le récit populaire mérite mieux. Mais pour cela encore faudrait - il que l'on reconnaisse que cette littérature populaire européenne ait existé, qu'elle a même été capable d'influencer les pulps américains au début du vingtième siècle.
Des gens comme Serge Lehman, Jean Marc Lofficier ou Xavier Fournier défriche ce riche patrimoine pour le donner aux générations d'aujourd'hui. Enfin reconnectée à l'histoire de sa littérature populaire la France pourra enfin en être fière, se rendre compte qu'elle n'a pas à rougir face aux anglo-saxons.
Un fois que l'on se sera rendu compte qu'elle a été un champ d'expression majeure qui a donné de nombreuses pépites, que l'on a crée des genres et lancés des thèmes nouveaux, un jour ou l'autre il faudra créer un néo-pulp à la Française qui rejoindra la grande famille de l'Europulp.
Car une fois que les traditions pulps nationales auront été ré-éxhumée, il faudra bien dialoguer pour créer un langage populaire littéraire européen qui ait ses codes propres.
Des gens comme Serge Lehman, Jean Marc Lofficier ou Xavier Fournier défriche ce riche patrimoine pour le donner aux générations d'aujourd'hui. Enfin reconnectée à l'histoire de sa littérature populaire la France pourra enfin en être fière, se rendre compte qu'elle n'a pas à rougir face aux anglo-saxons.
Un fois que l'on se sera rendu compte qu'elle a été un champ d'expression majeure qui a donné de nombreuses pépites, que l'on a crée des genres et lancés des thèmes nouveaux, un jour ou l'autre il faudra créer un néo-pulp à la Française qui rejoindra la grande famille de l'Europulp.
Car une fois que les traditions pulps nationales auront été ré-éxhumée, il faudra bien dialoguer pour créer un langage populaire littéraire européen qui ait ses codes propres.
dimanche 20 septembre 2015
Eurofuturisme
Dans un article de 2013 sur le défunt site Acta est Fabula, Florent Leenhart avait appelé à la création d’un genre Europunk.
http://europaen-tribune.blogspot.fr/2015/08/europunk.html
Plus que d’un Europunk, c’est un véritable Eurofuturisme que nous devons créer sur le modèle de l’Afrofuturisme.
http://europaen-tribune.blogspot.fr/2015/08/europunk.html
Plus que d’un Europunk, c’est un véritable Eurofuturisme que nous devons créer sur le modèle de l’Afrofuturisme.
Dans l’Afrofuturisme un certain nombre d’auteurs noirs mêlent haute technologies et culture et spiritualité africaine pour imaginer un futur possible et positif de l’Afrique. Ce qui est possible pour l’Afrique devrait l’être pour l’Europe. Mêler la technologie à des éléments de culture européenne pour imaginer un avenir positif de l’Europe est presque salutaire, un acte de foi en l’avenir pour imaginer une Europe unie qui crée un modèle bien loin des canons proposés par l’UE d’aujourd’hui. J’ignore ce que peuvent écrire les auteurs Espagnols, Italiens ou Allemand sur thème mais je vois par contre très bien que l’Europe est présentée comme une entité assez négative dans la SF du futur proche construite par les auteurs français.
La seule exception est Roland C Wagner. En mélangeant un futur où l’Europe arrive à être à la pointe de la société de l’information à la suite de l’éclatement des USA, et à résister aux Technotrans japonaise grâce au modèle des tribus et aux archétypes jungiens, on a là un des rares exemple de cet Eurofuturisme dont je parle plus haut. C’est vrai que les auteurs européens ne sont pas très fiers. Ils avaient imaginé l’Europe comme la puissance de la résistance au néolibéralisme et elle en est devenu le cheval de Troie allant bien plus loin que les USA dans la construction de ce modèle ( dans le même temps les utopies urbaines et alternatives se multiplient aux USA), malgré une résistance des peuples et surtout d’un certain nombres de territoires. Mais ces territoires qui osent l’utopie ou tout du moins bâtir des alternatives crédibles devraient être la source d’inspiration des auteurs pour créer des spéculations innovantes loin de la grisaille quotidienne que nous apporte l’actualité.
Imaginer une Europe différente est devenue une urgence, je suis entièrement d’accord avec Florent Leenhart. Mais l’Europunk qui se contente de dénoncer le modèle d’aujourd’hui sur le modèle de ce qu’a été le cyberpunk n’est absolument pas ce sur quoi il faut mettre l’accent. Les auteurs de SF doivent aussi être capable d’apporter l’espoir et pas seulement l’inquiétude en suivant la voie facile de la dystopie. D’autant qu’il y a une Europe qui crée, qui invente, qui cherche et la mettre en avant est une bonne chose.
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