En quelques jours d'intervalle j'ai lu les deux webzine éditée par l'association Ymaginère. Le webzine éponyme, ainsi que Nouveau Monde.
Dans Ymaginére hors série sont publiés des textes arrivés vainqueurs des différents concours organisés par l'association. L'imposant texte de de dark fantasy de Mike Barrisan, qui développe un univers sombre et que nous devinons suffisamment riche pour nourrir d'autres textes, domine largement le webzine par sa qualité. Les autres nouvelles sont également intéressantes, notamment les deux nouvelles sur le thème de l'apocalypse.
Nouveau Monde propose des textes très éclectiques. L'histoire secrète mâtinée de fantasy est au menu de deux nouvelles :
- Quand le faisan s'envolera de Patrick Cialf où des Hospitaliers sont confrontés à un artefact magique.
- Le dernier Atlante de Niko joue avec les époque et met en scène les templiers, le masque de fer, d'Artagnan dans un aventure à la fois ésotérique et fantastique.
Mais le sommaire nous invite aussi à un voyage temporel sous la plume de Vianney Carvalho. Pascal Bléval est présent deux fois avec un diptyque apocalyptique extrêmement bien écrit. Nouveau Monde c'est aussi des nouvelles d'horreur due aux plumes de Virginie Gros, Adeline Neetsone ou Romain Billot. On y trouve aussi deux textes de fantasy humoristique signé Alizée Villemin et Philippe H Bezancenet. Enfin le webzine se termine avec une nouvelle inclassable de Jérémie Senet.
Nouveau Monde a fait du chemin depuis son premier numéro. Et le niveau des textes est bien meilleur.
Reste que dans ces deux webzines, Ymaginère tente de ressusciter l'esprit qui animait le Fleuve Noir avec des collections comme Anticipation ou Angoisse. Et ça, ça m'est véritablement sympathique.
mercredi 24 juillet 2013
dimanche 14 juillet 2013
lectorat
Le lectorat des littératures de l'imaginaire se compose de trois cercle :
- Le fandom qui représente le coeur de cible, les individus les plus passionnés. On y trouve les fans passifs et surtout les fans actifs, ceux qui s'impliquent dans les fanzine, l'organisation de convention, qui ont leur blog.
- Les lecteurs réguliers, un lectorat qui lit beaucoup de Sf et de fantasy mais aussi d'autres genres à l'occasion. Ces gros lecteurs sont souvent issus du milieu des gamers ou des rolistes où on découvert la SF et la fantasy grâce à d'autres média et sont passés à la lecture.
- Les lecteurs occasionnels qui lisent peu de SF et de fantasy. On y trouve deux groupes. D'une part des lecteurs de blanche ou de polar qui lisent quelques auteurs de SF ou de fantasy, généralement des auteurs haut de gamme très littéraire comme Robert Charles Wilson en SF ou des bests sellers comme GRR Martin. D'autre part des faibles lecteurs qui lisent quelques auteurs d'entrée de gamme généralement en fantasy ( la SF proposant quasiment plus d'auteurs d'entrée de gamme). Ces derniers lisent Terry Goodkind, Terry Brooks ou alors pour les plus aventureux d'entre eux Raymond Feist ou Robin Hobb.
Elargir le lectorat peu se faire de plusieurs manière :
- En élargissant la base du fandom. Ce qui veut dire inciter des lecteurs réguliers à s'impliquer plus et à faire de la "propagande" autour d'eux. Plus de fans actifs c'est une démultiplication des événements et de la visibilité du genre.
- En faisant passer des lecteurs occasionnels dans le camp des lecteurs réguliers. Et c'est vers la deuxième catégorie de lecteurs occasionnels qu'il faut s'adresser. On peut leur faire découvrir de nouveaux auteurs à condition de bien les conseiller. Parmi eux il peut y avoir des gamers ou des gens qui connaissent la SF ou la fantasy grâce à l'audiovisuel et il est possible de dialoguer avec eux.
- Le fandom qui représente le coeur de cible, les individus les plus passionnés. On y trouve les fans passifs et surtout les fans actifs, ceux qui s'impliquent dans les fanzine, l'organisation de convention, qui ont leur blog.
- Les lecteurs réguliers, un lectorat qui lit beaucoup de Sf et de fantasy mais aussi d'autres genres à l'occasion. Ces gros lecteurs sont souvent issus du milieu des gamers ou des rolistes où on découvert la SF et la fantasy grâce à d'autres média et sont passés à la lecture.
- Les lecteurs occasionnels qui lisent peu de SF et de fantasy. On y trouve deux groupes. D'une part des lecteurs de blanche ou de polar qui lisent quelques auteurs de SF ou de fantasy, généralement des auteurs haut de gamme très littéraire comme Robert Charles Wilson en SF ou des bests sellers comme GRR Martin. D'autre part des faibles lecteurs qui lisent quelques auteurs d'entrée de gamme généralement en fantasy ( la SF proposant quasiment plus d'auteurs d'entrée de gamme). Ces derniers lisent Terry Goodkind, Terry Brooks ou alors pour les plus aventureux d'entre eux Raymond Feist ou Robin Hobb.
Elargir le lectorat peu se faire de plusieurs manière :
- En élargissant la base du fandom. Ce qui veut dire inciter des lecteurs réguliers à s'impliquer plus et à faire de la "propagande" autour d'eux. Plus de fans actifs c'est une démultiplication des événements et de la visibilité du genre.
- En faisant passer des lecteurs occasionnels dans le camp des lecteurs réguliers. Et c'est vers la deuxième catégorie de lecteurs occasionnels qu'il faut s'adresser. On peut leur faire découvrir de nouveaux auteurs à condition de bien les conseiller. Parmi eux il peut y avoir des gamers ou des gens qui connaissent la SF ou la fantasy grâce à l'audiovisuel et il est possible de dialoguer avec eux.
vendredi 28 juin 2013
Les espoirs de l'imaginaire : Sylas
Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un nouvel auteur. Cette fois ci c'est Sylas qui s'y colle.
1 Peux tu te présenter en quelques mots ?
Quelques mots, c'est facile. Je les ai même classés par ordre alphabétique : autodidacte, cheveux longs, droitier, passionné, prof, rêveur, solitaire, timide, trentenaire.
2 Comment es-tu venu à l'écriture ?
Par hasard et par défaut. Un peu comme beaucoup de gens, j'ai ressenti le besoin de m'exprimer. J'avais quelque chose comme vingt ans. J'ai toujours été mal à l'aise avec l'oral, je ne sais pas dessiner (mais vraiment pas) et je trouvais ça hasardeux de m'acheter une caméra pour me la jouer Spielberg. J'ai donc pris un papier et un crayon et je me suis mis à écrire. J'étais un fan de SF. J'ai donc écrit de la SF.
3 Tu as écrit plusieurs nouvelles qui appartiennent à un grand cycle de Space Opera, le Cycle de l'Egide. Peux nous le présenter ? Quel avenir comptes-tu donner à cet univers ?
Un grand cycle de Space Opera, c'est un bien grand mot. Disons que ma progression personnelle dans l'écriture s'est toujours faite par paliers. Au bout de quelques années, je me suis dit : "allez, j'en ai marre d'écrire de la daube, je vais faire un truc plus ambitieux". Je n'étais pas chaud pour un roman, j'ai donc attaqué un cycle de nouvelles, dont je comptais faire éditer chaque épisode de manière indépendante. Ca a marché, puisque Oculus, le premier texte, a été ma première nouvelle publiée, dans le webzine phenix mag.
J'ai continué dans cette voie et j'ai écrit d'autres textes qui racontaient le destin de mon jeune héros surdoué, Gort Atiam. Dans le premier, il se fait repérer par des recruteurs pour devenir une sorte de super-humain dont le travail serait d'établir le contact avec les civilisations extraterrestres. Les deux volets suivants racontent deux étapes de sa formation, le quatrième (jamais publié) sert de transition, et le dernier nous montre une de ses missions en tant qu'Ambassadeur de la terre.
Avec le recul, je peux dire que cette série a servi à me motiver, à me donner des objectifs. Mais cela fait longtemps que je n'y travaille plus et je n'ai pas l'intention d'y revenir. Comme je l'ai mentionné, je marche par paliers, et je sais d’expérience que c'est une mauvaise chose que de regarder en arrière.
4 Ton roman de fantasy, Décadence vient de paraître chez Asgard, peux-tu nous en dire plus ?
C'était en 2009, je crois, qu'on a déclaré que la SF était morte et que l’avenir était à la fantasy. Je me suis dit "mince, et moi que rêve de percer, comme je vais faire ?". La réponse était simple : écrire de la fantasy.
Je me suis retroussé les manches et je me suis attelé à cette histoire qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps, celle de mages qui perdaient des organes à force de jeter des sorts. C'est ça qu'on appelle la "décadence". Comme je déteste Tolkien et tous les textes mettant en scène des héros parcourant le monde en quête d'une épée magique ou d'un sens caché de la vie, j'ai organisé mon roman autour d'une trame policière, avec un enquêteur / devin devant démanteler un réseau de trafic d'organes. J'y ai aussi mis une jeune surdouée qui cherche à concrétiser sa destinée, histoire de ne pas dépayser les puristes. Bien sûr, elle aura un rôle à jouer dans l'enquête du devin et, bien sûr, il va leur arriver tout un tas de saletés qui vont leur faire regretter de s'être levés le matin.
Ce que j'aime dans ce roman, c'est qu'il sort des sentiers battus. Il n'y a ni chevalier en armure, ni roi, ni prince, ni dragon, ni elfe, ni troupe de héros, ni inquisition, etc. Il y a juste une magie domestique, quotidienne, qui sert à faire de trous, à coller des choses ensemble, à endormir les gens avant de leur ouvrir le ventre ou à faire parler les morts pour savoir qui les a tués. Et c'est aussi un one-shot, parce que je déteste les romans à suivre (même s'il y aura une suite).
5 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Je suis en train de finaliser un roman ado, "rêve de papier", qui parle d'un garçon qui part à la recherche de son père. La particularité de ce personnage est qu'il fait des rêves prémonitoires, ce qui devrait l'aider dans sa quête. C'est un roman qui lorgne du côté du fantastique, de la SF et même de l'uchronie. Mais c'est avant tout un récit initiatique et un roman d'aventure.
La suite de Décadence est aussi en cours de rédaction. On y retrouvera la plupart des personnages du premier opus, toujours autant de magie et encore une enquête policière, même si son importance est moindre que dans le premier tome.
1 Peux tu te présenter en quelques mots ?
Quelques mots, c'est facile. Je les ai même classés par ordre alphabétique : autodidacte, cheveux longs, droitier, passionné, prof, rêveur, solitaire, timide, trentenaire.
2 Comment es-tu venu à l'écriture ?
Par hasard et par défaut. Un peu comme beaucoup de gens, j'ai ressenti le besoin de m'exprimer. J'avais quelque chose comme vingt ans. J'ai toujours été mal à l'aise avec l'oral, je ne sais pas dessiner (mais vraiment pas) et je trouvais ça hasardeux de m'acheter une caméra pour me la jouer Spielberg. J'ai donc pris un papier et un crayon et je me suis mis à écrire. J'étais un fan de SF. J'ai donc écrit de la SF.
3 Tu as écrit plusieurs nouvelles qui appartiennent à un grand cycle de Space Opera, le Cycle de l'Egide. Peux nous le présenter ? Quel avenir comptes-tu donner à cet univers ?
Un grand cycle de Space Opera, c'est un bien grand mot. Disons que ma progression personnelle dans l'écriture s'est toujours faite par paliers. Au bout de quelques années, je me suis dit : "allez, j'en ai marre d'écrire de la daube, je vais faire un truc plus ambitieux". Je n'étais pas chaud pour un roman, j'ai donc attaqué un cycle de nouvelles, dont je comptais faire éditer chaque épisode de manière indépendante. Ca a marché, puisque Oculus, le premier texte, a été ma première nouvelle publiée, dans le webzine phenix mag.
J'ai continué dans cette voie et j'ai écrit d'autres textes qui racontaient le destin de mon jeune héros surdoué, Gort Atiam. Dans le premier, il se fait repérer par des recruteurs pour devenir une sorte de super-humain dont le travail serait d'établir le contact avec les civilisations extraterrestres. Les deux volets suivants racontent deux étapes de sa formation, le quatrième (jamais publié) sert de transition, et le dernier nous montre une de ses missions en tant qu'Ambassadeur de la terre.
Avec le recul, je peux dire que cette série a servi à me motiver, à me donner des objectifs. Mais cela fait longtemps que je n'y travaille plus et je n'ai pas l'intention d'y revenir. Comme je l'ai mentionné, je marche par paliers, et je sais d’expérience que c'est une mauvaise chose que de regarder en arrière.
4 Ton roman de fantasy, Décadence vient de paraître chez Asgard, peux-tu nous en dire plus ?
C'était en 2009, je crois, qu'on a déclaré que la SF était morte et que l’avenir était à la fantasy. Je me suis dit "mince, et moi que rêve de percer, comme je vais faire ?". La réponse était simple : écrire de la fantasy.
Je me suis retroussé les manches et je me suis attelé à cette histoire qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps, celle de mages qui perdaient des organes à force de jeter des sorts. C'est ça qu'on appelle la "décadence". Comme je déteste Tolkien et tous les textes mettant en scène des héros parcourant le monde en quête d'une épée magique ou d'un sens caché de la vie, j'ai organisé mon roman autour d'une trame policière, avec un enquêteur / devin devant démanteler un réseau de trafic d'organes. J'y ai aussi mis une jeune surdouée qui cherche à concrétiser sa destinée, histoire de ne pas dépayser les puristes. Bien sûr, elle aura un rôle à jouer dans l'enquête du devin et, bien sûr, il va leur arriver tout un tas de saletés qui vont leur faire regretter de s'être levés le matin.
Ce que j'aime dans ce roman, c'est qu'il sort des sentiers battus. Il n'y a ni chevalier en armure, ni roi, ni prince, ni dragon, ni elfe, ni troupe de héros, ni inquisition, etc. Il y a juste une magie domestique, quotidienne, qui sert à faire de trous, à coller des choses ensemble, à endormir les gens avant de leur ouvrir le ventre ou à faire parler les morts pour savoir qui les a tués. Et c'est aussi un one-shot, parce que je déteste les romans à suivre (même s'il y aura une suite).
5 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Je suis en train de finaliser un roman ado, "rêve de papier", qui parle d'un garçon qui part à la recherche de son père. La particularité de ce personnage est qu'il fait des rêves prémonitoires, ce qui devrait l'aider dans sa quête. C'est un roman qui lorgne du côté du fantastique, de la SF et même de l'uchronie. Mais c'est avant tout un récit initiatique et un roman d'aventure.
La suite de Décadence est aussi en cours de rédaction. On y retrouvera la plupart des personnages du premier opus, toujours autant de magie et encore une enquête policière, même si son importance est moindre que dans le premier tome.
dimanche 23 juin 2013
Retours à la case pulp
Je l'ai dit souvent - et cela fait grincer des temps à beaucoup - la SF s'est tiré une balle dans le pied à coup de Hard SF, de transhumanisme, de singularité, de post modernisme, d'expérimentation, mais aussi de militarisation de la SF populaire malheureusement. La SF doit se régénérer. Et que remarque t-on quand un genre se régénère ? Quand le thriller se régénère il utilise les motifs du pulp. Quand la fantasy se régénère, c'est la sword and sorcery qui revient sur le devant de la scène ( avec entre autre la fantasy à capuche). La SF doit revenir à la case pulp si elle veut rajeunir son public ou reconquérir un public populaire. J'entend les cris d'orfraie de certains d'ici. Quoi la SF c'est la littérature d'idée, on ne peut pas prostituer cette littérature noble en la donnant à lire à un public plus large. La SF est certes un littérature de concept mais aussi une littérature d'univers et une littérature d'images, donc ce n'est pas incompatible avec le rêve. On peut être populaire et faire réfléchir même en étant hyper pulp. Certes ce n'est pas donné à tout le monde, mais c'est possible.
samedi 1 juin 2013
Dieu est mort
Jack Vance prodigieux auteur de SF nous a quitté à l'âge de 96 ans. Un bel âge. Et une vie bien remplie au service de l'écriture, de la SF, de la fantasy. Dieu est mort. Le plus grand créateur d'univers, certes pas le premier, mais celui qui parmi les premiers a poussé la création de monde relativement loin. Jack Vance a ouvert la voix à des tas d'autres grands conteurs ( Ursula Le Guin, Philip Jose Farmer, Roger Zelazny et surtout Gene Wolfe et GRR Martin). La SF ne serait sans doute pas la même sans lui. Il a donné ses lettres de noblesse au space opera et au planet opera en les inscrivant dans une échelle plus humaine. Comme je l'ai dis précédemment il a contribué à créer de véritables terroirs cosmiques. Terroir cosmique où il place dans des territoires définis et limités des intrigues qui dépassent leurs protagonistes. C'était aussi un auteur qui invitait ses lecteurs au voyage, les dépaysait réellement en poussant les descriptions des paysages et des coutumes, les données anthropologiques, la faune et la flore dans ses derniers retranchements. Créer une véritable illusion de réalisme était son principal souci.
Dieu est mort. Pour les rôlistes Jack Vance était devenu un véritable auteur tutélaire, tant ses idées ont été réutilisées par les créateurs de jeu. Tant aussi le worldbuilding s'est trouvé au coeur de la création rolistique. C'était sans aucun doute l'auteur le plus respecté et le plus admiré par le milieu.
Dieu est mort et rien ne sera plus comme avant. Reste à espérer que les disciples fassent fructifier l'héritage littéraire du maître et que tout ce qu'il a apporté, ses thèmes, ses idées, son ton particulier séduisent une nouvelle génération d'auteurs, et leur donne envie d'écrire, d'écrire et encore d'écrire.
Dieu est mort. Pour les rôlistes Jack Vance était devenu un véritable auteur tutélaire, tant ses idées ont été réutilisées par les créateurs de jeu. Tant aussi le worldbuilding s'est trouvé au coeur de la création rolistique. C'était sans aucun doute l'auteur le plus respecté et le plus admiré par le milieu.
Dieu est mort et rien ne sera plus comme avant. Reste à espérer que les disciples fassent fructifier l'héritage littéraire du maître et que tout ce qu'il a apporté, ses thèmes, ses idées, son ton particulier séduisent une nouvelle génération d'auteurs, et leur donne envie d'écrire, d'écrire et encore d'écrire.
dimanche 26 mai 2013
La laïcité dans la SF et la fantasy
En ces temps de reprise en main religieuse il serait temps de s'intéresser au thème de la laïcité dans l'imaginaire français. On remarque que cette thématique est traitée en creux. La critique des institutions religieuses, souvent virulente, est la manière de s'approprier le thème qu'ont choisi les auteurs français. C'est le thème central de l'oeuvre de Pierre Bordage mais on trouve aussi cet angle d'approche dans certains romans de Laurent Genefort ( Les croisés du vide) et curieusement on le retrouve relayé dans certains romans de fantasy ( les Royaumes Crépusculaires de Mathieu Gaborit).
Curieusement la dénonciation du fanatisme est plutôt relayé par la fantasy chez les anglosaxons : chez Paul Kearney ou R.Scott Bakker. Mais le fanatisme est opposé à un certaine ouverture d'esprit et tolérance. Ainsi dans les Monarchies Divines de Paul Kearney on nous montre deux religions qui s'opposent et qui pourtant ont été fondée par le même prophète. A un moment vient la tolérance et le conciliation. Vision plus positive que ce que propose les français.
Mais dans tout cela il n'y a absolument aucune réflexion sur ce que pourrait être l'avenir de la laïcité au sens français. Rien non plus sur la tolérance religieuse, la pratique modérée de la foi, la nécessaire séparation des mondes religieux et politiques. Aucune vision neutre ou positive de la religion. La religion mène forcément à l'obscurantisme et au fanatisme chez les auteurs français. Rien sur l'oecuménisme ou les évolutions synchrétiques. Rien sur comment évolue les religions dans une société laïque et comment elle peuvent trouver leur place, ni comment elles peuvent être au plus près de la société en renonçant aux interprétations littérales et en acceptant de s'adapter aux réalités multiculturelles. Pourtant toutes réflexion sur l'avenir des religions et comment elles peuvent s'adapter aux société moderne et leur manière de se fondre dans le sécularisme sans renoncer à leurs idéaux, ce qui passent par l'acceptation de la modernité et l'inscription durable dans un monde laïque devrait parler aux auteurs français. Il est regrettable qu'il n'en soit rien.
Curieusement la dénonciation du fanatisme est plutôt relayé par la fantasy chez les anglosaxons : chez Paul Kearney ou R.Scott Bakker. Mais le fanatisme est opposé à un certaine ouverture d'esprit et tolérance. Ainsi dans les Monarchies Divines de Paul Kearney on nous montre deux religions qui s'opposent et qui pourtant ont été fondée par le même prophète. A un moment vient la tolérance et le conciliation. Vision plus positive que ce que propose les français.
Mais dans tout cela il n'y a absolument aucune réflexion sur ce que pourrait être l'avenir de la laïcité au sens français. Rien non plus sur la tolérance religieuse, la pratique modérée de la foi, la nécessaire séparation des mondes religieux et politiques. Aucune vision neutre ou positive de la religion. La religion mène forcément à l'obscurantisme et au fanatisme chez les auteurs français. Rien sur l'oecuménisme ou les évolutions synchrétiques. Rien sur comment évolue les religions dans une société laïque et comment elle peuvent trouver leur place, ni comment elles peuvent être au plus près de la société en renonçant aux interprétations littérales et en acceptant de s'adapter aux réalités multiculturelles. Pourtant toutes réflexion sur l'avenir des religions et comment elles peuvent s'adapter aux société moderne et leur manière de se fondre dans le sécularisme sans renoncer à leurs idéaux, ce qui passent par l'acceptation de la modernité et l'inscription durable dans un monde laïque devrait parler aux auteurs français. Il est regrettable qu'il n'en soit rien.
samedi 6 avril 2013
Du coté d'internet
Il y a d'intéressantes publications en ligne. Je vais donc vous parler de deux d'entre elles lues récemment :
Le grand plongeon de Julien Morgan :
Roman feuilleton, 4 épisodes parus sur huit.
Un space opera qui nous entraîne dans les coulisses pas vraiment jolies d'une émission de téléréalité spectaculaire,Le Grand Plongeon du titre, dont les participants sont des enfants. Tout part de la sélection d'un candidat qui porte le nom d'une religion mal aimée. Et les conséquences de cette sélection vont amener des complications assez énormes. Nous n'avons pas ici de personnages sympathiques, finalement le personnage le plus présentable est un dealer et un tueur à gage. On est assez proche des univers de Peter F Hamilton mais la violence de l'univers fait beaucoup penser à Joel Houssin.
La geste Klarg le Troll de Nicolas B Wulf :
On a coutume de dire un peu de poésie dans un monde brute. Pour Nicolas B Wulf c'est plutôt un peu de brute dans un monde de poésie. Ce long poème épique met en scène, en effet, un jeune Troll. Mais celui ci est à la fois peureux et non violent, donc pas nécessairement conforme aux canons de son peuple. Mais contre toute attente ( et aussi contre lui même) il deviendra un héros. C'est drôle, c'est spirituel. A lire si vous aimez la poésie épique.
Le grand plongeon de Julien Morgan :
Roman feuilleton, 4 épisodes parus sur huit.
Un space opera qui nous entraîne dans les coulisses pas vraiment jolies d'une émission de téléréalité spectaculaire,Le Grand Plongeon du titre, dont les participants sont des enfants. Tout part de la sélection d'un candidat qui porte le nom d'une religion mal aimée. Et les conséquences de cette sélection vont amener des complications assez énormes. Nous n'avons pas ici de personnages sympathiques, finalement le personnage le plus présentable est un dealer et un tueur à gage. On est assez proche des univers de Peter F Hamilton mais la violence de l'univers fait beaucoup penser à Joel Houssin.
La geste Klarg le Troll de Nicolas B Wulf :
On a coutume de dire un peu de poésie dans un monde brute. Pour Nicolas B Wulf c'est plutôt un peu de brute dans un monde de poésie. Ce long poème épique met en scène, en effet, un jeune Troll. Mais celui ci est à la fois peureux et non violent, donc pas nécessairement conforme aux canons de son peuple. Mais contre toute attente ( et aussi contre lui même) il deviendra un héros. C'est drôle, c'est spirituel. A lire si vous aimez la poésie épique.
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