Et si la mythologie était l'avenir des littératures de l'imaginaire ? Cette proposition peut paraître présomptueuse. Mais il y a quelques semaines se tenait à Paris un colloque sur les relations entre la culture antique et la fantasy et la SF. Il en ressortait que selon une intervenante les auteurs de SF et de fantasy d'aujourd'hui n'avait pas d'autre démarche que celle des auteurs antiques. Et l'on sait très bien que Pierre Bordage revendique très haut la mythologie comme sa principale source d'inspiration. Anthony Boulanger construit un univers de SF centré sur une cosmogonie étrange où " tout est oiseau". Nathalie Dau va publier prochainement un roman de fantasy situé dans un univers qu'elle construit patiemment depuis des années et elle se réclame justement de l'influence mythologique. Aux USA la présence de la mythologie est très présente dans les nouvelles de Yoon Ha Lee par exemple.
Ce retours vers des sources mythologiques n'est pas fortuit. Déjà en inscrivant les littératures de l'imaginaire dans la filiation des mythes du passé, il contribue à démontrer que ce sont des littératures aussi légitime que d'autres. Et donc c'est déjà beaucoup. C'est à mon avis cet aspect là de nos littérature de prédilection que nous devrions mettre en avant au lieu de faire des complexes d'infériorité vis à vis de la Blanche. Nous n'en avons pas besoin puisque si nous construisons de nouvelles mythologie nous sommes légitime.
lundi 23 juillet 2012
dimanche 17 juin 2012
Continuité
La SF française semble être dans le même continuum depuis environ 1990. Les auteurs qui ont débuté à cette époque sont toujours là et des nouveaux arrivent régulièrement. Et je ne crois pas qu'une rupture soit prête à arriver. En contrepartie les années 70 et 80 furent assez instables. Les 70"s étaient bien partie mais l'élan s'est cassé dans les années 80. Richard Comballot faisait d'ailleurs que bien peu des auteurs prometteurs des années 70 avaient transformé l'essai. Il y a eu une déperdition dans le fandom à cette époque c'est certain.
Maintenant la situation des genres de l'imaginaire semble être assez stable. La contrepartie à payer est un lectorat plus faible. Mais on peut toujours penser que de ce côté là les choses vont changer.
Maintenant la situation des genres de l'imaginaire semble être assez stable. La contrepartie à payer est un lectorat plus faible. Mais on peut toujours penser que de ce côté là les choses vont changer.
vendredi 1 juin 2012
L'apport du jeu de rôle aux littératures de l'imaginaire
Alors que le jeu de rôle est à nouveau attaqué, penchons nous sur ce qu'il a apporté à notre culture.
Dans les années 90 la science fiction ne fonctionnait plus guère. Les ventes baissaient, il y avait de moins en moins de fans. Mais le renouvellement existait et curieusement la majorité de ces jeunes amateurs arrivaient à la science fiction et à la fantasy par le jeu de rôle.
Sans le jeu de rôle des éditeurs comme Mnémos ou Bragelonne n'existeraient pas. Sans le jeu de rôle, Pierre Bordage n'aurait pas eu le succès qu'il a et qu'il mérite ( sa série " Les Guerriers du silence " a bénéficié d'un fabuleux bouche à oreille dans le milieu rôliste ). Une revue comme Bifrost n'aurait jamais vu le jour. Bon nombre d'auteurs qui ont débuté dans les années 90 et plus encore dans les années 2000 reconnaissent ce qu'ils doivent au jeu de rôle. Il est clair que sans le jeu de rôle le paysage éditorial de l'imaginaire serait beaucoup plus pauvre aujourd'hui.
Le jeu de rôle a également influencé le secteur de la bande dessinée puisque de nombreux scénaristes sont également des rôlistes ou au moins d'anciens rôlistes.
Quand on sait que les lecteurs de fantasy et de science fiction sont parmi les plus gros lecteurs on peut aussi imaginer que les chiffres de la lecture - qui pourtant ne sont pas bons en France - seraient bien plus mauvais qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Dans les années 90 la science fiction ne fonctionnait plus guère. Les ventes baissaient, il y avait de moins en moins de fans. Mais le renouvellement existait et curieusement la majorité de ces jeunes amateurs arrivaient à la science fiction et à la fantasy par le jeu de rôle.
Sans le jeu de rôle des éditeurs comme Mnémos ou Bragelonne n'existeraient pas. Sans le jeu de rôle, Pierre Bordage n'aurait pas eu le succès qu'il a et qu'il mérite ( sa série " Les Guerriers du silence " a bénéficié d'un fabuleux bouche à oreille dans le milieu rôliste ). Une revue comme Bifrost n'aurait jamais vu le jour. Bon nombre d'auteurs qui ont débuté dans les années 90 et plus encore dans les années 2000 reconnaissent ce qu'ils doivent au jeu de rôle. Il est clair que sans le jeu de rôle le paysage éditorial de l'imaginaire serait beaucoup plus pauvre aujourd'hui.
Le jeu de rôle a également influencé le secteur de la bande dessinée puisque de nombreux scénaristes sont également des rôlistes ou au moins d'anciens rôlistes.
Quand on sait que les lecteurs de fantasy et de science fiction sont parmi les plus gros lecteurs on peut aussi imaginer que les chiffres de la lecture - qui pourtant ne sont pas bons en France - seraient bien plus mauvais qu'ils ne le sont aujourd'hui.
samedi 19 mai 2012
Média et littérature
Quand on regarde en arrière on se rend compte que les années 70 furent une période faste pour les littératures de l'imaginaire. Mais cette époque fut aussi l'âge d'or du cinéma de science fiction avec entre autres quelques films cultes ( Star Wars, Blade Runner, 2001 ) au coté de production moins capés ( Soleil Vert, l'Âge de Cristal...) et des nanars. Cette période fut en France celle où la bande dessinée de science fiction s'est développée avec notamment Metal Hurlant dont j'ai parlé récemment. Est ce un hasard que la littérature se soit développée dans cette période, ou l'intérêt pour la littérature de l'imaginaire a - t - il été entraîné par les autres média ?
Dans les années 80 les dessins animés de science fiction aussi bien Japonais qu'Américains fleurissent sur le petit écran. La fin de la période voit une nouvelle génération découvrir la science fiction. En même temps on assiste au développement d'un nouveau loisir le jeu de rôle dont la fantasy était un des principal thème. Or c'est aussi à la fin de cette décennie que l'on a vu la fantasy commencer à intéresser le public. Là aussi on est en droit de se demander si ce n'est pas les autres média qui ont attirés le public vers la SF et la fantasy.
Dans les années 2000 si le début de la période a vu la nouvelle trilogie Star Wars et quelques séries, la deuxième moitié a été plutôt pauvre. Le cinéma s'est surtout intéressé à la fantasy. La SF cinématographique a été assez peu présente si l'on excepte quelques films comme Avatar, District 9 ou Inception tous sortis à l'extrême fin de la décennie en question ( 2009 - 2010 ). Certes le jeu vidéo s'est mis à exploiter un peu plus les genres de l'imaginaire. Mais il faudra attendre quelques années pour voir si tout cela aura un impact car il y a toujours un décalage entre l'engouement pour la Sf médiatique et une période faste pour la SF littéraire. Ou alors si les éditeurs ont décidé de ne pas écouter le public et ont décidé de n'obéir qu'au diktat des supermarchés.
Dans les années 80 les dessins animés de science fiction aussi bien Japonais qu'Américains fleurissent sur le petit écran. La fin de la période voit une nouvelle génération découvrir la science fiction. En même temps on assiste au développement d'un nouveau loisir le jeu de rôle dont la fantasy était un des principal thème. Or c'est aussi à la fin de cette décennie que l'on a vu la fantasy commencer à intéresser le public. Là aussi on est en droit de se demander si ce n'est pas les autres média qui ont attirés le public vers la SF et la fantasy.
Dans les années 2000 si le début de la période a vu la nouvelle trilogie Star Wars et quelques séries, la deuxième moitié a été plutôt pauvre. Le cinéma s'est surtout intéressé à la fantasy. La SF cinématographique a été assez peu présente si l'on excepte quelques films comme Avatar, District 9 ou Inception tous sortis à l'extrême fin de la décennie en question ( 2009 - 2010 ). Certes le jeu vidéo s'est mis à exploiter un peu plus les genres de l'imaginaire. Mais il faudra attendre quelques années pour voir si tout cela aura un impact car il y a toujours un décalage entre l'engouement pour la Sf médiatique et une période faste pour la SF littéraire. Ou alors si les éditeurs ont décidé de ne pas écouter le public et ont décidé de n'obéir qu'au diktat des supermarchés.
vendredi 4 mai 2012
Les espoirs de l'imaginaire : Philippe Goaz
1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Philippe Goaz, 49 ans,marié, père de 3 enfants
.J'habite en région parisienne à Champigny sur marne.Je suis fou de BD, et de musique, le jazz notamment.
2- Comment es-tu arrivé à l'écriture ?
Je suis tout d'abord un gros lecteur d'imaginaire en tout genre. Tout ça depuis qu'un jour, à 17 ans quelqu'un m'a mis entre les mains Le Seigneur des Anneaux. Ce fut une claque monumentale. Longtemps rôliste, pour moi puis, par la suite, pour mes enfants, j'avais écrit quelques scénarios pour mon usage personnel et pour amuser les gosses. Un jour j'ai eu envie de passer le cap et de raconter la vie d'aventuriers mais dans un style assez délirant.je me suis lancé en 2005, sur mon blog, dans l'écriture des aventures de Zordar, un guerrier un peu barjot. Je m'y suis consacré 4 ans et , par la suite, j'ai décidé de répondre à quelques AT, la plupart du temps dans des textes de fantasy humoristiques.
3- Tu écris beaucoup de fantasy humoristique.As tu pour intention de devenir le Pratchett français ? Houlà ! Ce serait bien prétentieux tellement Pratchett est un géant de la fantasy. A mon modeste niveau j'essaie de faire rire sans tomber dans le graveleux. Ce qui n'est pas toujours évident. Mais , le fait que j'ai été publié quelques fois dans des fanzines (AOC) ou des webzines (Les Mots Rêveurs, Outremonde) m'encourage à persévérer. Dans le domaine de la fantasy humoristique je conseille d'ailleurs vivement la lecture de la trilogie Alamander d'Alexis Flamand.
4- Quels sont tes projets littéraires ?
J'ai quelques nouvelles pratiquement terminées mais pas de roman, trop de boulot ! Je ne désespère pas d'être publié un jour dans une anthologie papier. Et puis, je caresse l'espoir, un jour, de publier les aventures complètes de Zordar, le guerrier impulsif ...
Je m'appelle Philippe Goaz, 49 ans,marié, père de 3 enfants
.J'habite en région parisienne à Champigny sur marne.Je suis fou de BD, et de musique, le jazz notamment.
2- Comment es-tu arrivé à l'écriture ?
Je suis tout d'abord un gros lecteur d'imaginaire en tout genre. Tout ça depuis qu'un jour, à 17 ans quelqu'un m'a mis entre les mains Le Seigneur des Anneaux. Ce fut une claque monumentale. Longtemps rôliste, pour moi puis, par la suite, pour mes enfants, j'avais écrit quelques scénarios pour mon usage personnel et pour amuser les gosses. Un jour j'ai eu envie de passer le cap et de raconter la vie d'aventuriers mais dans un style assez délirant.je me suis lancé en 2005, sur mon blog, dans l'écriture des aventures de Zordar, un guerrier un peu barjot. Je m'y suis consacré 4 ans et , par la suite, j'ai décidé de répondre à quelques AT, la plupart du temps dans des textes de fantasy humoristiques.
3- Tu écris beaucoup de fantasy humoristique.As tu pour intention de devenir le Pratchett français ? Houlà ! Ce serait bien prétentieux tellement Pratchett est un géant de la fantasy. A mon modeste niveau j'essaie de faire rire sans tomber dans le graveleux. Ce qui n'est pas toujours évident. Mais , le fait que j'ai été publié quelques fois dans des fanzines (AOC) ou des webzines (Les Mots Rêveurs, Outremonde) m'encourage à persévérer. Dans le domaine de la fantasy humoristique je conseille d'ailleurs vivement la lecture de la trilogie Alamander d'Alexis Flamand.
4- Quels sont tes projets littéraires ?
J'ai quelques nouvelles pratiquement terminées mais pas de roman, trop de boulot ! Je ne désespère pas d'être publié un jour dans une anthologie papier. Et puis, je caresse l'espoir, un jour, de publier les aventures complètes de Zordar, le guerrier impulsif ...
Les espoirs de l'imaginaire : Meddy Ligner
1- Peux - tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Meddy Ligner, j'ai 37 ans, je vis à Poitiers avec ma femme et mes deux enfants. J'enseigne l'histoire-géographie et le français en lycée (professionnel et général). Je suis un fan de sport, notamment de rugby et de baseball (que je pratique en club). J'adore voyager, lire, écouter de la bonne musique...comme tout le monde, en somme...
2 - Comment es tu venu à l'écriture ?
L'imaginaire (SF, fantastique...) m'a toujours fasciné. Petit, je téléphonais à l'émission "La Une est à vous" où on pouvait choisir son programme : moi, je votais toujours pour la Quatrième Dimension ! Je dévorais les films liés à ce genre...et je suis venu naturellement à l'écriture qui laisse une grande liberté et qui peut se faire seul, sans dépendre de personne...
3 - Tu as vu plusieurs de tes nouvelles traduites en anglais alors que tu écris depuis peu. Comment est ce arrivé ?
J'écris depuis 1999 mais mes premières publications dates de 2006. J'ai toujours été attiré par l'étranger (j'y ai vécu et travaillé : en Russie, Chine et Finlande). C'était donc normal pour moi de chercher à exporter mon travail. Je bosse mon anglais et multiplie les contacts. Ca m'a permis d'être traduit en anglais mais aussi en polonais et en finnois !
4 - Tu as en projet un roman de fantasy historique. Peux tu nous en parler ? Il s'agit d'une saga d'aventure qui se déroule dans un monde uchroique où les Mongols dominent l'Eurasie. Dans cet univers, les chamans et les gitans peuvent prédire l'avenir. Nous suivrons les traces de deux religieuses dans une quête très spéciale...
5 - Quels sont tes autres projets littéraires ? J'ai deux projets d'albums pour enfants avec des illustrateurs. Je travaille aussi sur un ouvrage journalistique en relation avec le sport.
Je m'appelle Meddy Ligner, j'ai 37 ans, je vis à Poitiers avec ma femme et mes deux enfants. J'enseigne l'histoire-géographie et le français en lycée (professionnel et général). Je suis un fan de sport, notamment de rugby et de baseball (que je pratique en club). J'adore voyager, lire, écouter de la bonne musique...comme tout le monde, en somme...
2 - Comment es tu venu à l'écriture ?
L'imaginaire (SF, fantastique...) m'a toujours fasciné. Petit, je téléphonais à l'émission "La Une est à vous" où on pouvait choisir son programme : moi, je votais toujours pour la Quatrième Dimension ! Je dévorais les films liés à ce genre...et je suis venu naturellement à l'écriture qui laisse une grande liberté et qui peut se faire seul, sans dépendre de personne...
3 - Tu as vu plusieurs de tes nouvelles traduites en anglais alors que tu écris depuis peu. Comment est ce arrivé ?
J'écris depuis 1999 mais mes premières publications dates de 2006. J'ai toujours été attiré par l'étranger (j'y ai vécu et travaillé : en Russie, Chine et Finlande). C'était donc normal pour moi de chercher à exporter mon travail. Je bosse mon anglais et multiplie les contacts. Ca m'a permis d'être traduit en anglais mais aussi en polonais et en finnois !
4 - Tu as en projet un roman de fantasy historique. Peux tu nous en parler ? Il s'agit d'une saga d'aventure qui se déroule dans un monde uchroique où les Mongols dominent l'Eurasie. Dans cet univers, les chamans et les gitans peuvent prédire l'avenir. Nous suivrons les traces de deux religieuses dans une quête très spéciale...
5 - Quels sont tes autres projets littéraires ? J'ai deux projets d'albums pour enfants avec des illustrateurs. Je travaille aussi sur un ouvrage journalistique en relation avec le sport.
mardi 17 avril 2012
Les espoirs de l'imaginaire : Romain Dhuissier
> 1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Romain d'Huissier, je suis un auteur issu du milieu du jeu de rôle où j'ai laissé mon empreinte sur quelques gammes (Qin, Devâstra, Luchadores, la Brigade chimérique). Depuis peu, je m'essaie à l'édition plus littéraire en répondant à divers appels à textes et en proposant des romans aux éditeurs.
2 - Tu viens du jeu de rôle. Qu'est ce qui t'a donné envie de passer à
la littérature ?
En fait, ça a toujours été mon envie - depuis que je suis tout gosse, je me rêve écrivain.
J'ai eu l'opportunité d'écrire dans le milieu du jeu de rôle et du coup, je pense m'être un peu laissé "enfermer" dedans. C'était confortable, j'avais toujours un projet ou un autre et du coup, j'ai mis en sommeil mes autres ambitions - sans doute aussi par peur de recommencer à zéro dans un nouveau domaine. Attention, je ne regrette rien et j'espère continuer à garder un pied dans le jeu de rôle - loisir que j'adore ! Mais maintenant que je pense avoir l'expérience et la confiance nécessaire, je tente l'écriture romanesque et on va bien voir ce que ça donnera.
3 - Tu as dirigé une anthologie consacré aux super héros et tu vas
sous peu publier un roman sur le même thème. Tu as collaboré à la
rédaction de plusieurs JDR sur le sujet. Qu'est ce qui t'attire dans
les surhommes justiciers ?
J'ai grandi avec, tout simplement.
Ma première lecture fut le Special Strange mettant en scène la mort du Phénix noir : ça marque un enfant ! Il y a toujours eu des Strange, des Nova et des Titan chez moi et là où beaucoup ont grandi avec le Seigneur des Anneaux ou les Livres dont vous êtes le héros, moi c'était les exploits des super-héros qui ont bercé mon adolescence. Une passion que je n'ai jamais reniée !
4 -En bon amateur de comics, le scénario de BD t'attire t- il ?
Oh oui, c'est aussi un rêve.
Pas forcément de la BD de super-héros - même si la voie ouverte par Serge Lehman avec la Brigade chimérique et Masqué donne de l'espoir dans ce genre -, mais j'aimerai un jour m'essayer à cet exercice. Cela dit, il paraît que le marché de la BD est encore plus engorgé que celui de l'édition littéraire donc je ne me berce pas trop d'illusions. Mais si j'ai l'opportunité un jour...
5 Tu va aussi publier une série de fascicules de fantasy historique sur
la chevalerie chinoise au Carnoplaste. Peux tu nous présenter ce
projet ?
Alors ce n'est pas réellement de la fantasy, mais tout simplement un hommage à la littérature de chevalerie chinoise. Si certes la magie peut y avoir sa place et que les exploits des héros y sont plus grands que nature, c'est plus de la mythologie populaire que de la fantasy strico sensu.
Pour en revenir à ces fascicules, il s'agit des Chroniques du Jiang hu : une série de récits prenant place dans la Chine du monde des arts martiaux - à la manière des films de la Shaw Bros par exemple. Le premier sort en avril / mai et a pour titre la Rédemption du Phénix : c'est une histoire purement dans l'esprit des romans classiques chinois, avec force combats, techniques secrètes et tragédies déchirantes.
6 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Dans l'immédiat, j'espère voir un bon accueil pour la Rédemption du Phénix et mon roman de super-héros chez Rivière blanche (qui se nomme Hexagon : Matière noire). J'ai également une nouvelle qui va faire partie du recueil U-Chroniques, édité par l'association ImaJn'ère à l'occasion de leur salon en juin. Je compte continuer à écrire quelques Chroniques du Jiang hu si le lectorat et l'éditeur suivent et il n'est pas impossible que Rivière blanche soit preneur de la suite des aventures de mes super-héros !
Sinon, j'ai tracé le plan d'un roman de fantasy hindouisante. Sans doute mon prochain gros projet.
Je m'appelle Romain d'Huissier, je suis un auteur issu du milieu du jeu de rôle où j'ai laissé mon empreinte sur quelques gammes (Qin, Devâstra, Luchadores, la Brigade chimérique). Depuis peu, je m'essaie à l'édition plus littéraire en répondant à divers appels à textes et en proposant des romans aux éditeurs.
2 - Tu viens du jeu de rôle. Qu'est ce qui t'a donné envie de passer à
la littérature ?
En fait, ça a toujours été mon envie - depuis que je suis tout gosse, je me rêve écrivain.
J'ai eu l'opportunité d'écrire dans le milieu du jeu de rôle et du coup, je pense m'être un peu laissé "enfermer" dedans. C'était confortable, j'avais toujours un projet ou un autre et du coup, j'ai mis en sommeil mes autres ambitions - sans doute aussi par peur de recommencer à zéro dans un nouveau domaine. Attention, je ne regrette rien et j'espère continuer à garder un pied dans le jeu de rôle - loisir que j'adore ! Mais maintenant que je pense avoir l'expérience et la confiance nécessaire, je tente l'écriture romanesque et on va bien voir ce que ça donnera.
3 - Tu as dirigé une anthologie consacré aux super héros et tu vas
sous peu publier un roman sur le même thème. Tu as collaboré à la
rédaction de plusieurs JDR sur le sujet. Qu'est ce qui t'attire dans
les surhommes justiciers ?
J'ai grandi avec, tout simplement.
Ma première lecture fut le Special Strange mettant en scène la mort du Phénix noir : ça marque un enfant ! Il y a toujours eu des Strange, des Nova et des Titan chez moi et là où beaucoup ont grandi avec le Seigneur des Anneaux ou les Livres dont vous êtes le héros, moi c'était les exploits des super-héros qui ont bercé mon adolescence. Une passion que je n'ai jamais reniée !
4 -En bon amateur de comics, le scénario de BD t'attire t- il ?
Oh oui, c'est aussi un rêve.
Pas forcément de la BD de super-héros - même si la voie ouverte par Serge Lehman avec la Brigade chimérique et Masqué donne de l'espoir dans ce genre -, mais j'aimerai un jour m'essayer à cet exercice. Cela dit, il paraît que le marché de la BD est encore plus engorgé que celui de l'édition littéraire donc je ne me berce pas trop d'illusions. Mais si j'ai l'opportunité un jour...
5 Tu va aussi publier une série de fascicules de fantasy historique sur
la chevalerie chinoise au Carnoplaste. Peux tu nous présenter ce
projet ?
Alors ce n'est pas réellement de la fantasy, mais tout simplement un hommage à la littérature de chevalerie chinoise. Si certes la magie peut y avoir sa place et que les exploits des héros y sont plus grands que nature, c'est plus de la mythologie populaire que de la fantasy strico sensu.
Pour en revenir à ces fascicules, il s'agit des Chroniques du Jiang hu : une série de récits prenant place dans la Chine du monde des arts martiaux - à la manière des films de la Shaw Bros par exemple. Le premier sort en avril / mai et a pour titre la Rédemption du Phénix : c'est une histoire purement dans l'esprit des romans classiques chinois, avec force combats, techniques secrètes et tragédies déchirantes.
6 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Dans l'immédiat, j'espère voir un bon accueil pour la Rédemption du Phénix et mon roman de super-héros chez Rivière blanche (qui se nomme Hexagon : Matière noire). J'ai également une nouvelle qui va faire partie du recueil U-Chroniques, édité par l'association ImaJn'ère à l'occasion de leur salon en juin. Je compte continuer à écrire quelques Chroniques du Jiang hu si le lectorat et l'éditeur suivent et il n'est pas impossible que Rivière blanche soit preneur de la suite des aventures de mes super-héros !
Sinon, j'ai tracé le plan d'un roman de fantasy hindouisante. Sans doute mon prochain gros projet.
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