Non les puppies ne défendent pas le pulp. Loin de là. Les auteurs pulp ou old school sont ailleurs aujourd'hui.
Yoon Ha Lee est certainement l'un des auteurs les plus old school du moment. C'est la Leigh Brackett des années 2000. Mais c'est une autoresse issue de la communauté coréenne américaine.
Benajnun Sriduagkaew est une autoresse Thaïlandaise qui écrit des nouvelles de SF old school. Mais d'une part elle n'a jamais caché ses idées proches de l'extrême gauche, d'autres part elle met souvent en scène des héroïnes lesbiennes.
Chris Willrich écrit de la sword and sorcery ou de la science fantasy où il met en scène le relativisme culturelle et c'est totalement pulp.
Sean T.M Stiennon est un auteur extrêmement pulp. Mais il met en scène des héros non humains comme l'extraterrestre félin Flinteye, ou l'homme crabe Shabak.
John M Whalen écrit réellement une SF pulp à l'ancienne mais il fait évoluer son héros Jack Brand sur une planète ravagée par le l'ultra-libéralisme. Il n'hésite pas aussi à s'inspirer des séries TV ou des comics pour élargir ses sources d'inspiration.
Zachary Jernigan ne fait pas mystère de ses opinions progressistes mais ça l'empêche pas d'écrire "un maîtres de l'univers pour adulte" dans sa duologie de Jeroun.
Donc il existe des auteurs pulp ou old school progressistes et ce ne sont là que quelques exemples. Il y en a beaucoup d'autres ( notamment chez les auteurs de sword and sorcery de la nouvelle génération) et je parle même pas du mouvement new pulp ou des auto-édités.
D'un autre coté les supporters des Puppies se rendent compte qu'ils ont été trompé par leurs maîtres à penser et créent de nouveaux supports pour publier de la SF et de la fantasy pulp. Et ils publient curieusement des auteurs de toutes opinions et non seulement de la leur (mais vu leur anciennes allégeances aux Puppies, ils s'en prennent plein la gueule).
samedi 4 mars 2017
lundi 27 février 2017
La France terre de fantasy
L'ADN de la fantasy coule dans les veines de la littérature française. Tout commence au moyen âge où les chansons de geste puis les romans notamment les romans antiques développent des éléments merveilleux à la douzaine. On n'ose même pas parler des mirabilia comme ceux de Gervais de Tibury ou de Jean de Mandeville.
Ensuite de Rabelais aux récits de voyages extraordinaires du 18éme siècle en passant par les romans de chevalerie du 16éme ( Amadis de Gaule), les romans d'aventure baroques du 17éme (Gomberville, la Calprenède et les autres auteurs de ce mouvement) et quelques œuvre atypiques, le merveilleux épique est là.
Au 19éme siècle plus rien et il faut attendre la fin du 20éme pour que la fantasy renaisse sous l'influence anglo-saxonne. Plus rien pas tout à fait. Le 20éme siècle a eu quelques œuvres - les Centaures de Lichtemberger, l'imbuvable Testament de Merlin, roman en vers de Théophile Briand, Ptah Othep de Charles Duits.... il y a quand même de la matière mais peu. Au 19éme siècle c'est plutôt vers la poésie qu'il faut se tourner avec les Parnassiens et Victor Hugo et sa légende des siècles.
La fantasy britannique est né du mouvement Arts and Craft. Mouvement de contestation du capitalisme industriel par l'art. En France il n'y a pas eu de mouvement comparable. Ce qui fait que malgré un terreau favorable - le roman préhistorique, la thématique du monde perdu, le surréalisme imaginaire de Michaux et Roussel- la fantasy ne s'est pas développé en France dans la première moitié du 20éme siècle. Le fait que la France était surtout une nation rurale et non une nation industrielle - elle l'est devenue dans l'immédiate après guerre - explique sans doute que le capitalisme industriel avait une meilleure image dans les esprits. La contestation chez nous était surtout marxiste et guère favorable à l'imaginaire de la fantasy.
Ensuite de Rabelais aux récits de voyages extraordinaires du 18éme siècle en passant par les romans de chevalerie du 16éme ( Amadis de Gaule), les romans d'aventure baroques du 17éme (Gomberville, la Calprenède et les autres auteurs de ce mouvement) et quelques œuvre atypiques, le merveilleux épique est là.
Au 19éme siècle plus rien et il faut attendre la fin du 20éme pour que la fantasy renaisse sous l'influence anglo-saxonne. Plus rien pas tout à fait. Le 20éme siècle a eu quelques œuvres - les Centaures de Lichtemberger, l'imbuvable Testament de Merlin, roman en vers de Théophile Briand, Ptah Othep de Charles Duits.... il y a quand même de la matière mais peu. Au 19éme siècle c'est plutôt vers la poésie qu'il faut se tourner avec les Parnassiens et Victor Hugo et sa légende des siècles.
La fantasy britannique est né du mouvement Arts and Craft. Mouvement de contestation du capitalisme industriel par l'art. En France il n'y a pas eu de mouvement comparable. Ce qui fait que malgré un terreau favorable - le roman préhistorique, la thématique du monde perdu, le surréalisme imaginaire de Michaux et Roussel- la fantasy ne s'est pas développé en France dans la première moitié du 20éme siècle. Le fait que la France était surtout une nation rurale et non une nation industrielle - elle l'est devenue dans l'immédiate après guerre - explique sans doute que le capitalisme industriel avait une meilleure image dans les esprits. La contestation chez nous était surtout marxiste et guère favorable à l'imaginaire de la fantasy.
vendredi 24 février 2017
Pulp et politique
Je ne parle habituellement pas de politique sur ce blog. Mais je vais faire une légère entorse puisque je vais une fois encore parler des puppies. Ou plutôt du pourquoi de leur influence. On remarque que bon nombre de membres des Sad Puppies sont publiés par un éditeur important, Baen, très diffusés aux USA, que l'on trouve aussi bien dans les librairies que dans les drugstores. D'un autre coté les Rabid Puppies se sont groupés autour de la maison d'édition de l'ignoble Vox Day, Castalia House. Ces maisons d'éditions sont orientées pulp.
Or, ou sont les auteurs pulp progressistes ? Dans de petites small press ou alors en auto-publication. Ou encore ils publient non chez des éditeurs spécialisés SF mais chez des éditeurs estampillés new pulp. Pourquoi n'y a t-il pas d'éditeurs de SF et fantasy pulp progressiste ? Une sorte d'anti-Baen. Pour que les auteurs d'imaginaire pulp progressistes ou non conservateurs puissent être publiés il faut des éditeurs qui s'y penchent. Aujourd'hui les auteurs progressistes publiés sont souvent des auteurs ambitieux mais pas uniquement.
Yoon Ha Lee est sans doute une des autoresses les plus old school du moment. On peut dire sans se tromper qu'elle est la Leigh Brackett des années 2010, mais si ses nouvelles ont bien trouvé le chemin de webzines américains comme Beneath Ceaseless Skies ou Clarkesworld, ses romans sont publiés par l'éditeur britannique Solaris. Y-a-t-il un mal a être progressiste et faire de la SF old school pour les éditeurs américains non conservateurs ?
Ces réflexions m'ont conduit en partie à lancer ma maison d'édition, Pulp Factory. Je ne voulais pas qu'à un moment le fait de publier de la SF ou de la fantasy pulp devienne un enjeux politique ou que des éditeurs d'extrême droite s'emparent du créneau chez nous aussi dans leur volonté de radicaliser une certaine jeunesse. Je voulais garder un espace pour que des auteurs aussi bien de gauche que de droite modérée ou centristes puissent publier de la littérature populaire juste pour le fun et propose un divertissement intelligent.
Or, ou sont les auteurs pulp progressistes ? Dans de petites small press ou alors en auto-publication. Ou encore ils publient non chez des éditeurs spécialisés SF mais chez des éditeurs estampillés new pulp. Pourquoi n'y a t-il pas d'éditeurs de SF et fantasy pulp progressiste ? Une sorte d'anti-Baen. Pour que les auteurs d'imaginaire pulp progressistes ou non conservateurs puissent être publiés il faut des éditeurs qui s'y penchent. Aujourd'hui les auteurs progressistes publiés sont souvent des auteurs ambitieux mais pas uniquement.
Yoon Ha Lee est sans doute une des autoresses les plus old school du moment. On peut dire sans se tromper qu'elle est la Leigh Brackett des années 2010, mais si ses nouvelles ont bien trouvé le chemin de webzines américains comme Beneath Ceaseless Skies ou Clarkesworld, ses romans sont publiés par l'éditeur britannique Solaris. Y-a-t-il un mal a être progressiste et faire de la SF old school pour les éditeurs américains non conservateurs ?
Ces réflexions m'ont conduit en partie à lancer ma maison d'édition, Pulp Factory. Je ne voulais pas qu'à un moment le fait de publier de la SF ou de la fantasy pulp devienne un enjeux politique ou que des éditeurs d'extrême droite s'emparent du créneau chez nous aussi dans leur volonté de radicaliser une certaine jeunesse. Je voulais garder un espace pour que des auteurs aussi bien de gauche que de droite modérée ou centristes puissent publier de la littérature populaire juste pour le fun et propose un divertissement intelligent.
dimanche 19 février 2017
Soyons bordélique
En 2002 suite à une interview de Sylvie Miller, où elle évoquait la richesse des littératures de l'imaginaire en Espagne, j'ai décidé de m'y intéresser (j'ai poussé le vice jusqu'à apprendre l'Espagnol en 3 mois grâce à Assimil pour pouvoir lire les sites espagnols). J'ai découvert un monde très riche, un fandom aux initiatives foisonnantes, une richesse du monde éditorial avec de multiples small press. Mais j'ai eu également l'impression que derrière ce foisonnement il y avait un fandom extrêmement bordélique et que c'était ce qui faisait sa force.
J'ai vu de ce coté la situations évoluer en France. À la même époque j'avais l'impression que le fandom français était extrêmement carré, trop peut être. Ce coté bordélique nous avons fini par le gagner à fin des années 2000. Et il nous faut le garder, peut être même le cultiver pour être de plus en plus bordélique, ça ne pourra être que positif. Développons des fandoms régionaux, multiplions les initiatives, explorons toutes les directions même celles qui ne sont pas appréciés par les prescripteurs. Rapprochons nous du plus possible de fandoms connexes, cultivons le dialogue avec les médias.... Bref allons de tous les cotés à la fois. Déclarons une fois pour toute qu'il n'y a pas de voie royale et que toutes les voies valent la peine d'être explorées. On est sur le chemin, il faut simplement aller plus loin et il finira bien par en sortir quelque chose. Personne n'est capable de prédire quoi, mais l'on verra bien.
J'ai vu de ce coté la situations évoluer en France. À la même époque j'avais l'impression que le fandom français était extrêmement carré, trop peut être. Ce coté bordélique nous avons fini par le gagner à fin des années 2000. Et il nous faut le garder, peut être même le cultiver pour être de plus en plus bordélique, ça ne pourra être que positif. Développons des fandoms régionaux, multiplions les initiatives, explorons toutes les directions même celles qui ne sont pas appréciés par les prescripteurs. Rapprochons nous du plus possible de fandoms connexes, cultivons le dialogue avec les médias.... Bref allons de tous les cotés à la fois. Déclarons une fois pour toute qu'il n'y a pas de voie royale et que toutes les voies valent la peine d'être explorées. On est sur le chemin, il faut simplement aller plus loin et il finira bien par en sortir quelque chose. Personne n'est capable de prédire quoi, mais l'on verra bien.
mercredi 28 décembre 2016
Nouveau Monde Hors Série 4
Un nouveau hors série pour Nouveau Monde consacré au dernier Tournoi des Nouvellistes. Comme d'habitude avec ce zine , les textes sont assez inégaux mais il y a de petites perles.
Jean Christophe Gapdy confirme tout le bien que je pense de lui. Il nous livre deux petits bijoux et nous découvrons une nouvelle facette de sa créativité. En effet outre une nouvelle de SF il nous propose aussi un texte de fantasy avec un univers excellent.
La révélation du numéro c'est Yoann Bruni avec un récit évoquant le fanatisme religieux qui nous montre que le monstre n'est pas forcément celui que la société désigne ainsi. Autre nouvelle venue, Rachel Fleurotte, nous propose un récit de chasse au monstre dans la Rome antique.
Richard Mesplède, Pascal Bléval, Erik Vaucey ou encore Donald Ghautier, vieux routiers du webzine viennent confirmer leurs talents. Mais l'on trouve aussi de bons textes signés Eloise de Valsombre, Emmanuel Delporte, Céline Reinert, Marine Jehano, Alex Evans ou encore Chimène Peucelle. Je suis moins fan des autres textes même si certains sont très bien.
Jean Christophe Gapdy confirme tout le bien que je pense de lui. Il nous livre deux petits bijoux et nous découvrons une nouvelle facette de sa créativité. En effet outre une nouvelle de SF il nous propose aussi un texte de fantasy avec un univers excellent.
La révélation du numéro c'est Yoann Bruni avec un récit évoquant le fanatisme religieux qui nous montre que le monstre n'est pas forcément celui que la société désigne ainsi. Autre nouvelle venue, Rachel Fleurotte, nous propose un récit de chasse au monstre dans la Rome antique.
Richard Mesplède, Pascal Bléval, Erik Vaucey ou encore Donald Ghautier, vieux routiers du webzine viennent confirmer leurs talents. Mais l'on trouve aussi de bons textes signés Eloise de Valsombre, Emmanuel Delporte, Céline Reinert, Marine Jehano, Alex Evans ou encore Chimène Peucelle. Je suis moins fan des autres textes même si certains sont très bien.
mardi 6 décembre 2016
Au delà de la hype.
Bon, mon article précédent fait parler et a provoqué une polémique que je ne cherchais absolument pas. La hype, c'était en grande partie un ressenti de ma part. Certains auteurs qui se rapprochent de la blanche ou qui traitent de thèmes dans l'air du temps sont mis en avant par le fandom et sont présentés comme des chefs d'œuvre incontournables.
Je ne voulais pas insulter qui que ce soit, j'ai eu la dent assez dur dans mes phrases, je le reconnais.
On va développer les choses et argumenter.
Je suis de ceux qui ont toujours contesté le rapprochement avec la blanche. Pour moi ce sont deux littératures tellement différentes dans leur régime sémiotique. L'imaginaire est à dominante narrative, la blanche à dominante passionnelle. Parce que par blanche ce n'est pas la littérature générale dans son ensemble que je désigne mais bien la littérature psychologique et dramatique.
Le récit passionnel je ne peux absolument pas le lire et ce n'est pas ce que j'ai envie de trouver dans l'imaginaire. Le récit passionnel c'est quand ce sont les tensions entre les passions humaines qui forment le moteur du récit. Ca m'ennuie.
Comme la métaphysique m'ennuie. C'est d'ailleurs pour ça que je me suis forcé à fini un roman comme Spin que j'ai détesté. Je préfère nettement la SF et la fantasy quand elle s'attache à l'anthropologie, les grandes questions philosophiques à la base de nos civilisation. C'est dans ces moments que je trouve les littératures de l'imaginaire passionnantes. Et il y a plein d'auteurs qui œuvrent dans ce sens et beaucoup de français et ça c'est bien.
Qu'il y ait des auteurs ambitieux c'est un bien. Mais que certains d'entre eux essaie de couper les ponts avec une certaine identité du genre, je le regrette. Même si je sais bien que ces choses là ça fait partie de l'évolution du parcours de vie d'un auteur. Mais il y a derrière la croyance qu'il faut se détacher d'une certaine vision des littératures de genre, je ne la partage pas. Je pense au contraire que c'est par le dialogue avec les autres média que la SF et la fantasy peuvent conquérir un nouveau public. Et que ce n'est pas antinomique avec des œuvres bien écrites.
Sans l'arrivée d'auteurs et d'éditeurs issus du jeu de rôle dans les années 90, il n'y aurai sans doute pas de fantasy française aujourd'hui. Sans les dessins animés japonais de SF des années 80 et les comics américains chez LUG, la SF n'aurait pas relevé la tête au début des années 90. Et il faut bien voir que le public rôliste par exemple a participé au bouche à oreille d'une œuvre comme les Guerriers du Silence de Pierre Bordage. Donc le contact avec les fandoms proches est nécessaires. Il faut arrêter de faire des gamers un objet de moquerie. Il faut au contraire penser à eux comme à un lectorat potentiel.
Je ne voulais pas insulter qui que ce soit, j'ai eu la dent assez dur dans mes phrases, je le reconnais.
On va développer les choses et argumenter.
Je suis de ceux qui ont toujours contesté le rapprochement avec la blanche. Pour moi ce sont deux littératures tellement différentes dans leur régime sémiotique. L'imaginaire est à dominante narrative, la blanche à dominante passionnelle. Parce que par blanche ce n'est pas la littérature générale dans son ensemble que je désigne mais bien la littérature psychologique et dramatique.
Le récit passionnel je ne peux absolument pas le lire et ce n'est pas ce que j'ai envie de trouver dans l'imaginaire. Le récit passionnel c'est quand ce sont les tensions entre les passions humaines qui forment le moteur du récit. Ca m'ennuie.
Comme la métaphysique m'ennuie. C'est d'ailleurs pour ça que je me suis forcé à fini un roman comme Spin que j'ai détesté. Je préfère nettement la SF et la fantasy quand elle s'attache à l'anthropologie, les grandes questions philosophiques à la base de nos civilisation. C'est dans ces moments que je trouve les littératures de l'imaginaire passionnantes. Et il y a plein d'auteurs qui œuvrent dans ce sens et beaucoup de français et ça c'est bien.
Qu'il y ait des auteurs ambitieux c'est un bien. Mais que certains d'entre eux essaie de couper les ponts avec une certaine identité du genre, je le regrette. Même si je sais bien que ces choses là ça fait partie de l'évolution du parcours de vie d'un auteur. Mais il y a derrière la croyance qu'il faut se détacher d'une certaine vision des littératures de genre, je ne la partage pas. Je pense au contraire que c'est par le dialogue avec les autres média que la SF et la fantasy peuvent conquérir un nouveau public. Et que ce n'est pas antinomique avec des œuvres bien écrites.
Sans l'arrivée d'auteurs et d'éditeurs issus du jeu de rôle dans les années 90, il n'y aurai sans doute pas de fantasy française aujourd'hui. Sans les dessins animés japonais de SF des années 80 et les comics américains chez LUG, la SF n'aurait pas relevé la tête au début des années 90. Et il faut bien voir que le public rôliste par exemple a participé au bouche à oreille d'une œuvre comme les Guerriers du Silence de Pierre Bordage. Donc le contact avec les fandoms proches est nécessaires. Il faut arrêter de faire des gamers un objet de moquerie. Il faut au contraire penser à eux comme à un lectorat potentiel.
dimanche 27 novembre 2016
Que reste - t - il de notre hype ?
La hype, l'imaginaire n'y échappe pas, surtout en France. Mais quelque part la hype c'est le mal. La hype c'est l'anti-buzz. La volonté de quelques acteurs du fandom de mettre en avant ce qu'ils pensent branché.
Et là on peut se demander ce qu'il reste ces hypes des années 2000.
Pourquoi a-t-on mis en avant David Calvo et Fabrice Colin plutôt que Nico Bally ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Léa Sihol plutôt que Nathalie Dau ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Catherine Dufour plutôt que Charlotte Bousquet ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Jeanne A Debat plutôt que Timothée Rey ?
Pourquoi aujourd'hui met - on en avant Bruno Pochesci plutôt que Jean Bury ou Phil Becker ?
La seule hype vraiment mérité c'est Jaworski. Bref ça ne fait pas lourd. La hype sert - elle à étouffer le buzz ? Ce buzz qui a été utile dans les années 90 et qui a permis à des auteurs comme Pierre Bordage, Serge Lehman, Ayerdahl, Laurent Genefort en SF ou Mathieu Gaborit en fantasy de se faire connaître et d'avoir le succès qu'ils méritent. La hype a - t - elle été contreproductive ? Sûrement quelque part.
Les auteurs la recherche même. On a le cas de Laurent Kloetzer, qui d'auteur de fantasy de bon niveau littéraire, certes, mais très abordable, s'est laissé griser par la volonté de faire la hype et a glissé vers une SF branchouille pour bobo.
Bref peut être que revenir au bouche à oreille ne serait pas un mal. Au fan qui parle au fan et qui oublie un peu les prescripteurs du milieu. Il faut se souvenir que la hype n'est pas forcément un phénomène récent. Dans les années 80 il valait mieux mettre en avant Jouanne ou Volodine plutôt que Richard Canal. Ou encore Barbéri plutôt que Boireau ou Sylvie Lainé. On a l'impression que l'histoire bégaye puissance deux.
Et là on peut se demander ce qu'il reste ces hypes des années 2000.
Pourquoi a-t-on mis en avant David Calvo et Fabrice Colin plutôt que Nico Bally ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Léa Sihol plutôt que Nathalie Dau ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Catherine Dufour plutôt que Charlotte Bousquet ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Jeanne A Debat plutôt que Timothée Rey ?
Pourquoi aujourd'hui met - on en avant Bruno Pochesci plutôt que Jean Bury ou Phil Becker ?
La seule hype vraiment mérité c'est Jaworski. Bref ça ne fait pas lourd. La hype sert - elle à étouffer le buzz ? Ce buzz qui a été utile dans les années 90 et qui a permis à des auteurs comme Pierre Bordage, Serge Lehman, Ayerdahl, Laurent Genefort en SF ou Mathieu Gaborit en fantasy de se faire connaître et d'avoir le succès qu'ils méritent. La hype a - t - elle été contreproductive ? Sûrement quelque part.
Les auteurs la recherche même. On a le cas de Laurent Kloetzer, qui d'auteur de fantasy de bon niveau littéraire, certes, mais très abordable, s'est laissé griser par la volonté de faire la hype et a glissé vers une SF branchouille pour bobo.
Bref peut être que revenir au bouche à oreille ne serait pas un mal. Au fan qui parle au fan et qui oublie un peu les prescripteurs du milieu. Il faut se souvenir que la hype n'est pas forcément un phénomène récent. Dans les années 80 il valait mieux mettre en avant Jouanne ou Volodine plutôt que Richard Canal. Ou encore Barbéri plutôt que Boireau ou Sylvie Lainé. On a l'impression que l'histoire bégaye puissance deux.
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