Bon, mon article précédent fait parler et a provoqué une polémique que je ne cherchais absolument pas. La hype, c'était en grande partie un ressenti de ma part. Certains auteurs qui se rapprochent de la blanche ou qui traitent de thèmes dans l'air du temps sont mis en avant par le fandom et sont présentés comme des chefs d'œuvre incontournables.
Je ne voulais pas insulter qui que ce soit, j'ai eu la dent assez dur dans mes phrases, je le reconnais.
On va développer les choses et argumenter.
Je suis de ceux qui ont toujours contesté le rapprochement avec la blanche. Pour moi ce sont deux littératures tellement différentes dans leur régime sémiotique. L'imaginaire est à dominante narrative, la blanche à dominante passionnelle. Parce que par blanche ce n'est pas la littérature générale dans son ensemble que je désigne mais bien la littérature psychologique et dramatique.
Le récit passionnel je ne peux absolument pas le lire et ce n'est pas ce que j'ai envie de trouver dans l'imaginaire. Le récit passionnel c'est quand ce sont les tensions entre les passions humaines qui forment le moteur du récit. Ca m'ennuie.
Comme la métaphysique m'ennuie. C'est d'ailleurs pour ça que je me suis forcé à fini un roman comme Spin que j'ai détesté. Je préfère nettement la SF et la fantasy quand elle s'attache à l'anthropologie, les grandes questions philosophiques à la base de nos civilisation. C'est dans ces moments que je trouve les littératures de l'imaginaire passionnantes. Et il y a plein d'auteurs qui œuvrent dans ce sens et beaucoup de français et ça c'est bien.
Qu'il y ait des auteurs ambitieux c'est un bien. Mais que certains d'entre eux essaie de couper les ponts avec une certaine identité du genre, je le regrette. Même si je sais bien que ces choses là ça fait partie de l'évolution du parcours de vie d'un auteur. Mais il y a derrière la croyance qu'il faut se détacher d'une certaine vision des littératures de genre, je ne la partage pas. Je pense au contraire que c'est par le dialogue avec les autres média que la SF et la fantasy peuvent conquérir un nouveau public. Et que ce n'est pas antinomique avec des œuvres bien écrites.
Sans l'arrivée d'auteurs et d'éditeurs issus du jeu de rôle dans les années 90, il n'y aurai sans doute pas de fantasy française aujourd'hui. Sans les dessins animés japonais de SF des années 80 et les comics américains chez LUG, la SF n'aurait pas relevé la tête au début des années 90. Et il faut bien voir que le public rôliste par exemple a participé au bouche à oreille d'une œuvre comme les Guerriers du Silence de Pierre Bordage. Donc le contact avec les fandoms proches est nécessaires. Il faut arrêter de faire des gamers un objet de moquerie. Il faut au contraire penser à eux comme à un lectorat potentiel.
mardi 6 décembre 2016
dimanche 27 novembre 2016
Que reste - t - il de notre hype ?
La hype, l'imaginaire n'y échappe pas, surtout en France. Mais quelque part la hype c'est le mal. La hype c'est l'anti-buzz. La volonté de quelques acteurs du fandom de mettre en avant ce qu'ils pensent branché.
Et là on peut se demander ce qu'il reste ces hypes des années 2000.
Pourquoi a-t-on mis en avant David Calvo et Fabrice Colin plutôt que Nico Bally ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Léa Sihol plutôt que Nathalie Dau ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Catherine Dufour plutôt que Charlotte Bousquet ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Jeanne A Debat plutôt que Timothée Rey ?
Pourquoi aujourd'hui met - on en avant Bruno Pochesci plutôt que Jean Bury ou Phil Becker ?
La seule hype vraiment mérité c'est Jaworski. Bref ça ne fait pas lourd. La hype sert - elle à étouffer le buzz ? Ce buzz qui a été utile dans les années 90 et qui a permis à des auteurs comme Pierre Bordage, Serge Lehman, Ayerdahl, Laurent Genefort en SF ou Mathieu Gaborit en fantasy de se faire connaître et d'avoir le succès qu'ils méritent. La hype a - t - elle été contreproductive ? Sûrement quelque part.
Les auteurs la recherche même. On a le cas de Laurent Kloetzer, qui d'auteur de fantasy de bon niveau littéraire, certes, mais très abordable, s'est laissé griser par la volonté de faire la hype et a glissé vers une SF branchouille pour bobo.
Bref peut être que revenir au bouche à oreille ne serait pas un mal. Au fan qui parle au fan et qui oublie un peu les prescripteurs du milieu. Il faut se souvenir que la hype n'est pas forcément un phénomène récent. Dans les années 80 il valait mieux mettre en avant Jouanne ou Volodine plutôt que Richard Canal. Ou encore Barbéri plutôt que Boireau ou Sylvie Lainé. On a l'impression que l'histoire bégaye puissance deux.
Et là on peut se demander ce qu'il reste ces hypes des années 2000.
Pourquoi a-t-on mis en avant David Calvo et Fabrice Colin plutôt que Nico Bally ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Léa Sihol plutôt que Nathalie Dau ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Catherine Dufour plutôt que Charlotte Bousquet ?
Pourquoi a-t-on mis en avant Jeanne A Debat plutôt que Timothée Rey ?
Pourquoi aujourd'hui met - on en avant Bruno Pochesci plutôt que Jean Bury ou Phil Becker ?
La seule hype vraiment mérité c'est Jaworski. Bref ça ne fait pas lourd. La hype sert - elle à étouffer le buzz ? Ce buzz qui a été utile dans les années 90 et qui a permis à des auteurs comme Pierre Bordage, Serge Lehman, Ayerdahl, Laurent Genefort en SF ou Mathieu Gaborit en fantasy de se faire connaître et d'avoir le succès qu'ils méritent. La hype a - t - elle été contreproductive ? Sûrement quelque part.
Les auteurs la recherche même. On a le cas de Laurent Kloetzer, qui d'auteur de fantasy de bon niveau littéraire, certes, mais très abordable, s'est laissé griser par la volonté de faire la hype et a glissé vers une SF branchouille pour bobo.
Bref peut être que revenir au bouche à oreille ne serait pas un mal. Au fan qui parle au fan et qui oublie un peu les prescripteurs du milieu. Il faut se souvenir que la hype n'est pas forcément un phénomène récent. Dans les années 80 il valait mieux mettre en avant Jouanne ou Volodine plutôt que Richard Canal. Ou encore Barbéri plutôt que Boireau ou Sylvie Lainé. On a l'impression que l'histoire bégaye puissance deux.
mercredi 19 octobre 2016
Les espoirs de l'imaginaire : Grégory Covin
1
- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je
m’appelle Grégory Covin. Je suis né en 1975 sur les hauteurs de
Rouen.
2
- Comment es tu venu à l’écriture ?
Gamin,
je jouais aux Livres dont vous êtes le héros. Les Dragons d’Or,
Défis Fantastiques, La Voie du Tigre. J’adorais ça. Puis un ami
m’a fait découvrir les jeux de rôles via WarHammer.
J’ai très vite été emballé, et eu l’envie de devenir maître
du jeu. A cette époque, je lisais H.P. Lovecraft et me suis donc
naturellement tourné vers L’Appel
de Cthulhu.
Finalement, quand il est devenu difficile de se réunir entre amis, à
l’époque où je suis entré en Fac, je me suis mis à l’écriture.
En 2003, j’ai envoyé un texte à la revue Science-fiction
magazine, et il a été accepté (En
regardant passer le train,
SF Mag 38). Depuis, j’écris principalement pour répondre à des
appels à textes, voyant les thèmes proposés comme autant de défis…
fantastiques.
3
- Ton thème de prédilection semble être l’horreur cosmique.
Qu’est ce qui t’attire dans cette thématique ?
Je
fonctionne par cycles. Fan de Lovecraft et Masterton, j’ai commencé
à écrire des récits de terreur/horreur. Avant de passer à autre
chose ; Heroïc Fantasy, science-fiction. Depuis quelques
années, j’aborde une facette plus spirituelle et philosophique.
Ces récits sont plus complexes et sans doute moins faciles à faire
publier, mais ça ne m’empêche pas de les écrire. Mes bases
littéraires sont cependant toujours là. Je suis indéniablement
imprégné par la cosmogonie Lovecraftienne, et elle revient
régulièrement dans mes écrits.
Je
constate ainsi que l’Ecriture est une question de strates. Les
textes que j’écris aujourd’hui sont très différents de ceux
que j’écrivais il y a cinq ans par exemple ; et chaque
nouvelle est un jalon de plus dans une certaine forme de réflexion.
D’où cette notion de cycles. Quand j’ai cette sensation d’avoir
répondu, en la prenant sous tous les angles, à une question que je
me posais, mon cycle se termine et j’entame quelque chose de
totalement nouveau.
Ce
qui m’attire dans l’horreur cosmique est ce besoin en tant
qu’auteur de se laisser aller à puiser dans la démesure. De
s’ouvrir l’esprit à imaginer toujours plus grand – pas
seulement des horreurs, mais des concepts, des croyances, des lois.
J’ai ainsi écrit un triptyque que j’ai terminé il y a peu ;
le premier texte est sur Dieu, le second sur l’Antéchrist et enfin
le troisième sur l’Homme. Ce qui est amusant et intriguant, c’est
que je n’ai compris seulement en finissant le texte sur l’Homme
qu’ils étaient liés entre eux. Qu’ils répondaient à une
question mais que je n’aurais pas abouti au troisième sans avoir
écrit le premier, puis le second. C’est une sorte de Rubik cube
qui finit par aligner toutes les bonnes couleurs à force de
manipulation. Je suis mon premier lecteur, et l’écriture est une
façon de développer ma pensée, de faire face à mon moi profond,
et de savoir ce que je pense intimement. Bien évidemment, tous les
textes ne sont pas des réponses à certaines questions ;
l’écriture doit avant tout être un voyage cahoté d’incroyables
rebondissements. Mais certains textes peuvent se révéler d’étranges
prismes.
4
- Bien qu’étant un petit maître francophone de l’horreur, tu
n’as jamais été publié par des éditeurs comme Malpertuis ou la
Clé d’Argent qui pourtant publie énormément d’auteurs de
fantastique horrifique. Pourquoi avoir choisi de ne pas leur proposer
de textes ?
Je
suis un peu déviant et ne cherche pas forcément les éditeurs les
plus connus. La preuve, je ne connais pas ceux que tu cites. J’ai
réussi un premier concours chez Mots et Légendes (en 2009 – Dans
les Ténèbres),
la relation avec l’éditeur s’est très bien passée, et me suis
donc attelé à un autre texte lorsque j’ai eu le thème du
concours suivant (L’empreinte
du Mal,
en 2010, a ainsi été publié). Trois autres textes ont vu le jour
par la suite, jusqu’à travailler sur une novella pour ce même
éditeur, Le
Nouveau Règne.
Je suis un auteur fidèle à l’éditeur qui croit en moi et tente
ainsi avant tout de lui proposer des textes en lien aux concours
qu’il propose.
5
- Peux tu nous parler du Nouveau Règne ?
Je
n’ai jamais lu Conan (ou plutôt seulement des comics publiés chez
Marvel), mais j’ai un jour été contacté par Emmanuel Collot, de
Science-fiction magazine, qui préparait une anthologie sur Robert E.
Howard, avec une première partie sur l’auteur et une seconde sur
des novellistes qui écriraient sur son personnage. Je lui ai proposé
un texte d’Heroïc Fantasy, et il a été publié chez Eons (Les
Mangeurs des Sables,
in Les Enfants de Conan). Cette expérience m’a beaucoup plu car je
n’avais alors pas l’habitude d’écrire des récits de ce genre
littéraire. Quand Ludo, de Mots et Légendes, a demandé à des
auteurs de lui envoyer des novellas, j’ai eu l’envie de retrouver
mon personnage, Thorn, mais de le passer en second plan. Le
personnage principal est ainsi une femme, N’Hil, qui détient dans
son organisme une entité qui cherche à s’emparer d’elle, mais
apte également à la guérir de ses blessures (afin que l’enveloppe
de son futur hôte reste en bon état). L’intrigue jongle avec
l’action et la psychologie du personnage qui perd pieds. N’Hil va
tenter de trouver un remède pour Thorn, qui a été empoisonné.
Elle a pour mission de rejoindre la garde personnelle de la reine du
royaume, afin de se rapprocher d’elle et l’assassiner. Acte
commandité par le roi lui-même. Mais elle va comprendre qu’un
ennemi invisible investit les lieux et le pouvoir en place, pour le
renverser. Et qu’elle le sert peut-être sans le savoir. N’Hil va
ainsi devoir avancer en doutant de ce qui l’entoure, tout en gérant
cette chose en elle qui, à son niveau, l’envahit tout autant.
C’est un récit à l’univers gothique, bourré d’action et de
rebondissements, de scènes sexy, avec un personnage central que le
lecteur devrait apprécier (voilà, j’ai fait ma pub ).
6
- Quels sont tes autres projets littéraires ?
Quand
les corrections du Nouveau
Règne
seront terminées (courant novembre), je partirai en quête d’un
nouveau concours de nouvelles. Pour l’heure, j’attends des
réponses d’appels à textes et la sortie pour mars prochain de La
Grande Aventure
aux éditions Nutty Sheep.
dimanche 16 octobre 2016
La fantasy urbaine et ses courants
Comme je fais partie des gens qui en ont marre de lire n'importe quoi sur la fantasy urbaine, j'écris cet article pour permettre de mieux s'y retrouver. Fréquentant depuis longtemps les cycles de critiques et d'infos anglo-saxons, je suis arrivé à une classification qui n'est sans doute pas exhaustive mais qui permet déjà de déblayer le terrain.
- Le courant hardboiled gothique, sans doute le plus connu en France. Reprend les codes du récits de détectives de roman noir dans un quotidien peuplé de créatures surnaturelles. C'est les Bloodties de Tanya Huff, les dossiers Dresden de Jim Butcher, les Mercy Thomson de Patricia Briggs et toutes les autres séries du même genre.
- Le courant pulp / comics. Un courant qui comme son nom l'indique est largement inspiré par le pulp avec des héros plus grand que nature. Ce courant s'est pas mal développé depuis quelques années. C'est la série des Eddie Drood de Simon Green, les Shadow Ops de Myke Cole, les Incryptid de Seanan McGuire, les Valducans de Seth Skorkovsky ou la série Owl de Kristi Charish. Des romans qui mettent en scène des aventuriers, des agents secrets ou membres d'organisation secrète ou encore des militaires dans une ambiance tournée vers l'aventure et l'action.
- Le courant "Harry Potter pour adulte". La magie est là et les magiciens forment une société parallèle parmi les humains. On trouve évidemment la série des Magiciens de Lev Grossman, les Rivières de Londres de Ben Aaronovitch, la série Marla Mason de T.A Pratt, les Matthew Swift de Kate Griffin et les Alex Verus de Benedict Jakka. C'est un courant à dominante britannique comme on le voit avec les auteurs cités en exemple.
- Le "courant littéraire". Courant historique des origines de la fantasy urbaine. Plus proche du fantastique nous avons l'arrivée d'un élément de merveilleux dans le monde réel qui bouleverse le quotidien de personnages ordinaires ou alors des œuvres qui mettent en scène des personnages tentant de réenchanter le monde avec leurs pouvoirs. Ce sont des auteurs comme Charles de Lindt ou un roman comme le Dernier Magicien de Megan Lindholm. C'est un courant né dans les années 80 où il était dominant et est aujourd'hui le moins abondant mais donne toujours naissances à de nouvelles œuvres.
- Le courant occulte. Créé par Neil Gaiman, il parle de sociétés cachées parmi nous depuis la nuit des temps mais dont les humains n'ont pas conscience. Le courant "Harry Potter" pour adulte est en fait qu'un dérivé de ce courant là. Harry Potter au départ avant de devenir une œuvre culte appartient à ce courant.
- Le courant hardboiled gothique, sans doute le plus connu en France. Reprend les codes du récits de détectives de roman noir dans un quotidien peuplé de créatures surnaturelles. C'est les Bloodties de Tanya Huff, les dossiers Dresden de Jim Butcher, les Mercy Thomson de Patricia Briggs et toutes les autres séries du même genre.
- Le courant pulp / comics. Un courant qui comme son nom l'indique est largement inspiré par le pulp avec des héros plus grand que nature. Ce courant s'est pas mal développé depuis quelques années. C'est la série des Eddie Drood de Simon Green, les Shadow Ops de Myke Cole, les Incryptid de Seanan McGuire, les Valducans de Seth Skorkovsky ou la série Owl de Kristi Charish. Des romans qui mettent en scène des aventuriers, des agents secrets ou membres d'organisation secrète ou encore des militaires dans une ambiance tournée vers l'aventure et l'action.
- Le courant "Harry Potter pour adulte". La magie est là et les magiciens forment une société parallèle parmi les humains. On trouve évidemment la série des Magiciens de Lev Grossman, les Rivières de Londres de Ben Aaronovitch, la série Marla Mason de T.A Pratt, les Matthew Swift de Kate Griffin et les Alex Verus de Benedict Jakka. C'est un courant à dominante britannique comme on le voit avec les auteurs cités en exemple.
- Le "courant littéraire". Courant historique des origines de la fantasy urbaine. Plus proche du fantastique nous avons l'arrivée d'un élément de merveilleux dans le monde réel qui bouleverse le quotidien de personnages ordinaires ou alors des œuvres qui mettent en scène des personnages tentant de réenchanter le monde avec leurs pouvoirs. Ce sont des auteurs comme Charles de Lindt ou un roman comme le Dernier Magicien de Megan Lindholm. C'est un courant né dans les années 80 où il était dominant et est aujourd'hui le moins abondant mais donne toujours naissances à de nouvelles œuvres.
- Le courant occulte. Créé par Neil Gaiman, il parle de sociétés cachées parmi nous depuis la nuit des temps mais dont les humains n'ont pas conscience. Le courant "Harry Potter" pour adulte est en fait qu'un dérivé de ce courant là. Harry Potter au départ avant de devenir une œuvre culte appartient à ce courant.
mercredi 12 octobre 2016
La fantasy urbaine en France
En surfant sur le web je suis tombé sur un article du site Vampires et Sorcières tirant la sonnette d'alarme sur le piètre état du marché de la fantasy urbaine.
Je pensais naïvement que c'était le segment qui marchait. Mais en fait, non. C'est là qu'il y a eu le plus de séries abandonnées. Et finalement quand on y réfléchit ce n'est peut être pas si étonnant.
D'une part la fantasy urbaine n'existe pas. En tout cas chez Bragelonne. Il y a d'un côté la bit lit, ce non genre créé pour un impératif marketing pour servir de cheval de Troie de l'imaginaire dans la grade distribution ( encore une stratégie qui a foiré d'ailleurs), de l'autre le fantastique. Tout roman de fantasy urbaine qui n'est pas bit lit pour eux est du fantastique. Pour preuve Les Dossiers Dresden ont été lancé dans la collection L'Ombre avec l'échec que l'on connaît.
Le terme bit lit a tellement été repris par la concurrence pour désigner la fantasy urbaine avec une héroïne féminine forte, que le concept même de fantasy urbaine a été complétement effacé. Quand un roman de fantasy urbaine met en scène un protagoniste masculin, un groupe d'individus des deux sexes, ou une héroïne n'ayant pas le profil d'un personnage de bit lit type, ça n'existe tout simplement pas. Les ravages du marketing illustré par l'exemple.
A coté de ça de la fantasy urbaine on en trouve là où l'on ne s'attend pas à en trouver. Dans le catalogue Rivière Blanche, dans la collection Noire a été publiée la série Panthéra de Pierre Alexis Orloff. Il suffit de consulter le quatrième de couverture pour se rendre compte que c'est de la pure fantasy urbaine. Je ne les aie pas lu personnellement mais ils ont bonne réputation. Et dans quelques mois ils vont publier un autre roman de fantasy urbaine.
La fantasy urbaine française a quelques fleurons. J'ai passé un bon moment de lecture sur les 81 Frères de Romain Dhuissier. Et il y a pas mal d'autres petites choses chez des petits éditeurs.
Mais je me demande si la popularité ne viendra pas à la fantasy urbaine par le régionalisme. A l'instar du polar qui a accru sa popularité dans les années 2000 avec l'apparition du polar régional, est ce qu'il n'y a pas la place pour une fantasy urbaine régionale ? Les villes française, que ce soit des métropoles ou des villes moyennes d'ailleurs, sont riches en histoire et en légendes. Tout un terreau sur lequel l'on peut bâtir des mythologies.
Je pensais naïvement que c'était le segment qui marchait. Mais en fait, non. C'est là qu'il y a eu le plus de séries abandonnées. Et finalement quand on y réfléchit ce n'est peut être pas si étonnant.
D'une part la fantasy urbaine n'existe pas. En tout cas chez Bragelonne. Il y a d'un côté la bit lit, ce non genre créé pour un impératif marketing pour servir de cheval de Troie de l'imaginaire dans la grade distribution ( encore une stratégie qui a foiré d'ailleurs), de l'autre le fantastique. Tout roman de fantasy urbaine qui n'est pas bit lit pour eux est du fantastique. Pour preuve Les Dossiers Dresden ont été lancé dans la collection L'Ombre avec l'échec que l'on connaît.
Le terme bit lit a tellement été repris par la concurrence pour désigner la fantasy urbaine avec une héroïne féminine forte, que le concept même de fantasy urbaine a été complétement effacé. Quand un roman de fantasy urbaine met en scène un protagoniste masculin, un groupe d'individus des deux sexes, ou une héroïne n'ayant pas le profil d'un personnage de bit lit type, ça n'existe tout simplement pas. Les ravages du marketing illustré par l'exemple.
A coté de ça de la fantasy urbaine on en trouve là où l'on ne s'attend pas à en trouver. Dans le catalogue Rivière Blanche, dans la collection Noire a été publiée la série Panthéra de Pierre Alexis Orloff. Il suffit de consulter le quatrième de couverture pour se rendre compte que c'est de la pure fantasy urbaine. Je ne les aie pas lu personnellement mais ils ont bonne réputation. Et dans quelques mois ils vont publier un autre roman de fantasy urbaine.
La fantasy urbaine française a quelques fleurons. J'ai passé un bon moment de lecture sur les 81 Frères de Romain Dhuissier. Et il y a pas mal d'autres petites choses chez des petits éditeurs.
Mais je me demande si la popularité ne viendra pas à la fantasy urbaine par le régionalisme. A l'instar du polar qui a accru sa popularité dans les années 2000 avec l'apparition du polar régional, est ce qu'il n'y a pas la place pour une fantasy urbaine régionale ? Les villes française, que ce soit des métropoles ou des villes moyennes d'ailleurs, sont riches en histoire et en légendes. Tout un terreau sur lequel l'on peut bâtir des mythologies.
mardi 11 octobre 2016
Rapprochements
Quand la SF a essayé de se rapprocher du polar dans les années 80, ça a surtout profité au polar.
Quand la SF a essayé de se rapprocher de la blanche plus récemment, ça a surtout profité à la blanche.
Quand la fantasy a essayé de se rapprocher de la romance au début de cette décennie, ça a plutôt profité à la romance.
Il serait temps que les littératures de l'imaginaire ne soit à la remorque de personne d'autres et joue la carte du dialogue entre les média. Ca fait assez longtemps que je prêche dans le désert ou presque à ce sujet (mais il semble que d'autres se remue aussi depuis quelques mois).
Parce que :
- Quand la fantasy se rapproche du jeu de rôle ça marche.
- Quand les littératures de l'imaginaire se rapproche de la BD, ça marche aussi.
Quand la SF a essayé de se rapprocher de la blanche plus récemment, ça a surtout profité à la blanche.
Quand la fantasy a essayé de se rapprocher de la romance au début de cette décennie, ça a plutôt profité à la romance.
Il serait temps que les littératures de l'imaginaire ne soit à la remorque de personne d'autres et joue la carte du dialogue entre les média. Ca fait assez longtemps que je prêche dans le désert ou presque à ce sujet (mais il semble que d'autres se remue aussi depuis quelques mois).
Parce que :
- Quand la fantasy se rapproche du jeu de rôle ça marche.
- Quand les littératures de l'imaginaire se rapproche de la BD, ça marche aussi.
mercredi 5 octobre 2016
Les espoirs de l'imaginaire : Patrice Mora
1
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je
vais essayer même si je trouve toujours cet exercice d’une extrême
difficulté. Je suis né dans les années 70 près de Paris, mais je
grandis dans les environs de Nice, à Cagnes-sur-Mer pour être
précis. Fuyant le brouhaha de la Riviera je me réfugie en Norvège
dès 2005 date à laquelle j’ai commencé à écrire d’une
manière un peu plus sérieuse, je rêve ou cela nous amène à ta
seconde question ?
2 Comment es-tu venu à l’écriture ?
C’est
une question que je me pose souvent, mais à vrai dire je crois que
j’ai toujours écrit. Petit garçon, j’élaborais déjà des
histoires plus ou moins complexes pour mes Playmobil et autres
Big-Jim, les quarantenaires apprécieront sans doute les références.
À l’adolescence c’est l’appel du jeu de rôle qui a alimenté
mes nuits blanches dans la rédaction de scénarii plus ou moins
fouillés et puis, à force de coucher des mots sur du papier j’ai
eu envie d’écrire une histoire complète avec un vrai début, un
développement et une chute et depuis j’essaye d’améliorer ma
technique d’écriture, de peaufiner les ambiances, d’accepter les
critiques afin d’avancer dans ma quête d’auteur « débutant »
3
Peux tu nous parler de l’Emprise du Lwa, ton premier roman paru
récemment chez Le Petit Caveau ?
Tout
d’abord, je tiens à remercier les Éditions du petit caveau pour
leur confiance et leur professionnalisme. Sans eux, jamais ce projet
n’aurait pu voir le jour. En ce qui concerne les protagonistes mis
en scène dans "L’emprise du Lwa", ils sont nés dans une
nouvelle destinée à une anthologie sur Jack l’Éventreur. Si
l’anthologie n’a malheureusement jamais vu le jour, je me suis
tellement amusé avec Sir Thomas et son compère Mortimer que j’ai
décidé de développer ces deux personnages dans un ouvrage ou leurs
personnalités pourraient s’épanouir. Les deux gentilshommes
évoluent dans une société secrète chargée de réguler les
interactions entre les princes démoniaques de Pandémonium et
l’humanité. Dans un cadre précieux, nos deux héros louvoient
dans les hautes sphères du gratin parisien. Là entre deux
mondanités, ils attirent l’attention d’un Lwa. Le récit nous
entraine alors dans un dangereux jeu de cache-cache où les deux
gentilshommes perdront leur statut de « chasseur » pour
se retrouver dans la peau du gibier. Entrainés malgré eux dans les
profondes racines de la religion vaudou, ils devront faire face à la
cruauté du Lwa. Il m’est toujours très difficile de parler d’un
roman sans en dévoiler toute l’intrigue, il te faudra donc lire le
roman pour en savoir plus.
4
Quels sont tes autres projets littéraires ?
Beaucoup
de projets et pas assez de temps. Je termine actuellement un roman
qui mêle étroitement érotisme et horreur. Les deux genres peuvent
bien entendu choquer, mais je suis plutôt satisfait du premier jet.
J’ai bien entendu dans mes cartons une nouvelle aventure pour nos
deux compères. J’aimerai notamment y développer tous les aspects
de cette « Loge » où ils évoluent tout en décrivant le
Bergen des années 1890. Quelque chose me dit que les grands anciens
devraient être de la partie, mais pour l’instant je n’en dis pas
plus. Je te remercie une nouvelle fois de m’accorder cette
interview et j’espère pouvoir rapidement donner vie aux nouvelles
aventures de Sir
Thomas Bartholomew Lawrence et du Major
William Eliasus Mortimer
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