Steve Davidson écrivait dans Amazing Stories que les littératures de l'imaginaire formaient le coeur de culture populaire dans le monde occidental. Et si l'on est un tant soit peu attentif à notre environnement culturel, on se rend compte qu'en France ce n'est pas le cas. Ca vaut la peine de réfléchir à ce qui est le coeur de la culture populaire en France. Aujourd'hui il s'agit du genre policier. D'ailleurs c'est reconnu largement par les spécialistes de culture en France. Si l'on regarde bien c'était déjà le cas dans les années 70, même si la SF était en phase ascendante à l'époque. Mais entre 1979 et 1995, nous avons vécu une période étrange pendant laquelle le roman de terroir est devenu le coeur de la culture populaire. Tout d'abord Denis Tillinac crée l'école de Brive, pour diffuser une littérature populaire véhiculant des valeurs conservatrices et réagir ainsi contre le roman noir et la SF jugés trop à gauche. Mais derrière le succès du roman de terroir il y a aussi l'utopie du retour à la terre qui a permis à de nombreux jeunes urbains de changer de vie en s'installant comme agriculteur. C'est le télescopage de ces deux éléments qui a permis à ce genre de devenir énorme. Les éditeurs ont créé leurs collections, les small press régionales se sont multipliées. Avec en filigrane, la quête d'identité, et surtout le retours vers la tradition et le refus de la modernité.
Dans les années 80 aussi bien la SF que le polar fonctionnent assez mal. C'est la culture ruraliste qui va devenir pour une quinzaine d'années le centre de gravité de la culture populaire avant que le polar reprenne sa place.
L'imaginaire malgré les efforts des éditeurs spécialisés dans les années 90 n'a pas pu prendre cette place. Après 15 années de contre-temps le status quo s'est réinstallé. D'autant que peut être le fandom a insuffisamment joué la carte du dialogue avec les autres média ( mais cela j'en parlerais dans mon prochain article).
mercredi 4 février 2015
mardi 3 février 2015
Imaginaire et contre culture
La culture de l'imaginaire est étroitement liée à la contre - culture. Mais la contre culture en France est différente de la contre culture américaine. Elle s'est développée plus tard déjà. La contre culture chez les Anglo-saxons est née dans les universités. En France les universités se sont développées assez tard. En 1975 il n'y avait que 9% d'une classe d'âge qui accédait au baccalauréat. C'est donc dans les années 80 que l'université s'est démocratisée. De plus le système français se caractérise par sa dualité universités / grandes écoles. Et il est clair que dans certaines grandes écoles, notamment les écoles de commerce, la contre culture a eu plus de difficultés à percer. Par contre il est vrai que certaines les écoles d'ingénieur entre autres ont vu se développer des activités autour du jeu de rôle ou de la bande dessinée et sont devenues assez vite des creusets pour cette contre culture.
Aux USA, c'est Berkeley qui a été le berceau de la contre culture, une université publique qui accueillait des étudiants issus de la classe moyenne et même des milieux plus modestes. En France c'est l'école normale supérieure de la rue d'Ulm qui a joué ce rôle. On sait notamment que ce vénérable établissement a eu un rôle dans la diffusion du jeu de rôles en France. Nous sommes en présence d'une des écoles les plus élitiste de notre modèle républicain (et en plus un établissement parisien), où certes l'on trouve des étudiants venus de la classe moyenne mais beaucoup plus de la classe moyenne supérieure ou de la classe aisée. Ce n'est donc pas le même public qui a contribué à diffuser cette contre culture.
La contre culture doit aussi beaucoup aux villes ouvrières dans le monde anglo-saxo : Chicago et Detroit pour les USA, Manchester et Liverpool pour la Grande Bretagne. Nous n'avons pas eu l'équivalent. Par contre en France la contre culture a été vite récupérée par les milieux d'extrême gauche et le Larzac a été aussi bien un foyer de contestation politique que culturelle. D'un coté nous avons l'utopie d'enfants d'ouvriers qui souhaitent intégrer les classes moyennes et qui pensent avoir une chance d'y parvenir au moyen de l'art et de la culture et de l'autre ( en France) l'utopie du retour à la terre. Il est clair que le sens est différent. Mais je reviendrais à ce dernier point dans mon prochain billet.
Aux USA, c'est Berkeley qui a été le berceau de la contre culture, une université publique qui accueillait des étudiants issus de la classe moyenne et même des milieux plus modestes. En France c'est l'école normale supérieure de la rue d'Ulm qui a joué ce rôle. On sait notamment que ce vénérable établissement a eu un rôle dans la diffusion du jeu de rôles en France. Nous sommes en présence d'une des écoles les plus élitiste de notre modèle républicain (et en plus un établissement parisien), où certes l'on trouve des étudiants venus de la classe moyenne mais beaucoup plus de la classe moyenne supérieure ou de la classe aisée. Ce n'est donc pas le même public qui a contribué à diffuser cette contre culture.
La contre culture doit aussi beaucoup aux villes ouvrières dans le monde anglo-saxo : Chicago et Detroit pour les USA, Manchester et Liverpool pour la Grande Bretagne. Nous n'avons pas eu l'équivalent. Par contre en France la contre culture a été vite récupérée par les milieux d'extrême gauche et le Larzac a été aussi bien un foyer de contestation politique que culturelle. D'un coté nous avons l'utopie d'enfants d'ouvriers qui souhaitent intégrer les classes moyennes et qui pensent avoir une chance d'y parvenir au moyen de l'art et de la culture et de l'autre ( en France) l'utopie du retour à la terre. Il est clair que le sens est différent. Mais je reviendrais à ce dernier point dans mon prochain billet.
mercredi 28 janvier 2015
Cosplay et littérature
En 2013 paraissait chez l'éditeur américain Pro Se, spécialisé dans le New Pulp, un recueil qui regroupait des aventures d'un personnage appelé The Pulptress. Au départ le personnage est la création d'une cosplayeuse qui participait à des conventions pulps. Aujourd'hui c'est au tour du personnage d'un autre cosplayeur, Peter Pixie, de se voir décliné en prose. Est ce l'avant garde de quelque chose ? Des cosplayeurs qui créent leurs propres personnages, leur background etc... qui les déclinent en licence. C'est très américain, je ne pense pas qu'on verra ce phénomène en France. Mais ça montre le dialogue qui existe entre littérature populaire et le milieu geek en général.
samedi 24 janvier 2015
Les espoirs en 2014 et 2015
Je vous donne des nouvelles des espoirs interviewés sur ce blog depuis 2011. Certains ont été publiés en volume cette année.
Aurélie Wellenstein a publié un recueil de nouvelles chez le Club Présence d'Esprit.
Meddy Ligner a publié son premier roman aux éditions Armada.
Julien Heylbroeck a publié un roman chez ActuSF.
Solenne Pourbaix a publié un roman chez Rivière Blanche ( bon là l'interview était à l'occasion de la sortie du roman en question).
Stéphane Desienne continue sa série Toxic chez Walrus
En 2015 :
Romain Dhussier va publier un roman de fantasy urbaine chez Critic ( une histoire de magicien détective à Hong Kong, ça promet).
Philippe Deniel revient sur le devant de la scène. Il a des nouvelles dans pas moins de trois anthologies en ce début d'année ( dont l'anthologie sur les créatures asiatiques de Voy'el et celle sur le weird western de Rivière Blanche) et une autre dans le fanzine Eclats de Rêves. On espère que ce regain d'activité augure d'un vrai retours en force de cet auteur trop rare.
Stéphane Desienne va commencer une nouvelle série numérique Exil.
Aurélie Wellenstein a publié un recueil de nouvelles chez le Club Présence d'Esprit.
Meddy Ligner a publié son premier roman aux éditions Armada.
Julien Heylbroeck a publié un roman chez ActuSF.
Solenne Pourbaix a publié un roman chez Rivière Blanche ( bon là l'interview était à l'occasion de la sortie du roman en question).
Stéphane Desienne continue sa série Toxic chez Walrus
En 2015 :
Romain Dhussier va publier un roman de fantasy urbaine chez Critic ( une histoire de magicien détective à Hong Kong, ça promet).
Philippe Deniel revient sur le devant de la scène. Il a des nouvelles dans pas moins de trois anthologies en ce début d'année ( dont l'anthologie sur les créatures asiatiques de Voy'el et celle sur le weird western de Rivière Blanche) et une autre dans le fanzine Eclats de Rêves. On espère que ce regain d'activité augure d'un vrai retours en force de cet auteur trop rare.
Stéphane Desienne va commencer une nouvelle série numérique Exil.
mercredi 10 décembre 2014
Casual reader contre hardcore reader
Comparer le marché des littératures de l'imaginaire à celui des jeux vidéos peut sembler osé mais est finalement assez pertinent. Dans les deux cas l'on a une casualisation du marché.
Comme dans les jeux vidéo les littératures de l'imaginaire ont délaissé certains genres comme le space opéra pas assez formatable dans une démarche de casualisation. Cette casusalisation peut prendre plusieurs formes. Il s'agit ici d'essayer de séduire le grand public ( qui n'existe pas d'ailleurs) et donc rendre abordable la culture de l'imaginaire à des publics qui n'y sont pas forcément sensibles au sens large. Cette casualisation a déjà existé par le passé et concernait un nombre d'oeuvres limitées.
L'explosion de la bit lit est liée au désir des éditeurs de pénétrer le marché de la grande distribution. On a utilisé la fantasy urbaine comme cheval de Troie car c'est un sous genre qui développe des intrigues contemporaines proches du consommateur lambda ou plutôt de la consommatrice car ici c'est la ménagère qui est la cible.
Une autre stratégie est de cibler les lecteurs de blanche pour leur faire lire de la SF ou de la fantasy. C'est une stratégie qui a été pas mal développée par Lune d'Encre, notamment en mettant l'accent sur Robert Charles Wilson, auteur qui justement vise un public de casual readers haut de gamme. D'ailleurs ce qui est intéressant avec Lune d'Encre, c'est que quand ils essayent de revenir vers de l'imaginaire plus coeur de cible le succès n'est pas toujours au rendez vous. Comme si l'étiquette casual de la collection suffisait à en détourner une partie des hard core readers.
Mais il y a d'autres démarches dans la casualisation comme la thrillerisation. Utiliser la forme thriller c'est utiliser le langage hollywoodien dominant. Par exemple loin du renouveau du space opéra annoncé, l'Eveil du Léviathan de James A Corey est avant tout un thriller spatial. Récemment le roman, Seul sur Mars de Andy Weir a été proposé par Bragelonne dans sa collection Thriller.
Mais la fantasy n'est pas en reste. On peut écrire de la fantasy épique pour casual readers, ça donne l'épée de vérité de Terry Goodkind. Mais on peut aussi écrire une fantasy plus relevé dans la même démarche de casualisation, et ça donne Le trône de fer de GRR Martin. C'est pour cela que le succède de l'adaptation télévisée de la saga de Martin ne profite pas à la fantasy en général. Parce que c'est de la fantasy pour grand public qui ne cherche pas forcément des mondes secondaires très travaillés, des éléments fantastiques ou imaginaires très développés, ou des grandes batailles, des constructions anthropologiques complexes mais qui se contente d'intrigues politiques tortueuses dans un univers qui reprend à 90 % des éléments du monde médiéval occidental et qui y rajoute 10% d'éléments personnels.
Comme dans les jeux vidéo les littératures de l'imaginaire ont délaissé certains genres comme le space opéra pas assez formatable dans une démarche de casualisation. Cette casusalisation peut prendre plusieurs formes. Il s'agit ici d'essayer de séduire le grand public ( qui n'existe pas d'ailleurs) et donc rendre abordable la culture de l'imaginaire à des publics qui n'y sont pas forcément sensibles au sens large. Cette casualisation a déjà existé par le passé et concernait un nombre d'oeuvres limitées.
L'explosion de la bit lit est liée au désir des éditeurs de pénétrer le marché de la grande distribution. On a utilisé la fantasy urbaine comme cheval de Troie car c'est un sous genre qui développe des intrigues contemporaines proches du consommateur lambda ou plutôt de la consommatrice car ici c'est la ménagère qui est la cible.
Une autre stratégie est de cibler les lecteurs de blanche pour leur faire lire de la SF ou de la fantasy. C'est une stratégie qui a été pas mal développée par Lune d'Encre, notamment en mettant l'accent sur Robert Charles Wilson, auteur qui justement vise un public de casual readers haut de gamme. D'ailleurs ce qui est intéressant avec Lune d'Encre, c'est que quand ils essayent de revenir vers de l'imaginaire plus coeur de cible le succès n'est pas toujours au rendez vous. Comme si l'étiquette casual de la collection suffisait à en détourner une partie des hard core readers.
Mais il y a d'autres démarches dans la casualisation comme la thrillerisation. Utiliser la forme thriller c'est utiliser le langage hollywoodien dominant. Par exemple loin du renouveau du space opéra annoncé, l'Eveil du Léviathan de James A Corey est avant tout un thriller spatial. Récemment le roman, Seul sur Mars de Andy Weir a été proposé par Bragelonne dans sa collection Thriller.
Mais la fantasy n'est pas en reste. On peut écrire de la fantasy épique pour casual readers, ça donne l'épée de vérité de Terry Goodkind. Mais on peut aussi écrire une fantasy plus relevé dans la même démarche de casualisation, et ça donne Le trône de fer de GRR Martin. C'est pour cela que le succède de l'adaptation télévisée de la saga de Martin ne profite pas à la fantasy en général. Parce que c'est de la fantasy pour grand public qui ne cherche pas forcément des mondes secondaires très travaillés, des éléments fantastiques ou imaginaires très développés, ou des grandes batailles, des constructions anthropologiques complexes mais qui se contente d'intrigues politiques tortueuses dans un univers qui reprend à 90 % des éléments du monde médiéval occidental et qui y rajoute 10% d'éléments personnels.
dimanche 7 décembre 2014
Les espoirs de l'imaginaire : Romain Lucazeau
C'est au tour de Romain Lucazeau, auteur ambitieux, habitué des sommaires depuis des années de se prêter à l'exercice.
1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je suis né en 1981. J'ai été professeur de philosophie et de science politique. Puis je suis devenu consultant en stratégie. Une bonne part de mon métier consiste à faire de la prospective à moyen ou long terme. Le dernier rapport que j'ai écrit portait, par exemple, sur l'effet de l'automatisation sur le marché de l'emploi français. La SF et la vraie vie se rejoignent parfois un peu.
2 - Comment es tu venu à l’écriture ?
J'ai été, et suis toujours, un gros lecteur de science-fiction et de fantasy. En quittant le monde universitaire, en 2007, je me suis senti libéré d'un certain esprit de sérieux. Puisque je n'étais plus sensé produire des kilotonnes d'articles pédants, je pouvais m'amuser un peu. Mes premiers textes reflètent cet état d'esprit léger : des pochades, comme on les a qualifiées, qui trouvaient preneur – ce dont je m'étonne encore.
En même temps, j'avais le souci de continuer à philosopher, mais par derrière, pour ainsi dire. J'apprécie beaucoup l'œuvre de Julien Gracq, qui faisait de la géographie en catimini, par exemple dans le Rivage des Syrtes, ou Michel Tournier, dont les romans sont truffés de références philosophiques. Je soupçonne Damasio de deleuzisme souterrain, également, en particulier dans La Horde. A partir d'un moment, j'ai également produit des textes plus sérieux, qui cherchaient à mettre en musique, pour ainsi dire, des problématiques philosophiques. J'ai également écrit des commentaires philosophiques de thèmes "SFF", dont la plupart sont parus chez Brins d'Eternité, au Québec.
Il y a une autre influence plus essentielle, qui m'a beaucoup déterminé dans mes choix d'écriture : une conférence donnée par Serge Lehman à Normale Sup quand j'y étais moi-même élève. J'éprouve une admiration sans bornes pour sa conception de la science-fiction comme continuation de la métaphysique. J'y consacre d'ailleurs un article, qui paraîtra bientôt dans une revue, Oscillations.
J'ai assez rapidement récolté quelques prix pour certaines de mes nouvelles, dont les Imaginales d'Epinal, en 2010, ce qui m'a poussé à continuer.
3 - Peux tu nous parler de Latium, le projet de roman sur lequel tu travailles depuis quelques années ?
En 2010, donc, s'est imposée l'idée d'un roman. Il prenait racines dans certains de mes textes courts, en termes surtout d'atmosphère et de références. J'ai écrit une espèce de synopsis en trois mois, et puis, cinq ans après, je suis encore dedans. Il est devenu obèse, et malgré toutes nos séances d'exercice en commun, il ne veut pas maigrir.
Il y a dans ce roman une ambition que j'ai esquissée dans un article pour ActaestFabula, et qui m'a valu des volées de bois vert : la nécessité de ressaisir, au sein des genres de l'imaginaire, un matériau culturel qui est celui, pour faire vite, de la culture classique, à l'opposé des clichés qui verrouillent le genre et le réduisent à une production pour connaisseurs, souvent truffée de second degré ou de clins d'oeil.
Le roman se déroule après l'extinction de l'humanité, qui a laissé derrière elle des intelligences artificielles – rendues folles par la disparition de leurs maîtres et créateurs. Mes personnages sont des êtres cornéliens, soumis à une programmation d'airain et en même temps rongés par des désirs de liberté et de quiétude. Leur univers est un mélange de space-opera débridé et d'antiquité grecque et latine. Ce sont des princes et des princesses du théâtre classique transplantés dans l'espace, en somme.
4 - Quels sont tes autres projets littéraires ?
Prendre des vacances littéraires, après avoir terminé ce pavé.
Produire une série de nouvelles sur l'univers de Latium. Ecrire un autre pavé, qui aura pour titre Urbs.
mardi 2 décembre 2014
Les espoirs de l'imaginaire : Solenne Pourbaix
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1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je n'aime pas parler de moi. J'ai bon là? Ca marche comme présentation? Plus sérieusement: Solenne, 29 ans, 1m70, poil soyeux et truffe humide.... Non ok, je sais vraiment pas quoi dire...
2 - Comment es tu venue à l'écriture ?
Au risque de paraitre très pédante, c'est parce que je m'ennuyais dans mes lectures. Je ne trouvais que des choses stéréotypées à mort. Femmes fragiles à sauver, méchants contre gentils... J'étais très frustrée, alors je me suis dis un jour "tiens, au lieu de rêver des trucs dans ma tête, je vais les écrire". Je l'ai fais. Puis j'ai fais lire aux copains. Puis à d'autres gens. J'ai été conseillée, encouragée, j'ai commencé à me dire que peut-être il serait de bon ton de m'y mettre sérieusement au lieu de travailler en improvisant chapitre après chapitre et c'était parti. La machine était lancée. (j'en profite du coup pour remercier Tony Beaufils, de Naheulband et Qantice, qui m'a été d'un grand soutien et d'une aide précieuse!! Tony, si tu nous regarde... *clin d'oeil et doigt pointé vers l'écran* ) Après, si je me suis acharnée là dedans, il y a deux raisons. La première, d'un pragmatisme décevant: j'avais le temps; la deuxième: mes histoires semblent plaire à des gens, alors si en plus de me faire plaisir, je peux faire plaisir, c'est tout bénèf!
3 - Tu vas bientôt publier un roman chez Rivière Blanche, "les promesses d'Atro City". Peux tu nous en parler ?
Alors Les Promesses est, justement, mon tout premier roman écrit "sérieusement". C'est l'histoire de Jan (prononcer "Yan", merci pour lui), un combattant dont le fils a été pris en otage par un dirigeant puissant d'une ville post-apo. Ledit dirigeant, André Auguste, dit, "l'Auguste Auguste", lui promet de lui rendre son fils si Jan travaille pour lui. Il va donc devoir travailler pour ce charmant monsieur et emmènera le lecteur dans un monde détruit, reconstruit, et peuplé de gens bien... et de sacrés cons aussi! C'est une histoire d'aventures, d'aventure aussi, où j'ai voulu briser quelques codes.
4 - Tu as actuellement en chantier un roman de fantasy dans l'univers de la piraterie ( dont on peut lire le premier chapitre sur ton blog). Est-ce que tu peux nous présenter ce projet ?
Ce projet, pour le moment sans titre (oui, non... "romanpirates.doc" ça compte pas) est une sorte de... Euh... Melting pot de genres. Si ça se présente à première vue sous un genre de roman de pirates classique (avec des bateaux, du jargon qui donne le mal de mer et de l'alcool), j'y ai ajouté une dimension féérique. En effet, les humains cohabitent avec des êtres élémentaires, les Faes. Il y a les Pyros (feu), les Aquariens (eau), les Isha (terre), les Eols (air) et les Séléniens (lune). Nous allons suivre Mahalia, une humaine qui tente visiblement de fuir quelque chose ou quelqu'un à bord du Fantôme, vaisseau à la renommée sombre, et hommage non dissimulé à mon livre de chevet "Le Loup des Mers" de Jack London. Comme dans les Promesses d'Atro-City, il y aura pas mal de voyages, mais un peu plus de magie.
5 - Quels sont tes autre projets littéraires ?
Ho pas grand chose... J'ai quelques trucs qui trainent dans mes tiroirs:
-Une trilogie fantastique/aventures qui défonce un peu tous les codes du genre aussi.
-Un roman fantastique/horreur (je cherche quelqu'un pour les corrections afin de l'envoyer à des éditeurs d'ailleurs...) qui se passe dans un monde contemporain, inspiré du jeu de rôle Kult.
-J'ai aussi un recueil de nouvelles horreur/zombie qui cherche un éditeur pour l'adopter.
-Et aussi un roman Heroic Fantasy a retaper (le premier truc que j'ai écris... Mais cette fois, en version travaillée et avec un peu plus d'XPs dans ma compétence "racontage d'histoires").
-Bon pis des nouvelles à droite à gauche...
-Et un projet (bon du coup c'est moins littéraire) de murder (sorte de mini jeu de rôle grandeur nature) que j'écris en collaboration avec mon compagnon.
-AH OUI! Et j'ai aussi une BD débile (loin de la glauquerie de mes textes) tout en bonhommes bâtons où je raconte (à peu près... Hem) ma vie ultra captivante. A ma grande surprise, les gens aiment bien. Je l'ai, avec une imagination incroyable, appelée "BD bâtons" et on peut suivre ça sur la page facebook appelée, devinez comment, lecteurs, lecteuses... "BD bâtons"... Heeee oui!! Et... -Ah non, pas de nouveau tiret, c'est tout!
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