1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Philippe Goaz, 49 ans,marié, père de 3 enfants
.J'habite en région parisienne à Champigny sur marne.Je suis fou de BD, et de musique, le jazz notamment.
2- Comment es-tu arrivé à l'écriture ?
Je suis tout d'abord un gros lecteur d'imaginaire en tout genre. Tout ça depuis qu'un jour, à 17 ans quelqu'un m'a mis entre les mains Le Seigneur des Anneaux. Ce fut une claque monumentale.
Longtemps rôliste, pour moi puis, par la suite, pour mes enfants, j'avais écrit quelques scénarios pour mon usage personnel et pour amuser les gosses. Un jour j'ai eu envie de passer le cap et de raconter la vie d'aventuriers mais dans un style assez délirant.je me suis lancé en 2005, sur mon blog, dans l'écriture des aventures de Zordar, un guerrier un peu barjot. Je m'y suis consacré 4 ans et , par la suite, j'ai décidé de répondre à quelques AT, la plupart du temps dans des textes de fantasy humoristiques.
3- Tu écris beaucoup de fantasy humoristique.As tu pour intention de devenir le Pratchett français ?
Houlà ! Ce serait bien prétentieux tellement Pratchett est un géant de la fantasy. A mon modeste niveau j'essaie de faire rire sans tomber dans le graveleux. Ce qui n'est pas toujours évident. Mais , le fait que j'ai été publié quelques fois dans des fanzines (AOC) ou des webzines (Les Mots Rêveurs, Outremonde) m'encourage à persévérer. Dans le domaine de la fantasy humoristique je conseille d'ailleurs vivement la lecture de la trilogie Alamander d'Alexis Flamand.
4- Quels sont tes projets littéraires ?
J'ai quelques nouvelles pratiquement terminées mais pas de roman, trop de boulot ! Je ne désespère pas d'être publié un jour dans une anthologie papier. Et puis, je caresse l'espoir, un jour, de publier les aventures complètes de Zordar, le guerrier impulsif ...
vendredi 4 mai 2012
Les espoirs de l'imaginaire : Meddy Ligner
1- Peux - tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Meddy Ligner, j'ai 37 ans, je vis à Poitiers avec ma femme et mes deux enfants. J'enseigne l'histoire-géographie et le français en lycée (professionnel et général). Je suis un fan de sport, notamment de rugby et de baseball (que je pratique en club). J'adore voyager, lire, écouter de la bonne musique...comme tout le monde, en somme...
2 - Comment es tu venu à l'écriture ?
L'imaginaire (SF, fantastique...) m'a toujours fasciné. Petit, je téléphonais à l'émission "La Une est à vous" où on pouvait choisir son programme : moi, je votais toujours pour la Quatrième Dimension ! Je dévorais les films liés à ce genre...et je suis venu naturellement à l'écriture qui laisse une grande liberté et qui peut se faire seul, sans dépendre de personne...
3 - Tu as vu plusieurs de tes nouvelles traduites en anglais alors que tu écris depuis peu. Comment est ce arrivé ?
J'écris depuis 1999 mais mes premières publications dates de 2006. J'ai toujours été attiré par l'étranger (j'y ai vécu et travaillé : en Russie, Chine et Finlande). C'était donc normal pour moi de chercher à exporter mon travail. Je bosse mon anglais et multiplie les contacts. Ca m'a permis d'être traduit en anglais mais aussi en polonais et en finnois !
4 - Tu as en projet un roman de fantasy historique. Peux tu nous en parler ? Il s'agit d'une saga d'aventure qui se déroule dans un monde uchroique où les Mongols dominent l'Eurasie. Dans cet univers, les chamans et les gitans peuvent prédire l'avenir. Nous suivrons les traces de deux religieuses dans une quête très spéciale...
5 - Quels sont tes autres projets littéraires ? J'ai deux projets d'albums pour enfants avec des illustrateurs. Je travaille aussi sur un ouvrage journalistique en relation avec le sport.
Je m'appelle Meddy Ligner, j'ai 37 ans, je vis à Poitiers avec ma femme et mes deux enfants. J'enseigne l'histoire-géographie et le français en lycée (professionnel et général). Je suis un fan de sport, notamment de rugby et de baseball (que je pratique en club). J'adore voyager, lire, écouter de la bonne musique...comme tout le monde, en somme...
2 - Comment es tu venu à l'écriture ?
L'imaginaire (SF, fantastique...) m'a toujours fasciné. Petit, je téléphonais à l'émission "La Une est à vous" où on pouvait choisir son programme : moi, je votais toujours pour la Quatrième Dimension ! Je dévorais les films liés à ce genre...et je suis venu naturellement à l'écriture qui laisse une grande liberté et qui peut se faire seul, sans dépendre de personne...
3 - Tu as vu plusieurs de tes nouvelles traduites en anglais alors que tu écris depuis peu. Comment est ce arrivé ?
J'écris depuis 1999 mais mes premières publications dates de 2006. J'ai toujours été attiré par l'étranger (j'y ai vécu et travaillé : en Russie, Chine et Finlande). C'était donc normal pour moi de chercher à exporter mon travail. Je bosse mon anglais et multiplie les contacts. Ca m'a permis d'être traduit en anglais mais aussi en polonais et en finnois !
4 - Tu as en projet un roman de fantasy historique. Peux tu nous en parler ? Il s'agit d'une saga d'aventure qui se déroule dans un monde uchroique où les Mongols dominent l'Eurasie. Dans cet univers, les chamans et les gitans peuvent prédire l'avenir. Nous suivrons les traces de deux religieuses dans une quête très spéciale...
5 - Quels sont tes autres projets littéraires ? J'ai deux projets d'albums pour enfants avec des illustrateurs. Je travaille aussi sur un ouvrage journalistique en relation avec le sport.
mardi 17 avril 2012
Les espoirs de l'imaginaire : Romain Dhuissier
> 1- Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Romain d'Huissier, je suis un auteur issu du milieu du jeu de rôle où j'ai laissé mon empreinte sur quelques gammes (Qin, Devâstra, Luchadores, la Brigade chimérique). Depuis peu, je m'essaie à l'édition plus littéraire en répondant à divers appels à textes et en proposant des romans aux éditeurs.
2 - Tu viens du jeu de rôle. Qu'est ce qui t'a donné envie de passer à
la littérature ?
En fait, ça a toujours été mon envie - depuis que je suis tout gosse, je me rêve écrivain.
J'ai eu l'opportunité d'écrire dans le milieu du jeu de rôle et du coup, je pense m'être un peu laissé "enfermer" dedans. C'était confortable, j'avais toujours un projet ou un autre et du coup, j'ai mis en sommeil mes autres ambitions - sans doute aussi par peur de recommencer à zéro dans un nouveau domaine. Attention, je ne regrette rien et j'espère continuer à garder un pied dans le jeu de rôle - loisir que j'adore ! Mais maintenant que je pense avoir l'expérience et la confiance nécessaire, je tente l'écriture romanesque et on va bien voir ce que ça donnera.
3 - Tu as dirigé une anthologie consacré aux super héros et tu vas
sous peu publier un roman sur le même thème. Tu as collaboré à la
rédaction de plusieurs JDR sur le sujet. Qu'est ce qui t'attire dans
les surhommes justiciers ?
J'ai grandi avec, tout simplement.
Ma première lecture fut le Special Strange mettant en scène la mort du Phénix noir : ça marque un enfant ! Il y a toujours eu des Strange, des Nova et des Titan chez moi et là où beaucoup ont grandi avec le Seigneur des Anneaux ou les Livres dont vous êtes le héros, moi c'était les exploits des super-héros qui ont bercé mon adolescence. Une passion que je n'ai jamais reniée !
4 -En bon amateur de comics, le scénario de BD t'attire t- il ?
Oh oui, c'est aussi un rêve.
Pas forcément de la BD de super-héros - même si la voie ouverte par Serge Lehman avec la Brigade chimérique et Masqué donne de l'espoir dans ce genre -, mais j'aimerai un jour m'essayer à cet exercice. Cela dit, il paraît que le marché de la BD est encore plus engorgé que celui de l'édition littéraire donc je ne me berce pas trop d'illusions. Mais si j'ai l'opportunité un jour...
5 Tu va aussi publier une série de fascicules de fantasy historique sur
la chevalerie chinoise au Carnoplaste. Peux tu nous présenter ce
projet ?
Alors ce n'est pas réellement de la fantasy, mais tout simplement un hommage à la littérature de chevalerie chinoise. Si certes la magie peut y avoir sa place et que les exploits des héros y sont plus grands que nature, c'est plus de la mythologie populaire que de la fantasy strico sensu.
Pour en revenir à ces fascicules, il s'agit des Chroniques du Jiang hu : une série de récits prenant place dans la Chine du monde des arts martiaux - à la manière des films de la Shaw Bros par exemple. Le premier sort en avril / mai et a pour titre la Rédemption du Phénix : c'est une histoire purement dans l'esprit des romans classiques chinois, avec force combats, techniques secrètes et tragédies déchirantes.
6 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Dans l'immédiat, j'espère voir un bon accueil pour la Rédemption du Phénix et mon roman de super-héros chez Rivière blanche (qui se nomme Hexagon : Matière noire). J'ai également une nouvelle qui va faire partie du recueil U-Chroniques, édité par l'association ImaJn'ère à l'occasion de leur salon en juin. Je compte continuer à écrire quelques Chroniques du Jiang hu si le lectorat et l'éditeur suivent et il n'est pas impossible que Rivière blanche soit preneur de la suite des aventures de mes super-héros !
Sinon, j'ai tracé le plan d'un roman de fantasy hindouisante. Sans doute mon prochain gros projet.
Je m'appelle Romain d'Huissier, je suis un auteur issu du milieu du jeu de rôle où j'ai laissé mon empreinte sur quelques gammes (Qin, Devâstra, Luchadores, la Brigade chimérique). Depuis peu, je m'essaie à l'édition plus littéraire en répondant à divers appels à textes et en proposant des romans aux éditeurs.
2 - Tu viens du jeu de rôle. Qu'est ce qui t'a donné envie de passer à
la littérature ?
En fait, ça a toujours été mon envie - depuis que je suis tout gosse, je me rêve écrivain.
J'ai eu l'opportunité d'écrire dans le milieu du jeu de rôle et du coup, je pense m'être un peu laissé "enfermer" dedans. C'était confortable, j'avais toujours un projet ou un autre et du coup, j'ai mis en sommeil mes autres ambitions - sans doute aussi par peur de recommencer à zéro dans un nouveau domaine. Attention, je ne regrette rien et j'espère continuer à garder un pied dans le jeu de rôle - loisir que j'adore ! Mais maintenant que je pense avoir l'expérience et la confiance nécessaire, je tente l'écriture romanesque et on va bien voir ce que ça donnera.
3 - Tu as dirigé une anthologie consacré aux super héros et tu vas
sous peu publier un roman sur le même thème. Tu as collaboré à la
rédaction de plusieurs JDR sur le sujet. Qu'est ce qui t'attire dans
les surhommes justiciers ?
J'ai grandi avec, tout simplement.
Ma première lecture fut le Special Strange mettant en scène la mort du Phénix noir : ça marque un enfant ! Il y a toujours eu des Strange, des Nova et des Titan chez moi et là où beaucoup ont grandi avec le Seigneur des Anneaux ou les Livres dont vous êtes le héros, moi c'était les exploits des super-héros qui ont bercé mon adolescence. Une passion que je n'ai jamais reniée !
4 -En bon amateur de comics, le scénario de BD t'attire t- il ?
Oh oui, c'est aussi un rêve.
Pas forcément de la BD de super-héros - même si la voie ouverte par Serge Lehman avec la Brigade chimérique et Masqué donne de l'espoir dans ce genre -, mais j'aimerai un jour m'essayer à cet exercice. Cela dit, il paraît que le marché de la BD est encore plus engorgé que celui de l'édition littéraire donc je ne me berce pas trop d'illusions. Mais si j'ai l'opportunité un jour...
5 Tu va aussi publier une série de fascicules de fantasy historique sur
la chevalerie chinoise au Carnoplaste. Peux tu nous présenter ce
projet ?
Alors ce n'est pas réellement de la fantasy, mais tout simplement un hommage à la littérature de chevalerie chinoise. Si certes la magie peut y avoir sa place et que les exploits des héros y sont plus grands que nature, c'est plus de la mythologie populaire que de la fantasy strico sensu.
Pour en revenir à ces fascicules, il s'agit des Chroniques du Jiang hu : une série de récits prenant place dans la Chine du monde des arts martiaux - à la manière des films de la Shaw Bros par exemple. Le premier sort en avril / mai et a pour titre la Rédemption du Phénix : c'est une histoire purement dans l'esprit des romans classiques chinois, avec force combats, techniques secrètes et tragédies déchirantes.
6 Quels sont tes autres projets littéraires ?
Dans l'immédiat, j'espère voir un bon accueil pour la Rédemption du Phénix et mon roman de super-héros chez Rivière blanche (qui se nomme Hexagon : Matière noire). J'ai également une nouvelle qui va faire partie du recueil U-Chroniques, édité par l'association ImaJn'ère à l'occasion de leur salon en juin. Je compte continuer à écrire quelques Chroniques du Jiang hu si le lectorat et l'éditeur suivent et il n'est pas impossible que Rivière blanche soit preneur de la suite des aventures de mes super-héros !
Sinon, j'ai tracé le plan d'un roman de fantasy hindouisante. Sans doute mon prochain gros projet.
lundi 16 avril 2012
Les héritiers de Métal Hurlant
J'ai déjà eu l'occasion ici même d'évoquer Métal Hurlant, cette revue qui avait vraiment ancré l'imaginaire en France. L'esprit de Métal Hurlant ce n'était pas seulement le sexe, la violence et les psychotropes, ce que malheureusement beaucoup de gens ont retenu. Il y avait aussi autre chose. Un état d'esprit qui arrivait à concilier réalisme politique et imaginaire débridé, contestation et humanisme, violence et poésie, mysticisme et rationalité... C'est aussi les premiers à avoir considéré la SF et la fantasy en tant que subculture. Pour eux BD, littérature et cinéma formait un même continuum auquel on rajoutait même le rock'n roll. Bref on était dans une culture du ET qui tournait le dos à une culture du OU exclusif.
Très tôt Métal a eu des héritiers dans la littérature de science fiction française. Dans les années 80 ce furent Jean Marc Ligny, Richard Canal, Roland C Wagner et même étonnamment Jean Claude Dunyach ( que l'on pense à la poésie baroque du Jeu des Sabliers ou à la démesure du cycle des Animaux Villes). Dans les années 90 ce furent pour des raisons différentes Ayerdahl ( qui a concilié le réalisme politique et les formes les plus populaires de la SF) et Pierre Bordage ( et son humanisme mystique). Mais on le trouve aussi chez certains auteurs de fantasy ( Mathieu Gaborit et Nicolas Cluzeau sont les premiers noms qui viennent à l'esprit). On aurait pu croire que les années 2000 allait s'éloigner de cet esprit là. Si ça a été le cas pendant la majorité de la période où les acteurs du fandom essayaient de se concilier les grâces du postmodernisme, il faut bien reconnaître que l'on trouve un peu de ça chez certains auteurs jeunes ou moins jeunes de la génération montante. Au premier rang desquels se trouve Anthony Boulanger chez lequel on sent la volonté de concilier des valeurs qui ne sont pas forcément faîtes pour se rencontrer. Je pense qu'Anthony a tout pour s'ériger en leader éditorial de cette nouvelle génération d'auteurs. D'autant qu'il a un atout non négligeable : la jeunesse.
Très tôt Métal a eu des héritiers dans la littérature de science fiction française. Dans les années 80 ce furent Jean Marc Ligny, Richard Canal, Roland C Wagner et même étonnamment Jean Claude Dunyach ( que l'on pense à la poésie baroque du Jeu des Sabliers ou à la démesure du cycle des Animaux Villes). Dans les années 90 ce furent pour des raisons différentes Ayerdahl ( qui a concilié le réalisme politique et les formes les plus populaires de la SF) et Pierre Bordage ( et son humanisme mystique). Mais on le trouve aussi chez certains auteurs de fantasy ( Mathieu Gaborit et Nicolas Cluzeau sont les premiers noms qui viennent à l'esprit). On aurait pu croire que les années 2000 allait s'éloigner de cet esprit là. Si ça a été le cas pendant la majorité de la période où les acteurs du fandom essayaient de se concilier les grâces du postmodernisme, il faut bien reconnaître que l'on trouve un peu de ça chez certains auteurs jeunes ou moins jeunes de la génération montante. Au premier rang desquels se trouve Anthony Boulanger chez lequel on sent la volonté de concilier des valeurs qui ne sont pas forcément faîtes pour se rencontrer. Je pense qu'Anthony a tout pour s'ériger en leader éditorial de cette nouvelle génération d'auteurs. D'autant qu'il a un atout non négligeable : la jeunesse.
samedi 17 mars 2012
Pour une reconnaissance de la culture de l'imaginaire
Dans les années 80, le ministère de la culture aidé par les collectivités développait un réseau d'espaces ressources pour rapprocher le grand public de l'art contemporain. Ce réseau s'est développé depuis et comprend de nombreuses structures ( centre d'art, FRAC, musée....). Pourquoi ne pourrait on pas créer des espaces ressources pour promouvoir la culture de l'imaginaire. Des lieux où l'imaginaire serait présent sur tous les supports. Où l'on organiserait des expositions, des projections, des ateliers d'écriture, des lectures... Où l'on profiterait de certaines manifestations culturelles locales pour bâtir des collaborations. Où l'on pourrait accueillir des classes et proposer des animations pour enfants... J'en passe et des meilleures...
Si j'évoquait l'art contemporain plus haut, c'est que le problème de la sensibilisation à la culture de l'imaginaire a un point commun avec justement la valorisation de l'art contemporain : dans les deux cas il y a un code à s'approprier. Et pour banaliser une forme de culture importante de notre temps, l'on a besoin qu'un majorité d'individus s'approprient le code. D'où le développement de lieux ressources qui permettront d'éduquer à cette culture.
Si j'évoquait l'art contemporain plus haut, c'est que le problème de la sensibilisation à la culture de l'imaginaire a un point commun avec justement la valorisation de l'art contemporain : dans les deux cas il y a un code à s'approprier. Et pour banaliser une forme de culture importante de notre temps, l'on a besoin qu'un majorité d'individus s'approprient le code. D'où le développement de lieux ressources qui permettront d'éduquer à cette culture.
mardi 21 février 2012
Hollywood et la SF
Non, je ne vais pas parler ici du cinéma de science fiction ou même du cinéma de l'imaginaire en général, mais bien de l'influence que peut avoir Hollywood sur le monde de l'édition de l'imaginaire. Aujourd'hui la forme hollywoodienne du récit c'est le thriller. Ce qui explique que la SF américaine propose plutôt des technothrillers, des dystopies, des thrillers du futur proche. La même cause explique sans doute aussi la montée de la fantasy urbaine en fantasy. Le public américains a l'habitude du thriller, c'est pour lui une forme familière. Le thriller peut intéresser le grand public, y compris celui qui n'a aucun pied dans la subculture de l'imaginaire.
Des années 50 aux années 70, le langage hollywoodien c'était plutôt l'aventure. Ce qui explique que l'on ait eu Star Wars, Mad Max, et en fantasy des films comme Willow, Dark Crystal ou Krull. C'est aussi la prédominance de cette forme aventure qui va influencer les séries spatiales américaines jusqu'à la fin des années 90. Le thriller commence à devenir le langage hollywoodien à la fin des années 80, je dirais où l'on commence à voir apparaître des adaptations des romans de Michael Crichton. Ca explique le changement de langage des littératures de l'imaginaire. Le thriller étant la forme populaire du récit. Cela explique pourquoi l'on publie moins de space opera ou de planet opera aux USA aujourd'hui par exemple.
Des années 50 aux années 70, le langage hollywoodien c'était plutôt l'aventure. Ce qui explique que l'on ait eu Star Wars, Mad Max, et en fantasy des films comme Willow, Dark Crystal ou Krull. C'est aussi la prédominance de cette forme aventure qui va influencer les séries spatiales américaines jusqu'à la fin des années 90. Le thriller commence à devenir le langage hollywoodien à la fin des années 80, je dirais où l'on commence à voir apparaître des adaptations des romans de Michael Crichton. Ca explique le changement de langage des littératures de l'imaginaire. Le thriller étant la forme populaire du récit. Cela explique pourquoi l'on publie moins de space opera ou de planet opera aux USA aujourd'hui par exemple.
lundi 6 février 2012
Les licences, la SF populaire et le reste
J'aurais très bien pu répondre à Florent dans les commentaires. Mais ses remarques valent qu'on s'y attache.
- Oui, je persiste et signe les oeuvres à licence posent problème. Tout d'abord la plupart du public de Star Wars ou de WH 40K font parti d'un public captif. Si les amateurs de tels univers sont véritablement un public potentiel il faut dialoguer avec eux et publier des oeuvre susceptibles de leur plaire. Pour moi les licences c'est un appauvrissement du genre. Et pour dire à des gens qui aiment l'univers WH 40K juste parce qu'ils en aiment l'ambiance que le Neuvième Cercle de Jean Christophe Chaumette ça risque d'être aussi leur came, il faut un bon libraire. Les licences ont carrément tué la SF d'exploitation. Surtout Star Wars. Aux USA on ose plus trop sortir de grand space opera populaire à souffle épique. Les seules oeuvres de SF populaire sont des romans de SF militaristes pas très intéressants à mon avis. Il y en a plus chez les Anglais. J'ai vu sur un forum américain des participants dire qu'ils trouvaient dans les romans Star WArs ce qu'il ne trouvait plus dans certains romans originaux : une SF populaire épique et divertissante un peu fun. Bref les licences ont finalement fait plus de mal que de bien.
- La SF d'exploitation. Je suis d'accord avec Florent au niveau des traductions. Il n'y a aucun intérêt à traduire des oeuvres d'exploitation ( ou si on le fait ça a intérêt à quand même être un dessus du panier). Il fut un temps où la SF d'exploitation en France était la chasse gardée de Fleuve Noir Anticipation. Il faut bien reconnaître qu'il n'y avait guère plus d'un tiers de bonnes choses, un tiers de moyen et un tiers de carrément mauvais. Le problème de cette collection c'est que jusqu'à l'arrivée de Nicole Hibert en 1988 on s'est guère occupé de travail éditorial. Et ça, s'en ressentait. L'autre problème c'était le formatage et les sacro saintes 180 pages. FNA ne publiait que des auteurs français. On ne traduisait que très peu d'auteurs anglosaxons d'exploitation ( J'ai lu le faisait un peu, et la collection Galaxie Bis de Opta aussi mais c'était le top du top de la SF d'exploitation). Les éditeurs ont eu un peu moins de scrupule pour la fantasy et c'est bien dommage. Quand on voit la médiocrité qu'est Goodkind on se dit qu'un peu de scrupules n'aurait pas fait de mal et que publier de la fantasy française d'exploitation à la place aurait sans doute été un moindre mal.
- Oui, je persiste et signe les oeuvres à licence posent problème. Tout d'abord la plupart du public de Star Wars ou de WH 40K font parti d'un public captif. Si les amateurs de tels univers sont véritablement un public potentiel il faut dialoguer avec eux et publier des oeuvre susceptibles de leur plaire. Pour moi les licences c'est un appauvrissement du genre. Et pour dire à des gens qui aiment l'univers WH 40K juste parce qu'ils en aiment l'ambiance que le Neuvième Cercle de Jean Christophe Chaumette ça risque d'être aussi leur came, il faut un bon libraire. Les licences ont carrément tué la SF d'exploitation. Surtout Star Wars. Aux USA on ose plus trop sortir de grand space opera populaire à souffle épique. Les seules oeuvres de SF populaire sont des romans de SF militaristes pas très intéressants à mon avis. Il y en a plus chez les Anglais. J'ai vu sur un forum américain des participants dire qu'ils trouvaient dans les romans Star WArs ce qu'il ne trouvait plus dans certains romans originaux : une SF populaire épique et divertissante un peu fun. Bref les licences ont finalement fait plus de mal que de bien.
- La SF d'exploitation. Je suis d'accord avec Florent au niveau des traductions. Il n'y a aucun intérêt à traduire des oeuvres d'exploitation ( ou si on le fait ça a intérêt à quand même être un dessus du panier). Il fut un temps où la SF d'exploitation en France était la chasse gardée de Fleuve Noir Anticipation. Il faut bien reconnaître qu'il n'y avait guère plus d'un tiers de bonnes choses, un tiers de moyen et un tiers de carrément mauvais. Le problème de cette collection c'est que jusqu'à l'arrivée de Nicole Hibert en 1988 on s'est guère occupé de travail éditorial. Et ça, s'en ressentait. L'autre problème c'était le formatage et les sacro saintes 180 pages. FNA ne publiait que des auteurs français. On ne traduisait que très peu d'auteurs anglosaxons d'exploitation ( J'ai lu le faisait un peu, et la collection Galaxie Bis de Opta aussi mais c'était le top du top de la SF d'exploitation). Les éditeurs ont eu un peu moins de scrupule pour la fantasy et c'est bien dommage. Quand on voit la médiocrité qu'est Goodkind on se dit qu'un peu de scrupules n'aurait pas fait de mal et que publier de la fantasy française d'exploitation à la place aurait sans doute été un moindre mal.
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