Il y a actuellement une tendance qui fait du bien dans la SF contemporaine. Si pendant longtemps on a privilégié la dénonciation des problèmes, aujourd'hui il est une génération d'auteurs qui tend à vouloir positiver. On se souvient de la parution en 2010 de l'anthologie Shine qui essayait de promouvoir des textes optimistes parlant du futur proche. Mais il y a pas mals d'anthologies qui veulent justement diffuser un message positif et optimiste. La dernière en date est the half side of the sky une anthologie de space opera dont le but est de montrer une image positive et valorisante de la femme.
En France ça bouge aussi. Laurent Gidon vient de rendre public son anthologie Contrepoint qui présente des récits de SF et de fantasy non violents. Et le club Présence d'Esprit a lancé un appel à texte pour des récits de SF optimistes qui seront publiés dans un numéro spécial de AOC. Bref on respire un nouvel air et la SF comme la fantasy sont capables de montrer le verre à moitié plein alors qu'on a longtemps montré le verre à moitié vide. Il faudra surveiller de prêt cette tendance et voir si elle se traduit sur des textes plus longs.
mardi 11 septembre 2012
dimanche 2 septembre 2012
British Paradox
Pourquoi sort - il plus de science fiction en Grande Bretagne qu'aux USA ? Et bien parce qu'encore une fois la pop culture britannique a créé une franchise de SF jubilatoire du nom de Doctor Who. Et la relance de cette série en 2005 / 2006 a donné envie à des Britanniques de lire de la SF ou d'en relire. Encore une fois on se rend compte que la pop culture est un levier qui peut soulever des montagnes. La SF américaine est à la traîne parce qu'elle n'a pas su engendrer une envie grâce à la pop culture. Il n'y a pas eu de série de SF importante depuis l'arrêt de Farscape. Battlestar Galactica avec son approche post moderne ne pouvait en aucun cas jouer ce rôle.
D'ailleurs que l'on se souvienne bien, après la crise de la SF des années 80 en France, le nouveau public était arrivé à la SF grâce aux dessins animés japonais et à la fantasy par le jeu de rôle. La littérature de SF doit se rapprocher de la pop culture et créer des complémentarité avec elle sinon elle est condamné à végéter.
D'ailleurs que l'on se souvienne bien, après la crise de la SF des années 80 en France, le nouveau public était arrivé à la SF grâce aux dessins animés japonais et à la fantasy par le jeu de rôle. La littérature de SF doit se rapprocher de la pop culture et créer des complémentarité avec elle sinon elle est condamné à végéter.
samedi 25 août 2012
La science fantasy : tendance probable ?
Il y a environ 10 ans le critique américain Gabe Chouinard annonçait que la science fantasy était probablement la voie royale que devait suivre la SF. Avait - il raison trop tôt ? Regardons si la pop culture s'intéressait à la science fantasy.
- Jeu vidéo : la majorité des RPG japonais à commencer pas la série des Final Fantasy explorent des univers de science fantasy.
- Jeu de rôle : bon nombre de jdr de SF publié dans les années 90 touchaient plus à la science fantasy qu'à la SF la plus spéculative. Et notamment, nous pouvons signaler Fading Suns qui a eu un petit succès à l'époque mais nous trouvions aussi Dragonstar ou Alternity.
- Comics : L'éditeur Crossgen avait conçu un multivers dont bon nombre des déclinaisons tournaient autour de mondes de science fantasy allant du steampunk ( Mystic ) à la space fantasy ( Sigil) en passant par de la romance planétaire ( Scion ou Meridian). Top Cow avait également publié Soul Saga, un comic book à l'ambiance proche de certains RPG japonais avec bateaux volants et d'autres choses du même genre.
- Ciné et TV : Nous étions à l'apogée de la franchise Star Wars. Et la télévision voyait apparaître une autre franchise de science fantasy spatiale : Farscape.
Donc il y avait une certaine attente pour ce type de récit façonnée par la pop culture de l'époque. Il y a une véritable occasion perdue. Reste à savoir qui cette non tendance fut le fait des auteurs ou des éditeurs. C'est probablement un peu des deux. Mais je pense que les éditeurs anglosaxons portent une grande partie de la faute sur leurs épaules. Chouinard avaient réussi à réunir quelques auteurs autour de lui, notamment Jeff Vandermeer et Richard Calder pour les plus connus mais de jeunes nouvellistes le soutenaient aussi. On aurait sans doute pu trouver quelques auteurs brillants. D'autant plus que certaines auteurs des Del Rey Discoveries comme Delia Marshall Turner ou Katie Waitman en écrivait avant de se faire lâcher par l'éditeur américain. Donc les éditeurs américains ont préféré pousser la tendance post moderne qui convenait mieux à un certain noyau dur de lecteurs et également publier massivement de l'Urban fantasy plus facilement vendable aux ménagères qui fréquentent les Wall Mart.
Mais il se trouve que la science fantasy, sortie jadis par la porte revient par la fenêtre. Quelques auteurs francs tireurs se sont fait remarquer : Nnedi Okorafor, Kameron Hurley ou Joanne Anderton. Mais la pop culture frémit également. On compte plusieurs projets de JDR en souscription qui entrent totalement dans ce cadre dont deux projets français ( Dernier Bastion et Vivere ). Pas encore de frémissement dans le monde des comics par contre la BD franco belge est très présente avec notamment plusieurs bd de chez Soleil. Bref ça semble repartir avec une nouvelle relance pour ce style de science fiction pour notre plus grand bonheur.
- Jeu vidéo : la majorité des RPG japonais à commencer pas la série des Final Fantasy explorent des univers de science fantasy.
- Jeu de rôle : bon nombre de jdr de SF publié dans les années 90 touchaient plus à la science fantasy qu'à la SF la plus spéculative. Et notamment, nous pouvons signaler Fading Suns qui a eu un petit succès à l'époque mais nous trouvions aussi Dragonstar ou Alternity.
- Comics : L'éditeur Crossgen avait conçu un multivers dont bon nombre des déclinaisons tournaient autour de mondes de science fantasy allant du steampunk ( Mystic ) à la space fantasy ( Sigil) en passant par de la romance planétaire ( Scion ou Meridian). Top Cow avait également publié Soul Saga, un comic book à l'ambiance proche de certains RPG japonais avec bateaux volants et d'autres choses du même genre.
- Ciné et TV : Nous étions à l'apogée de la franchise Star Wars. Et la télévision voyait apparaître une autre franchise de science fantasy spatiale : Farscape.
Donc il y avait une certaine attente pour ce type de récit façonnée par la pop culture de l'époque. Il y a une véritable occasion perdue. Reste à savoir qui cette non tendance fut le fait des auteurs ou des éditeurs. C'est probablement un peu des deux. Mais je pense que les éditeurs anglosaxons portent une grande partie de la faute sur leurs épaules. Chouinard avaient réussi à réunir quelques auteurs autour de lui, notamment Jeff Vandermeer et Richard Calder pour les plus connus mais de jeunes nouvellistes le soutenaient aussi. On aurait sans doute pu trouver quelques auteurs brillants. D'autant plus que certaines auteurs des Del Rey Discoveries comme Delia Marshall Turner ou Katie Waitman en écrivait avant de se faire lâcher par l'éditeur américain. Donc les éditeurs américains ont préféré pousser la tendance post moderne qui convenait mieux à un certain noyau dur de lecteurs et également publier massivement de l'Urban fantasy plus facilement vendable aux ménagères qui fréquentent les Wall Mart.
Mais il se trouve que la science fantasy, sortie jadis par la porte revient par la fenêtre. Quelques auteurs francs tireurs se sont fait remarquer : Nnedi Okorafor, Kameron Hurley ou Joanne Anderton. Mais la pop culture frémit également. On compte plusieurs projets de JDR en souscription qui entrent totalement dans ce cadre dont deux projets français ( Dernier Bastion et Vivere ). Pas encore de frémissement dans le monde des comics par contre la BD franco belge est très présente avec notamment plusieurs bd de chez Soleil. Bref ça semble repartir avec une nouvelle relance pour ce style de science fiction pour notre plus grand bonheur.
jeudi 23 août 2012
La prochaine tendance
Comme nous l'avons vu précédemment les tendance ne naissent plus en littérature mais bien dans les autres média. Et le jeu de rôle a eu son rôle à jouer dans les deux précédentes décennies.
- Les années 80 ont vu le développement de l'heroic fantasy autour de Dungeons and Dragons. Et la littérature d'heroic fantasy s'est développé dans les années 90
- Les années 90 ont vu le développement de la fantasy urbaine autour du Monde des Ténèbres qui a annoncé la déferlante bit lit que nous connaissons.
Quelle est la tendance du jeu de rôle fin 2000 / début 2010. Ca semble être le space opera. On voit se développer beaucoup de jdr indépendant allant du nouveau space opera au space op pulp de l'âge d'or en passant par la space fantasy : Transhuman space, Eclipse Phase, Starblazer Adventures, Diaspora, Bulldogs, Star Without Numbers, Ashen Stars, Hellas et j'en oublie certainement. Les grosses licences ne sont pas en reste puisque les séries TV Firefly et Battlestar Galactica ont fait l'objet d'adaptations. Mais la grosse gamme qui sert d'arbre cachant la forêt est celle de Warhammer 40K avec des jdr comme Dark Heresy, Rogue Traders, Deathwatch et Black Crusade. Bref ce foisonnement qui affecte aussi la création française puisque nous avons vu la création de Final Frontier et de Mahamoth et que nous attendons Quantiquité, annonce sans doute une tendance de la culture de l'imaginaire.
Nous avons vu aussi pour la décennie précédente que les comics avaient suivi le JDR dans la chronologie des média. Or Marvel a développé de manière assez ostensible ces séries cosmiques ces dernières années. Elles passent d'ailleurs pour être ce que produit de mieux la maison des idées en ce moment. Le comic book d'auteur n'est pas en reste puisque la série Saga de Brian K Vaughan a décidé d'exploiter le filon d'un space opera relativement adulte.
Mais j'ai peur que ce ne soit pas les ados qui plébicitent Stars Without Numbers ou Starblazer Adventures ou qui dévorent le comic book de Brian K Vaughan. Et que finalement l'histoire peut très bien ne pas se répéter. Aujourd'hui me dira - t - on le media plébiscité par les ados c'est le jeu video. Mais par un coup de bol monstrueux la plus grosse franchise actuelle, c'est Mass Effect. Donc par la même mécanique que pour la fantasy urbaine dans les années 90 ce développement médiatique du space opera est bien en train de créer des désirs d'aventures spatiales chez le lectorat des littératures de l'imaginaire.
- Les années 80 ont vu le développement de l'heroic fantasy autour de Dungeons and Dragons. Et la littérature d'heroic fantasy s'est développé dans les années 90
- Les années 90 ont vu le développement de la fantasy urbaine autour du Monde des Ténèbres qui a annoncé la déferlante bit lit que nous connaissons.
Quelle est la tendance du jeu de rôle fin 2000 / début 2010. Ca semble être le space opera. On voit se développer beaucoup de jdr indépendant allant du nouveau space opera au space op pulp de l'âge d'or en passant par la space fantasy : Transhuman space, Eclipse Phase, Starblazer Adventures, Diaspora, Bulldogs, Star Without Numbers, Ashen Stars, Hellas et j'en oublie certainement. Les grosses licences ne sont pas en reste puisque les séries TV Firefly et Battlestar Galactica ont fait l'objet d'adaptations. Mais la grosse gamme qui sert d'arbre cachant la forêt est celle de Warhammer 40K avec des jdr comme Dark Heresy, Rogue Traders, Deathwatch et Black Crusade. Bref ce foisonnement qui affecte aussi la création française puisque nous avons vu la création de Final Frontier et de Mahamoth et que nous attendons Quantiquité, annonce sans doute une tendance de la culture de l'imaginaire.
Nous avons vu aussi pour la décennie précédente que les comics avaient suivi le JDR dans la chronologie des média. Or Marvel a développé de manière assez ostensible ces séries cosmiques ces dernières années. Elles passent d'ailleurs pour être ce que produit de mieux la maison des idées en ce moment. Le comic book d'auteur n'est pas en reste puisque la série Saga de Brian K Vaughan a décidé d'exploiter le filon d'un space opera relativement adulte.
Mais j'ai peur que ce ne soit pas les ados qui plébicitent Stars Without Numbers ou Starblazer Adventures ou qui dévorent le comic book de Brian K Vaughan. Et que finalement l'histoire peut très bien ne pas se répéter. Aujourd'hui me dira - t - on le media plébiscité par les ados c'est le jeu video. Mais par un coup de bol monstrueux la plus grosse franchise actuelle, c'est Mass Effect. Donc par la même mécanique que pour la fantasy urbaine dans les années 90 ce développement médiatique du space opera est bien en train de créer des désirs d'aventures spatiales chez le lectorat des littératures de l'imaginaire.
mercredi 22 août 2012
Les origines de la bit Lit
Si aujourd'hui la bit lit a un certain succès ce n'est sans doute pas un hasard. Pour comprendre il faut remonter dans les années 90. A cette époque l'éditeur White Wolf sort le jeu de rôle Vampire. La principale conséquence de la sortie de Vampire et du lancement de la gamme du monde des ténèbres à d'ailleurs été la féminisation du marché du jeu de rôle. Suite au succès de cette gamme d'autres jeux vont explorer la voie de la fantasy urbaine ( Witchcraft, Everlasting, Nightbane pour ne citer que les plus connus ).
Dans le même temps le vampire a eu son heure de gloire dans les comics grâce à Marvel qui a lancé toute une série de comics liés aux créatures de la nuit ( Morbius the Vampire et Midhight sons ). Mais l'exploitation de la fantasy urbaine ne s'est pas limité à nos suceurs de sang préférés. Ainsi l'éditeur Top Cow s'est particulièrement illustré dans ce type de récit. Ses titres les plus connus ont été Witchblade et Darkness mais ils ont aussi lancé d'autres séries comme Spirit of Tao, Ascension ou encore la mini série Arcanum. Signalons également un comic indépendant qui a eu un certain succès Aria ( traduit chez nous sous le titre de Magic of Aria ) qui développait une société féérique infiltrée chez les humains.
L'apothéose de la fantasy urbaine est arrivée à la fin de la période avec la série Buffy. Donc comme on le voit les jeunes américains ( et aussi les jeunes américaines ) ont été bercés par la fantasy urbaine durant toutes les années 70. Même les cartoons ont répondu présent avec Gargoyles.
Dans le même temps la fantasy urbaines donnait quelques séries littéraires avec des auteur comme Laurel K Hamilton ou Tanya Huff. Il y a eu une vraie demande pour ce type de récit. A coté d'auteurs ambitieux comme John Butcher on a vu fleurir des romans d'exploitation. C'est un peu la règle quand apparaît un nouveau style de récit. Si au départ ce développement s'est fait au détriment du fantastique horrifique, au milieu des années 2000 il a commencé à prendre de l'espace éditorial sur la SF et la fantasy classique. La forte féminisation du lectorat justifie cette stratégie éditoriale.
Parallèlement le vampire est devenu une icône dotée d'un fort potentiel narratif qui a été utilisé par d'autres genres littéraires et notamment la romance. Le vampire est considéré comme une figure passionnelle et érotique depuis le 19éme siècle. Les éditeurs de romance ont décidé de profiter de la vogue de la fantasy urbaine pour créer une nouvelle forme de romance : la paranormal romance. Et cette paranormal romance est devenu un point d'entrée dans les littératures de l'imaginaire pour de nombreuses lectrices. La bit lit constituerait donc une littérature de transition vers d'autres formes de fantasy. Mais je suis tout de même dubitatif sur cette stratégie éditoriale.
lundi 6 août 2012
In memoriam Roland C Wagner
Roland C Wagner nous a quitté hier soir victime d'un accident de la route. Roland était un être rare. Je ne l'avait rencontré longuement qu'à deux reprises mais j'avais pu apprécier sa prose. Roland était l'un des rares auteurs français de sa génération à avoir une vision optimiste du monde. Bien sûr il était critique sur notre société comme il se doit à auteur de SF. Mais il avait choisi de regarder la coupe à moitié pleine plutôt que la coupe à moitié vide. Rien pour ça c'était une voix originale qui s'est éteinte.
Roland était aussi l'un des meilleurs historiens de la SF française. Et là aussi, il avait une vision de l'histoire du genre qui était volontiers iconoclaste qui va nous manquer.
C'était en plus un homme charmant accessible qui aimait discuter avec ses lecteurs.
Roland tu va manquer. Tu étais un grand bonhomme.
Cet hommage paraît bien prosaïque par rapport à cet immense perte mais les mots me manquent.
Roland était aussi l'un des meilleurs historiens de la SF française. Et là aussi, il avait une vision de l'histoire du genre qui était volontiers iconoclaste qui va nous manquer.
C'était en plus un homme charmant accessible qui aimait discuter avec ses lecteurs.
Roland tu va manquer. Tu étais un grand bonhomme.
Cet hommage paraît bien prosaïque par rapport à cet immense perte mais les mots me manquent.
lundi 23 juillet 2012
Imaginaire et mythologie
Et si la mythologie était l'avenir des littératures de l'imaginaire ? Cette proposition peut paraître présomptueuse. Mais il y a quelques semaines se tenait à Paris un colloque sur les relations entre la culture antique et la fantasy et la SF. Il en ressortait que selon une intervenante les auteurs de SF et de fantasy d'aujourd'hui n'avait pas d'autre démarche que celle des auteurs antiques. Et l'on sait très bien que Pierre Bordage revendique très haut la mythologie comme sa principale source d'inspiration. Anthony Boulanger construit un univers de SF centré sur une cosmogonie étrange où " tout est oiseau". Nathalie Dau va publier prochainement un roman de fantasy situé dans un univers qu'elle construit patiemment depuis des années et elle se réclame justement de l'influence mythologique. Aux USA la présence de la mythologie est très présente dans les nouvelles de Yoon Ha Lee par exemple.
Ce retours vers des sources mythologiques n'est pas fortuit. Déjà en inscrivant les littératures de l'imaginaire dans la filiation des mythes du passé, il contribue à démontrer que ce sont des littératures aussi légitime que d'autres. Et donc c'est déjà beaucoup. C'est à mon avis cet aspect là de nos littérature de prédilection que nous devrions mettre en avant au lieu de faire des complexes d'infériorité vis à vis de la Blanche. Nous n'en avons pas besoin puisque si nous construisons de nouvelles mythologie nous sommes légitime.
Ce retours vers des sources mythologiques n'est pas fortuit. Déjà en inscrivant les littératures de l'imaginaire dans la filiation des mythes du passé, il contribue à démontrer que ce sont des littératures aussi légitime que d'autres. Et donc c'est déjà beaucoup. C'est à mon avis cet aspect là de nos littérature de prédilection que nous devrions mettre en avant au lieu de faire des complexes d'infériorité vis à vis de la Blanche. Nous n'en avons pas besoin puisque si nous construisons de nouvelles mythologie nous sommes légitime.
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